Editions XO

La Rivière des âmes

  • • Roman français
  • • Parution : 1er mars 2007
  • • 304 pages
  • • Format : 153 x 240 mm
  • • Prix : 19,90 euros
  • • ISBN : 9782845632868
  • En savoir plus sur l'auteur
Traduit en 2 langues
  • Présentation

    Un amour impossible peut-il se renouer au-delà du temps ?

    À l’aube de ses 40 ans, Maud, roman­cière à succès, étouffe sous le poids d’un secret. Depuis quel­ques semai­nes, sa vie si pleine et riche lui semble se fis­su­rer. Elle entend une voix, dans sa tête, une voix d’homme. Mais à qui en parler ? On la croira folle.

    Dans un grand hôpi­tal pari­sien, Vincent, brillant neu­ro­lo­gue, tente de com­pren­dre pour­quoi il ne peut oublier une inconnue entra­per­çue dans un grand maga­sin.

    À l’autre bout de Paris, la nuit, un homme tue des pros­ti­tuées rous­ses, avec une sau­va­ge­rie inouïe.

    Maud, Vincent et le tueur, trois che­mins de vie qui conver­gent inexo­ra­ble­ment. Trois des­tins dont la ren­contre a déjà pro­vo­qué la pas­sion et le drame, il y a long­temps, très long­temps, dans un châ­teau du Moyen Âge.

    S’ils veu­lent conju­rer ce passé, Maud et Vincent devront choi­sir d’affron­ter leurs peurs, de se battre contre leurs démons. Pour sur­vi­vre, mais sur­tout pour gagner la confiance et l’amour de l’être qui, au-delà du temps, leur est des­tiné.

    Après ses romans his­to­ri­ques, Le Lit d’Aliénor (dont les lec­teurs reconnaî­tront dans ce nou­veau livre une des clés), Le Bal des Louves et Lady Pirate, vendus à près de deux mil­lions d’exem­plai­res et tra­duits dans plus de dix pays, Mireille Calmel nous livre avec La Rivière des âmes une magni­fi­que his­toire d’amour contem­po­raine dou­blée d’un mys­tère hale­tant.

    www.mireille-calmel.com

  • Extrait

    PROLOGUE

    Déchirure.

    Bien plus qu’un regret à l’idée de s’éloigner, c’était bel et bien une déchirure qu’éprouvait Victoria Gallagher, tandis qu’elle refermait la porte du vieux château de V., comme s’il lui appartenait depuis des siècles alors qu’elle venait seulement de s’en porter acquéreur la veille.

    Derrière elle, indifférent à son trouble, son fils Willimond, la vingtaine prisonnière de sa débilité mentale, mimait un combat invisible dans les herbes folles de la cour, à grand renfort de grognements.

    Le jour déclinait sur ce village de Vendée, ombrant la masse rectangulaire du donjon médiéval. Victoria tourna résolument la clef massive dans la serrure. Il lui fallait rentrer à Paris ce soir, et, dès demain, régler les détails d’une nouvelle existence qui commençait pour elle à cinquante-cinq ans.

    Déchirure.

    Une nouvelle fois, elle lui poigna le coeur. Elle recula d’un pas, de deux, comme si tout en elle avait du mal à se libérer de l’empreinte laissée par les murs vétustes. Son regard accrocha la date sur la pierre de voûte.

    1124.

    Un frisson la saisit. Inexplicable.

    Elle se détourna enfin à l’appel de son fils. Lassé de son jeu, Willimond avait ouvert la portière de la voiture, et lui faisait signe avec l’objet qu’il avait ramassé dans une des pièces de la demeure : le manche rouillé d’un ancien poignard dont la lame très effilée était brisée.

    Victoria se glissa sur son siège, démarra et recula, laissant le vieux château à son mystère. Elle sortit de l’impasse, s’engagea dans la rue et gagna la sortie du village pour rejoindre l’autoroute à quelques kilomètres.

    Sur le siège arrière, Willimond chantonnait, mais elle ne l’écoutait pas, tout entière obsédée par la disparition du portrait qu’elle avait découvert sur le manteau d’une des cheminées du château lors de sa précédente visite. Le regard violet de cette femme aux longs cheveux roux, vêtue d’une robe médiévale, la hantait.

    De nouveau Victoria se raidit. Impression de danger. Fugitive.

    Elle se mit à rire nerveusement de sa bêtise. L’idée de son divorce, et ce qu’il aurait de conséquences, était seule responsable de son trouble.

    Ce 15 avril 1994, elle allait enfin soustraire à la débauche de son époux son fils chéri, si différent des autres de son âge. Elle se mit à fredonner, s’accordant à la voix de l’homme-enfant, sans parvenir à reconnaître sa chanson. Elle s’apprêtait à lui demander qui la lui avait apprise lorsque cela se produisit.

    Sans qu’elle pût savoir d’où et comment il avait surgi, un cheval noir se cabra à quelques mètres devant sa voiture, sur la route précédemment déserte. Elle poussa un cri de surprise, braquant instinctivement le volant pour l’éviter. La voiture fit une embardée. Le temps pour Victoria de voir la hautaine silhouette couverte d’une armure noire jusqu’au heaume reprendre la maîtrise de sa monture en piétinant l’asphalte, elle percuta de plein fouet le platane en bordure de la départementale.

    Willimond Gallagher, sanglé par la ceinture de sécurité, le moignon de poignard serré contre son coeur, n’avait pas même cillé.

  • Interview de l’auteur

    Après trois romans historiques, vous publiez aujourd’hui avec La Rivière des âmes un roman contemporain. Pourquoi avoir décidé un tel changement de genre ?

    Mireille Calmel : Je ne le ressens pas comme un changement, bien au contraire je parlerais de continuité. Si ce roman est contemporain dans son style, sa mise en place et son décor (encore que Paris soit intemporel), son âme, elle, appartient au Moyen Age. De plus, il ne faut pas oublier qu’avant Le Lit d’Aliénor, j’ai écrit des choses très différentes, des pièces de théâtre, des nouvelles, toutes contemporaines. Je suis une raconteuse d’histoires, peu importe le contexte dans lequel elles évoluent ! Ce livre-là est simplement un pas de plus sur mon chemin d’écriture.

    Votre travail d’écriture a toujours reposé sur beaucoup de recherches historiques. En quoi la naissance de ce roman a-t-elle été différente ?

    M. C. : Comme les autres, ce roman est né d’une intuition, d’une image qui m’est venue. Une silhouette, sur un pont de la Seine, qui regarde l’eau, qui a l’air d’être là et ailleurs à la fois. Pour écrire mon histoire, j’ai dû chercher autour de cette image, comprendre, tâtonner, tisser une gigantesque toile d’araignée autour d’événements qui remontent au XIIe siècle. L’écriture m’a donc demandé les mêmes recherches, la même motivation, la même souffrance parfois. Ce qui est difficile, c’est d’aller au bout de soi-même pour approcher la vérité d’un livre

    Comment raconteriez-vous cette histoire à un lecteur qui n’a jamais entendu parler de vos précédents romans ?

    M. C. : Je lui demanderais simplement s’il n’a jamais eu le sentiment que son plus grand ennemi était sa propre peur. C’est ce qui arrive à mon héroïne, Maud, lorsqu’elle doit accepter de résoudre un énigme datant du Moyen Age, d’affronter un tueur en série comme étant la réincarnation de ses propres démons, et même de se sacrifier. Bref, de trouver en elle la volonté de renaître pour faire revivre un amour qui a traversé le temps.

    Maud, justement, l’héroïne de cette histoire, publie des romans historiques dont les héroïnes et les intrigues ressemblent beaucoup aux vôtres. Est-ce un roman autobiographique ?

    M. C. : Non ce n’est pas un roman autobiographique au sens strict, je ne suis pas Maud Marquet. Son histoire personnelle n’est pas la mienne. Imaginez votre visage dans un miroir : c’est vous, mais inversé. Vous ne pouvez voir ce que les autres voient vraiment. Maud est mon reflet dans le miroir. Elle m’a volé mes émotions, ma façon d’écrire et même mes héroïnes précédentes. Elle traque sa propre vérité d’écrivain pour tenter de comprendre pourquoi elle existe, pourquoi elle écrit et qui elle est en réalité. Peut-être, en ce sens, elle et moi ne faisons-nous qu’un !

    La Rivière des âmes nous raconte donc une histoire d’amour qui a traversé le temps. Comment vous est venue cette idée de faire revivre de « vieilles âmes » dans des personnages actuels ?

    M. C. : Si je vous disais que les « vieilles âmes » en question m’ont insufflé cette histoire, vous me croiriez ? Tout ce que je peux vous assurer, c’est que j’ai écrit la première phrase de ce roman sans savoir où elle me mènerait. Croyez-moi, nous avons tous en nous une « vieille âme », celle de nos souffrances passées, à mettre en paix.

  • Critiques Presse

    Ici Paris, 27 mars 2007 : "A dévorer d’une seule traite."

    France Dimanche, 16 mars 2007 : "L’écrivain Mireille Calmel signe une fresque contemporaine haletante."

  • Avis des lecteurs ( 8 avis )

    Donnez votre avis sur cet ouvrage

    • Philippe D
      5 juillet 2008 06:54

      Pour moi, la mayonnaise n’a pas pris. J’ai été déçu par cette histoire de Mireille Calmel. Je la préfère dans ses romans historiques.J’ai trouvé ce roman sans grand intérêt. Je suis resté sur ma fin. Je m’attendais à autre chose après avoir lu le résumé de la 4ème de couverture. Déçu !

    • Mme CLAVERIE marie-élise
      22 avril 2008 10:42

      comme toujours je prends plaisir à lire "du Mireille CALMEL". une écriture qui s’envole des mots qui s’enfoncent sur des pages que les yeux lisent et relisent pour ne plus décrocher et n’enivrer encore et encore . merci continuer chère auteur à nous faire voyager nous permettant ainsi de nous évader de ce monde stressant.un voyage fait de magie.votre dernier ouvrage ,comme les précédents, est excellent.

    • lanaglykos
      29 mai 2007 16:32

      ATTENTION, CHEF D’OEUVRE !!!Je lis beaucoup. De tout. Des oeuvres classiques ( Hugo, Dumas...) aux plus récents auteurs ( Marc Lévy, Gavalda, Musso, les maîtres du thriller américains etc..) Bref je suis boulimique( 3 livres par semaine).Alors croyez moi, ce livre est hors norme et le meilleur que j’ai pu lire en vingt ans...Chapeau Mme calmel, pour l’émotion, le style, l’intrigue...Pour la vérité de votre écriture, pour Votre vérité. Quelle leçon pour vos pairs !!!pour nous, lecteurs ! Merci ! Merci ! Merci !!!!!

    • claire
      18 mai 2007 18:02

      génial !!
      ce lifvre est sans conteste mon préféré de tous ceux que Mireille Calmel a écrit !!!
      vivement le prochain...
      je le (et même LES !!!) recommande à tous les passionné(e)s d’histoire et de littérature !!!

    • Louise St-Laurent
      30 avril 2007 18:35

      Merci beaucoup pour ce nouveau roman.
      Plus la lecture avance moins on a hâte qu’il se termine. On devient captif à chaque chapitre, on a de la difficulté d’arrêter le livre on veut savoir le déroulement à chaque fois.
      Merci ! En attente d’un nouveau

    • Kévin
      3 avril 2007 10:26

      Merci Mireille pour ce livre -certainement ton meilleur jusqu’ici. On t’y découvre, mise à nue, comme donnée au lecteur. Une histoire magnifique, comme tu sais les faire, avec ce qu’il faut de magie et de fantastique pour nous bercer dans un monde complétement imaginaire et pourtant si proche... TON Monde.
      Merci à toi... vivement le prochain ! Continue à nous faire rêver !

    • Ronteix
      30 mars 2007 21:34

      Comme d’habitude, Mireille, je ne puis lacher ton ouvrage comme si j’étais totalement emportée vers une aventure où je serais moi-même étroitement impliquée... Je n’en serais pas là si un jour je n’avais emporté sur mon coeur "Le lit d’Aliénor".
      Mireille, tu es un génie, et je veux que la planète entière le sache.

    • Chinarro
      2 mars 2007 09:55

      Mireille tu m’as vraiment surprise encore une fois je vais dire époutouflant, beaucoup de charme et de suspens. Impossible de fermer le bouquin avant la dernière page. Je n’en dis pas trop pour les personnes qui l’ont pas encore lu Bisous Marie Laure Chinarro.

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Signature :
Guillaume Musso
au Virgin Champs Elysées
jeudi 5 avril à 18h

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