Editions XO

Le Chant du Grand Nord Tome 1 : Le Chasseur de rêve

  • • Roman français
  • • Parution : 17 janvier 2002
  • • 480 pages
  • • Format : 153 x 240 mm
  • • Distinction : Prix Maurice-Genevois 2002
  • • Prix : 20,95 euros
  • • ISBN : 9782845630383
  • En savoir plus sur l'auteur
Traduit en 3 langues
  • Présentation

    Un grand roman d’aventures par l’auteur de L’Odyssée blanche.

    Dans les neiges du Grand Nord cana­dien, au début du XIXe siècle, un jeune Indien mis au ban de son vil­lage part droit devant lui, avec ses neuf chiens, ses seuls amis. Ohio a quinze ans, c’est l’un des plus habi­les chas­seurs de son clan, les Nahannis, les Indiens pro­té­gés par le Grand Esprit du Caribou.

    Il pour­suit une chi­mère : il y a long­temps, sa mère a guidé d’étranges hommes blancs dans la mon­ta­gne gelée. Ohio veut retrou­ver leur chef, Cooper, son père. C’est un jeune homme fier et cou­ra­geux, sûr de sa valeur, qui se lance à l’assaut des ter­ri­bles Montagnes Rocheuses. Mais la nature n’aime pas qu’on la prenne d’assaut, elle ne peut être domi­née, et Ohio va appren­dre à l’écouter, à la com­pren­dre, à se fondre en elle. Les épreuves se suc­cè­dent, il doit sur­vi­vre, endu­rer le froid, affron­ter les loups rendus fous par la faim. Heureusement il n’est pas seul : ses chiens, et sur­tout Torok, l’étonnant chef de sa meute, veillent sur lui.

    Au terme de sa tra­ver­sée, Ohio décou­vre un monde ravagé : de l’autre côté des Montagnes, les Blancs se sont ins­tal­lés. Là où les Indiens avaient des flè­ches, des col­lets, des tepees, les Blancs pro­po­sent des armes qui cra­chent le feu, des pièges d’acier, des tentes, mais aussi du brandy et du whisky.

    Fascinés par ces inven­tions, les Indiens se lais­sent monter les uns contre les autres et se livrent des batailles san­glan­tes pour s’appro­prier des ter­ri­toi­res de trappe. Ohio assiste, impuis­sant, à l’avi­lis­se­ment de ses frères qui per­dent tous leurs repè­res. Au cœur de cette tour­mente, pour­tant, il ren­contre Mayoké, une jeune Indienne dont il tombe éperdument amou­reux.

    À tra­vers cette longue quête dans les Pays d’en haut, stu­pé­fiants de beauté, Ohio appren­dra l’humi­lité face à meilleur que lui, et la crainte qui magni­fie le cou­rage. Grand soli­taire, habi­tué aux plai­sirs faci­les, il finira par connaî­tre l’amour. Il gran­dit, et chaque épreuve le rap­pro­che de son destin, la ren­contre avec le monde de l’homme blanc, qui porte en lui l’avenir ou la mort de son peuple.

    Riche d’années d’aven­tu­res et d’une écriture aussi fou­gueuse qu’évocatrice, Nicolas Vanier nous livre ici un grand roman ini­tia­ti­que aux accents de Jack London.

  • Extrait

    1

    Le grizzly huma l’air, émit un grognement étouffé, puis se dressa sur ses pattes arrière pour tenter de distinguer, par-dessus les aulnes, d’où venait ce glissement soyeux sur les eaux calmes du fleuve.

    Le jeune Indien crut qu’il allait charger. Ohio pagayait dans peu d’eau, en quelques bonds l’ours pouvait l’atteindre et lui fracasser la tête. Il en avait déjà vu un tuer ainsi un énorme caribou d’un coup de griffe sur la nuque. Il savait donc à quel danger il se trouvait confronté et retint sa respiration, en espérant que son husky, à la proue du canoë, se tairait, comme il le lui avait ordonné d’un bref " Torok, tu te tais " que le chien connaissait bien.

    La frêle embarcation en écorce de bouleau, continuant sur sa lancée, se dirigeait vers l’ours. Et Ohio n’osait plus un seul mouvement. Il était trop tard pour fuir. Si le grizzly décidait de charger, il le rattraperait de toute façon. Alors mieux valait faire face et surtout ne pas bouger, faire comme s’il était l’un de ces morceaux de bois arrachés à la rive, emportés par le courant, et prier le grand esprit.

    Le grizzly grogna, suivit des yeux l’embarcation dont la blancheur contrastait fortement avec le bleu sombre de la rivière Kantishna, puis retomba souplement sur ses pattes et regagna l’épaisseur de la forêt d’épinettes en haut de laquelle, juste avant les alpages, se cachait sa tanière. Il n’aimait pas cette odeur humaine, forte et âcre, synonyme de danger. Il reviendrait pêcher plus tard.

    Ohio laissa échapper un long soupir de soulagement alors que le husky étouffait un grognement, les yeux fixés sur la rive, là où l’ours avait disparu.

     Sage, Torok !

    À quinze printemps, Ohio était déjà l’un des plus habiles piégeurs des Indiens Nahannis. Pas une wolverine, un lynx ou un pékan n’échappait à ses pièges, nés pour la plupart de son imagination. Depuis deux saisons, le jeune Nahanni passait l’essentiel de son temps à courir la taïga et il rapportait au village un butin énorme : des peaux, des fourrures, et, bien que les grands animaux lui soient refusés, une importante quantité de viande parce qu’il avait découvert plusieurs îles sur lesquelles des lièvres s’étaient fait piéger. Attirés en hiver par les saules poussant haut et dru sur les îles du fleuve, les lièvres regagnaient habituellement les montagnes par la glace juste avant le printemps. Mais cette saison, un brusque redoux avait déclenché la débâcle avant qu’ils ne s’échappent. Depuis, Ohio se servait et il allait ce jour-là relever les collets qu’il avait posés sur l’une des îles.

    Ohio, vêtu d’une veste légère en peau de cerf à queue blanche et d’un pantalon plus épais, en cuir d’orignal, plongea profondément sa rame et résista contre la pression de l’eau en s’arc-boutant sur elle. Le canoë vira franchement, la proue face au courant, puis Ohio ouvrit un peu sa rame et l’embarcation vint s’échouer sur la plage. Torok, le magnifique husky aux yeux sombres et à la robe blanche, sauta sur le sable pour renifler des traces qu’Ohio inspecta à son tour. Une vieille trace de caribou, celle plus récente d’un élan accompagné de son petit, plusieurs empreintes de castors et, plus loin, celles très fraîches d’un carcajou.

     Saleté !

    Ohio fut pris d’un sombre pressentiment. Il revint vers son canoë qu’il porta sur le sable, attrapa son sac en cuir de castor et pénétra dans le hallier de saules par un étroit sentier qu’il avait lui-même défriché. Le premier collet était détendu, sans doute un lièvre qui l’avait bousculé. Le second avait pris, mais ce que craignait Ohio était arrivé. Sur le sol ne subsistaient que quelques touffes de poils maculées de sang et un fémur, brisé en son milieu.

     Le voleur !

    Ohio laissa le husky, le poil hérissé sur le dos, s’engager sur le sentier derrière lui. Comme tous les animaux de la taïga, sauvages ou non, les chiens détestaient les carcajous, fourbes et vicieux, à l’odeur pestilentielle. Même un grizzly fuyait face à ce plantigrade d’une force redoutable, capable avec ses griffes acérées de déchirer n’importe quel ventre d’un seul coup de patte.

    Ohio étudia l’empreinte au bord d’une petite mare où l’animal s’était arrêté.

     Un mâle de quatre printemps, cinq au plus.

    Il fit le tour de ses collets. Une dizaine avaient pris mais pas un seul lièvre ne restait. Le carcajou avait tout dévoré.

     Il veut la guerre, il va l’avoir !

    (…)

    Aujourd’hui, Ohio ne rapporterait que des saumons au campement puisque le carcajou lui avait dérobé sa provision de lièvres. Il soupira. Avec un arc, il aurait pu en tuer quelques-uns en les approchant sur les plages où ils se tenaient au soleil. A son âge, la plupart des Nahannis avaient reçu depuis plusieurs saisons le sacrement du Sahii, le droit de tuer des animaux avec des armes, arcs et lances. Mais Ckorbaz, le chaman du village, le refusait à Ohio. Pourtant, le jeune homme avait fait ses preuves, et même au-delà. Mais pour une raison qu’Ohio ignorait, Ckorbaz le détestait. Depuis sa naissance, il s’était évertué à l’humilier, déblatérant sur ses yeux verts striés d’or et sa peau ambrée. Il était si différent des autres Indiens.

     L’Esprit du Mal est en lui, les esprits l’ont fabriqué différemment pour que vous vous en souveniez lorsqu’il tentera de vous tromper, répétait Ckorbaz.

    Ohio soupira de nouveau. A l’automne, il accompagnerait les chasseurs pour le kuktu, la grande chasse au caribou à laquelle il rêvait de participer et cette fois, Ckorbaz ne pourrait plus lui refuser le sahii.

    Peu après, Ohio découvre un ours en train de dévorer sa réserve de saumons, et l’affronte. Muni de sa seule lance, il le tue. Il a transgressé les lois de son clan… Mais il décide que sa victoire est un signe des esprits, et s’accorde à lui-même le sacrement du sahii, mêlant son sang à celui du cœur d’un caribou. Sur le chemin du retour vers son village, il rencontre un chasseur étranger, Mudoï, qui ne parle pas sa langue. Les deux jeunes gens se lient d’amitié.

    à son arrivée au village, parce qu’il a offensé les esprits en tuant un animal à la lance, Ohio est banni du clan. Avant son départ, sa mère lui révèle qu’il est le fils de Cooper, l’homme blanc avec lequel elle a franchi les montagnes et qui lui avait promis de revenir un jour… Accompagnés de son ami Mudoï, Ohio et ses neuf chiens partent vers le nord.

    17

    À l’aube, une épaisse couche de neige recouvrait la claie sous laquelle les deux hommes avaient dormi, enroulés dans des peaux de caribou. Ohio espérait que le vent tomberait avec le lever du jour. Il alluma un feu avec des baguettes sèches qu’il avait eu soin de préparer la veille au soir et fit cuire leur repas. Mudoï dormait toujours. Ohio en déduisit qu’il avait passé une nuit tourmentée. Pourtant, une fois les galettes cuites, il le secoua.

     Mudoï, le jour va se lever et le repas est chaud.

    Mudoï ouvrit un œil et observa le ciel avec une moue dubitative. Des nuages filiformes et bas filaient dans le ciel. Sur le lac, le vent soulevait des vagues qu’une écume blanchâtre soulignait parfois, attirant le regard ici puis là.

     Nous pas pressés, vent trop dangereux, pas aller ce matin.

    Soudain, Ohio se redressa.

     Regarde, Mudoï, regarde !

    Ohio montrait le large. Torok, couché à l’écart de la meute, réagit immédiatement et rejoignit son maître en quelques bonds. Il huma l’air mais le vent ne soufflait pas dans le bon sens. Aucune odeur ne lui parvenait. Il gémit et se dressa sur ses pattes arrière en s’appuyant sur Ohio qui manqua de tomber à terre sous le poids.

     Holà ! doucement !

    Mudoï s’était hissé sur la proue d’un des canoës pour mieux voir.

     Incroyable ! Milliers caribous !

     C’est le grand troupeau, Mudoï. Haï-ouktou, le grand troupeau qui revient !

    On devinait comme un ruban brun barrant tout le fleuve, soulevé de loin en loin par les vagues. La ramure des plus grands mâles, en avant de la harde, semblait sortir des eaux. Au-dessus, le souffle des bêtes formait une buée épaisse que le vent dispersait. Ohio aperçut jusqu’à la crinière de la gorge gonflée des mâles et, en arrière, la masse compacte des femelles et de leurs petits.

    Son cœur s’était mis à battre plus fort et un immense bonheur emplissait sa poitrine. Il avait déjà vu de belles hardes d’une centaine de bêtes et plus, et même assisté, lorsqu’il était enfant, à la chasse de l’une d’entre elles. Mais jamais il n’avait vu haï-ouktou, la grande harde, symbole des Indiens Nahannis, Kaskas, Kutchins et tous les autres regroupés dans le " grand peuple du caribou ". Ils pratiquaient tous le mokosjan, une cérémonie célébrée en l’honneur de la grande harde à laquelle de nombreuses chansons étaient dédiées.

    " Il est glorieux de voir

    La grande harde venir de la forêt

    Et commençant

    Sa migration vers le nord

    Traverser courageusement les fleuves. "

    Ohio, respectant la tradition, avait murmuré les paroles en joignant les deux poings au niveau du cœur.

    Mudoï attendit qu’il rouvre les yeux pour parler.

     Nous chasser à pied, aller vite sans chien.

     Non ! Sur la berge, nous n’avons aucune chance d’en abattre plus d’un chacun. Il faut aller par l’eau. Nous avons besoin de beaucoup de viande pour l’hiver, c’est notre chance.

     Lac dangereux !

     Nous n’irons pas loin, regarde, ils sont à quelques portées de flèche. Nous y serons vite. Aide-moi à attacher la meute.

    Mudoï hésitait.

     Écoute-moi. Nous serons demain chez les Kaskas. Je ne veux pas demander l’aumône. Nous aurons notre viande.

     Aumône ?

    Ohio soupira, un peu excédé.

     Vite, Mudoï, vite ! Nous nous expliquerons plus tard.

    Il l’entraîna. Ils attachèrent les chiens et mirent les canoës à l’eau. Tinsk qui dormait dans l’un des canoës émergea d’une peau sous laquelle il s’était glissé.

     Gardons-le avec nous, il ne gênera pas, proposa Ohio qui ne voulait pas perdre une seule seconde.

    Ohio était déjà largement embarqué lorsque Mudoï retint le bateau en fixant le large.

     Dangereux, lac dangereux !

    Ohio explosa :

     Reste ici ! J’y vais seul ! Oui, c’est dangereux, mais on a besoin de viande et le risque en vaut la peine. Moi, je n’ai pas peur.

     Mudoï pas peur !

    Ohio comprit que son vocabulaire limité lui interdisait d’exprimer ce qu’il ressentait. Mudoï monta en maugréant dans sa langue.

    Aussitôt qu’ils quittèrent la berge, le vent attrapa les deux canoës couplés et les obligea à avancer en crabe pour ne pas trop s’éloigner de la rive. Le flot ininterrompu de caribous allait d’est en ouest. Déjà une longue colonne sortait du fleuve et traçait dans la colline une immense route brune. Avec la distance, on ne percevait aucun mouvement sur les berges, alors que pour le reste de la harde agitée par les eaux, la vie était perceptible. Ils barraient l’horizon d’un bout à l’autre. L’avant-garde avait déjà disparu en haut des collines que l’arrière-garde n’était pas encore entrée dans l’eau. Et sur le fleuve, si large à cet endroit qu’on l’appelait lac, les bêtes formaient un véritable barrage.

    Les deux chasseurs s’arc-boutaient sur les rames pour lutter contre le vent. Ils n’avaient pas échangé une seule parole, ils n’en avaient pas besoin. Lorsqu’ils arriveraient sur les caribous, ils en tueraient le plus possible à la lance, puis il faudrait les récupérer.

    " Ce sera le plus difficile, pensa Ohio. Avec le vent qui nous entraîne au large, nous n’avons pas une grande marge de manœuvre. Il faut les tuer tout près de la berge. "

    Ils étaient maintenant devant la grande harde et ils ne purent s’empêcher de relâcher un instant leur effort pour admirer le spectacle. Aussitôt le canoë vira, offrant son emprise au vent qui le poussa vers le large. Ils pagayèrent de toutes leurs forces pour le redresser, et arrivèrent bientôt sur les caribous.

    " Un vrai fleuve qui traverse un fleuve ", se dit Ohio, fasciné.

    Leurs grands bois incurvés formaient au-dessus d’eux comme une forêt. Le cliquetis des andouillers se frappant les uns contre les autres parvenait à leurs oreilles dans une immense rumeur. Quelques bêtes, les plus proches, s’affolaient et roulaient des yeux énormes et apeurés mais la masse compacte de la harde les empêchait de modifier la trajectoire de leur nage. Ils étaient avalés par le mouvement.

    Ohio et Mudoï attrapèrent leur lance alors que l’embarcation pénétrait dans la masse des premières bêtes comme dans le flanc d’un immense serpent. Ils frappèrent à droite, à gauche. Des gestes précis et efficaces à la base du cou.

     Des petits, surtout des petits ! cria Ohio qui cherchait ses cibles.

    Ils frappèrent encore et encore jusqu’à ce qu’ils aient traversé toute la harde. Ohio s’aperçut aussitôt de leur erreur. Les caribous nageaient en formation si serrée qu’une partie des cadavres était transportée avec la masse vers la rive, ceux-là ils n’auraient même pas besoin de les traîner jusque-là. Mais les autres étaient poussés vers le large. Ils en accrochèrent trois au canoë et appuyèrent sur les rames. Il en restait au moins cinq ou six qui dérivaient, emportés par le courant.

    Les deux chasseurs pagayèrent furieusement en essayant de haler les caribous vers la rive mais le courant les entraînait et ils durent abandonner. C’est à ce moment-là qu’ils se rendirent compte de l’endroit où ils se trouvaient. Durant tout le temps qu’avait duré la chasse des caribous, ils avaient parcouru une grande distance et ils approchaient maintenant des rapides. La rivière, comprimée entre deux montagnes, accélérait brusquement, bondissant d’un groupe de rochers à l’autre.

    Horrifié, Ohio regarda les parois de la montagne qu’il croyait bien trop éloignée pour qu’ils y parviennent aussi vite. Le vent et le courant les poussaient vers le goulet à une vitesse effrayante.

     Vite, les caribous, Mudoï, vite !

    Ohio se rua sur les liens qui attachaient les caribous au bateau, tendus comme des cordes à violon, et trancha le premier. Il n’atteignit jamais le second. Un choc épouvantable brisa net la plate-forme reliant les canoës. Il eut juste le temps d’apercevoir Mudoï projeté au-dessus de son canoë. L’instant d’après, il fut soulevé par une vague qui retourna le sien. L’eau était glaciale. Il ressentit un violent choc à l’épaule avant de remonter à la surface au milieu des débris. Il s’accrocha à l’un d’entre eux pour reprendre son souffle. Il se trouvait à présent au centre du goulet, dans les rapides, et il voyait la montagne défiler comme si c’était elle qui s’enfuyait vers l’amont. Il évita de justesse un rocher et fut de nouveau aspiré par un remous. Il crut que ses tympans et toute sa tête allaient exploser. Il remonta encore à la surface. Ce serait la dernière fois, ses membres engourdis par le froid ne répondaient plus. Un voile passa devant ses yeux. Il se dit que c’était son cauchemar d’enfant qui revenait. Il allait se réveiller auprès de Mudoï et de ses chiens. Il allumerait le feu…

    Il résista un peu, mais finalement il sombra.

  • Critiques Presse

    « C’est peu de dire que Nicolas Vanier a le sens de la saga. Il nous emmitoufle dans son histoire, nous oxygène à ses décors, ses ciels passés du violet au pourpre puis au noir ; il nous fait entendre « le feulement cristallin » des rivières et les femmes y sont envoûtantes. » Aujourd’hui Le Parisien

    « Ce qui fait la puissance et le charme de ce roman c’est l’ambiance. (…) Et on attend le tome II avec impatience… »
    L’Express

    « Une aventure grand format »
    Le Monde des Livres

    « Un roman initiatique à la Jack London, plein de souffle épique, d’humanisme et de vastes paysages, où la quête de soi-même est révélateur de plus larges vérités. »
    Grands Reportages

  • Avis des lecteurs ( 2 avis )

    Donnez votre avis sur cet ouvrage

    • stéphanie, 21.12.2006
      21 décembre 2006 12:07

      Une oeuvre d’art pour les amoureux de Nature et de Liberté ! Des descriptions magnifiques qui subjuguent et émeuvent au plus profond de l’âme ... Le rêve est atteint.

    • Thomas
      2 août 2006 12:02

      Tout simplement un véritable bonheur de lecture. Nicolas Vanier réussi avec brio à déclencher des émotions et à faire travailler notre imaginaire avec allégresse
      Merci Mr Vanier pour ce genre d’ouvrage.
      Ces deux livres sont à lire sans tarder.

L'actualités des Editions XO

Signature :
Guillaume Musso
au Virgin Champs Elysées
jeudi 5 avril à 18h

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