Editions XO

L'Or sous la neige

  • • Roman français
  • • Parution : 22 avril 2004
  • • 400 pages
  • • Format : 153 x 240 mm
  • • Prix : 21,90 euros
  • • ISBN : 9782845631021
  • • 16 pages couleur
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Traduit en 2 langues
  • Présentation

    En Alaska, la folie de la ruée vers l’or.

    1897. Matt, un jeune paysan amé­ri­cain au carac­tère décidé, fuit la ferme fami­liale pour vivre l’aven­ture. Embauché sur un quai de San Francisco par deux hommes aux airs de cons­pi­ra­teurs, il embar­que sur un vapeur, direc­tion le nord. Là il apprend le but de leur expé­di­tion : le Klondike, une rivière inconnue d’Alaska qui sera bien­tôt l’objet de tous les fan­tas­mes. On y a trouvé de l’or, beau­coup d’or. Les pre­miers arri­vés seront les pre­miers servis.

    Happé lui aussi par la folie de l’or, Matt affronte les mon­ta­gnes hos­ti­les et les riviè­res déchaî­nées, pour rejoin­dre le Klondike.

    Peu à peu, le jeune homme est conquis par le Grand Nord, qu’il appri­voise au gré de ses erreurs. Il ne peut cepen­dant s’empê­cher de reve­nir vers la ville, et sur­tout vers la belle Marie qui trône dans les saloons où elle se donne aux plus riches des cher­cheurs d’or. Lorsque le ter­ri­ble hiver s’annonce, tandis que les autres conti­nuent à cher­cher for­tune, lui décide de s’enfon­cer plus pro­fon­dé­ment dans ce pays sau­vage. Initié par un vieux trap­peur, il apprend à chas­ser pour se nour­rir, à conduire des chiens de traî­neau, à dia­lo­guer avec les ter­ri­toi­res qu’il décou­vre. Pourtant le jour appro­che où Matt devra choi­sir entre l’or et ce pays sublime, qu’habite une jeune Indienne mys­té­rieuse.

    L’Or sous la neige est né d’une his­toire vraie : la ruée vers l’or du Klondike, cette odys­sée inouïe où cin­quante mille hommes, parmi les­quels l’écrivain Jack London, sont allés se perdre dans un désert de neige et de glace, sim­ple­ment à cause d’un titre dans les jour­naux : « Des tonnes d’or en Alaska ». Après l’immense succès du Chant du Grand Nord (XO éditions, 2002), Nicolas Vanier nous livre ici un grand roman d’aven­tu­res.

  • Extrait

    Cette vallée était la plus belle qu’il ait jamais vue. C’était ici, loin des affres de Dawson, dans la pureté originelle de cette zone reculée, qu’il voulait vivre, avec ses chiens et... Nastasia.

    Oui, pourquoi se le cacher ? Il était tombé éperdument amoureux d’elle dès le premier regard. Pourquoi tenter de minimiser le bouleversement que cette rencontre avait engendré dans sa vie ? Comment pouvait-il envisager un retour au sud ? Jamais Nastasia ne quitterait ces grands espaces sauvages qui lui allaient si bien.

    « Ici, tu es ce que tu fais. »

    « Rendre à la terre ce qu’elle te donne. »

    Ces phrases prenaient enfin un sens.

    Ce qu’il ne comprenait pas hier, il commençait à le comprendre aujourd’hui.

    Parce qu’il n’était rien, les Indiens ne le regardaient pas. Il n’existait pas. Il était comme une plume dans le vent. Un homme de passage.

    Pourtant la terre s’était donnée à lui. C’était une chance unique que de le lui rendre et d’exister ici.

    Matt comprenait mieux Mersh le trappeur. Il savait maintenant pourquoi il n’avait pas ramassé cet or, ni répondu à ses questions.

    Mersh était de ces hommes qui ne prenaient à la terre que ce dont ils avaient besoin, et pour cela les Indiens le respectaient. C’est ce qu’il avait voulu lui dire et qu’il n’avait pas compris lorsqu’il n’avait tué qu’un élan alors que lui voulait en tuer deux, pour vendre la viande.

    Respect ! Voilà quel était le maître mot de ces pays d’en haut et des hommes qui y vivaient. Voilà comment on mesurait la profondeur du fossé séparant ceux qui venaient pour voler ses richesses et les autres, ceux qui faisaient partie du pays et vivaient en harmonie avec lui.

    Harmonie. Respect. Équilibre.

    Tout prenait un sens.

    Ces valeurs étaient celles des Indiens, de Mersh et de ceux que le pays enveloppait. Il était temps que Matt s’interroge sur l’identité de ses sentiments et qu’il fasse preuve de discernement quant à sa propre perception de la vie et de son avenir.

    Quelle était cette richesse que l’or allait lui procurer ? Qu’allait-elle lui donner qui justifie l’esclavage dans lequel elle allait le plonger ?

    La liberté faisait partie de ces terres. Continuer à vivre ici sans pouvoir en jouir revenait à regarder les yeux fermés ou à écouter en se bouchant les oreilles.

    Il avait couru à la recherche d’un trésor sans s’apercevoir de celui qu’il avait déjà découvert. Un trésor incomparable car personne ne pourrait jamais le lui prendre. En arpentant ces terres de silence et de réflexion, il s’était découvert lui-même et avait trouvé l’harmonie que procure la vie au sein d’une nature inviolée. Le regard de Nastasia évoquait un soleil d’hiver qui se lève sur un lac gelé ou à la voûte bleu nuit d’un ciel arctique, beauté froide à laquelle les étoiles scintillantes donnaient vie. Parce qu’elle ressemblait aux paysages qu’elle avait traversés et qui l’avaient vue naître, il l’avait immédiatement aimée. Elle était entrée en lui comme un couteau dans sa chair et l’oublier revenait à oublier de vivre.

  • Interview de l’auteur

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de romancer cette histoire vraie de la ruée vers l’or du Klondike en Alaska ? Vous auriez aimé vivre ça ?
    Nicolas Vanier : C’est vrai que je traîne une certaine nostalgie de ne pas avoir participé à ces grandes aventures du XIXe siècle qui remettent bien à leur place les prétendus exploits d’aujourd’hui, y compris les miens ! La ruée du Klondike est une histoire incroyable, qui a emporté près de cent mille hommes, qui n’y connaissaient rien au froid ni aux pays d’en haut, dans une aventure chimérique. Elle me fascine depuis longtemps.

    Écrivain, aventurier, cinéaste aussi… Vous sentez-vous plus l’un ou l’autre ?
    N. V. : Il y a une complémentarité entre ces différentes activités. J’ai connu de nombreuses aventures dans la région du Yukon qui a été le théâtre de cette ruée vers l’or du Klondike. En radeau, en canoë et avec mes chiens, j’ai parcouru tous ces kilomètres dont je parle dans le roman, vécu nombre des situations qui y sont racontées. Et si je réalisais un jour un grand film issu de ce roman, la boucle serait joliment bouclée, non ?

    C’est à l’ordre du jour ?
    N. V. : Peut-être, je suis en discussion avancée avec un grand producteur américain.

    Quelle place a pris l’écriture dans votre vie ?
    N. V. : L’écriture est devenue une part de ma nourriture. Je vis l’aventure avec mon héros et pour bien écrire j’ai besoin d’être en manque de Nord. Alors j’écris chez moi, en Sologne, au petit jour…

    Il y a un aspect tranché dans cette histoire, à travers l’enseignement du vieux trappeur à votre héros ignorant : « Ici, tu es ce que tu fais ». Votre bonheur à vivre dans le Grand Nord tient-il dans cette phrase ?
    N. V. : Pas exactement. Le bonheur de vivre là-haut provient de la relation qu’on peut établir entre soi et les paysages. Une relation forte, concrète, qui n’est pas contemplative mais faite d’échanges. Dans le Nord on ne triche pas. Ça ne sert à rien de tenter de paraître, de se composer un personnage qu’on n’est pas. Là-bas, « là-haut », l’homme se découvre et apparaît tel qu’il est. S’il n’est pas encore ce qu’il doit devenir, le Nord s’en charge… C’est le Nord qui m’a fait tel que je suis. Ensuite, de ces échanges vrais avec la nature naît l’harmonie ; de l’harmonie naît le bonheur de vivre dans ces pays que d’autres jugent hostiles !

    Est-ce qu’à travers vos livres vous essayez d’inciter les autres à réfléchir à leur rapport avec la nature ? Est-ce que vous avez l’impression de travailler à sa « sauvegarde » ?
    N. V. : C’est peut-être une goutte d’eau dans l’océan… mais j’espère que ce genre de livre peut aider à faire prendre conscience du fossé dans lequel le monde est en train de sombrer. Ce fossé c’est celui qui sépare aujourd’hui l’homme de la nature. Autrefois, l’homme vivait avec ce qui l’entourait et avait donc conscience de ce qu’il fallait faire pour protéger ce qui le faisait vivre. Aujourd’hui dans un monde totalement artificialisé, virtuel plus que réel, l’homme perd les pédales et détruit ce sur quoi et avec quoi il doit vivre : la Terre. Mais je ne désespère pas de voir le monde évoluer dans le bon sens, comprendre que la Terre est ce sur quoi il nous faut vivre !

    Vos livres associent tellement la pureté au Nord et la noirceur au monde dit « civilisé »… Est-ce qu’un jour vous n’allez pas rester là-bas ?
    N. V. : Non ! Je ne veux pas vivre là-bas. Mes racines sont ici, chez moi, en Sologne, où j’ai décidé de m’établir avec ma famille. Et si je suis très heureux de faire mes valises pour rejoindre les pays d’en haut, où j’ai aussi une maison, un camp avec des chiens, je suis tout aussi heureux au printemps de revenir chez moi ! J’aime une part de ce monde dit « civilisé ». Je suis très heureux de vivre l’époque extraordinaire qui est la nôtre. Réalise-t-on vraiment quels bouleversements nous sommes en train de vivre ? Notre génération sera montrée du doigt ou honorée dans plusieurs siècles comme une période charnière de l’humanité ; à nous de décider maintenant, très vite, si nous continuons ou non à détruire ce qu’on nous a laissé en bon état.

    On sait l’admiration que vous éprouvez pour Jack London et le rôle que ses livres ont joué dans votre vie… Or dans ce roman, on le voit aller de bar en bar avec votre héros…_ N. V. : On confond souvent l’œuvre de Jack London, les personnages qu’il décrit, avec lui-même. Je l’ai fait apparaître tel qu’il était, tel que tout le monde l’a vu à Dawson, où il passait son temps à écouter les histoires, ces histoires qu’il a si merveilleusement racontées. Des histoires qui valent bien tout l’or que le plus riche des chercheurs a trouvé là-bas !

    L’or, justement, ça vous a tenté dans vos grandes virées en Alaska ?
    N. V. : Mais j’en ai trouvé ! En Alaska, dans une petite rivière située à vingt kilomètres de Dawson, juste de quoi nous offrir, avec mes copains, un verre dans un bar de Dawson où l’on peut encore aujourd’hui payer son whisky en poudre d’or !

    Pouvez-vous nous parler du film que vous venez de réaliser, Le Dernier Trappeur ?
    N. V. : C’est un film que j’avais en moi depuis longtemps, un hymne au Grand Nord canadien raconté au travers d’un personnage réel et authentique, très emblématique : Norman, un trappeur des montagnes Rocheuses qui vit en harmonie avec les paysages qui l’entourent et ce qui y vit. Nous avons tourné pendant une année entière, et nous sommes en plein montage. La sortie mondiale est prévue le 14 décembre, avec une diffusion dans 500 salles en France…

  • Critiques Presse

    « Un hymne à la nature et à la liberté. » Télé 7 Jeux

    « L’incroyable odyssée de la ruée vers l’or en Alaska. » Paris Match

    « Un hymne à la nature sauvage, où l’homme doit s’adapter ou mourir. » Le Figaro

    « Une prodigieuse bouffée d’Alaska. » Le Parisien, Aujourd’hui en France

  • Avis des lecteurs ( 4 avis )

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    • Marcel Huot
      22 décembre 2009 23:49

      Super beau roman j’ai adoré long au commencement mais une fois lancée dans l’histoire il es difficile de pas vouloir la finir , superbe oeuvre et surtout une oeuvre qui fait rêver et regretter certaine chose aussi .
      merci encore a l’auteur de se livre qui durant mon Travail m’a fait rêver. déja je suis une fanatique de neige donc cette histoire je l’adore merci encore

    • Yvan Hurtado
      9 mars 2007 20:23

      Joli roman, bien argumente et qui donne une terrible envie d,aller voir, plus loin, derriere la montagne...Merci

    • priscillacarrion
      5 février 2007 20:59

      Merci a nicolas vanier d etre celui qui l est,et merci de nous faire voyager,et de nous emmener dans une aventure peu commune,entouree d indiens qui meriterais d etre plus nombreux qu ils ne le sont,histoire de nous rappeler plus souvent les choses fondamentales a respecter pour que la nature un jour ne se retourne pas definitivement contre nous.
      Je ne parle pas forcement de lor sous la neige,mais de l idee en generale qui sort de ces bouquins fabuleux et que je fini toujours a regret,tant je m y sans bien.
      Priscilla.

    • chaigneau
      7 août 2006 20:49

      je conseille ce livre au gens qui aime la nature, il est magnifique, les paysage décrit sont merveilleux et l’histoire très touchante !!

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