Editions XO

Révolution française Tome I : Le Peuple et le Roi

  • • Récit
  • • Parution : 14 janvier 2009
  • • 384 pages
  • • Format : 153x240 mm
  • • Prix : 21,90 euros
  • • ISBN : 9782845633490
  • • En cadeau un magnifique album illustré : Les Cent Visages de la Révolution
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Traduit en 3 langues
  • Présentation

    Loin de l’Histoire offi­cielle, des manuels de notre enfance, voici la Révolution fran­çaise vécue de l’inté­rieur. Un récit exal­tant et fon­da­teur.

    Révolution Française : et s’il fal­lait la déma­quiller ? Afin de com­pren­dre com­ment un peuple, un Roi qui veu­lent réfor­mer la France, qui rêvent de Vertu, de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, sont empor­tés par la vio­lence.

    Pourquoi la Terreur au lieu de la Vertu ? Pourquoi la Révolution au lieu de la Réforme ?

    Max Gallo recons­ti­tue jour après jour les événements, il suit les acteurs, scrute l’opi­nion des citoyens ano­ny­mes, de ceux qui s’enthou­sias­ment puis déses­pè­rent, aban­don­nent les clubs révo­lu­tion­nai­res, et acca­blés voient se dres­ser la guillo­tine.

    Révolution Française : en sui­vant Max Gallo, on voit le pou­voir se décom­po­ser, le royaume le plus admiré d’Europe se défaire, un monde nou­veau appa­raî­tre, sur les ruines de l’Ancien régime.

    Mais entre ces deux mondes il y a, écrit Chateaubriand, " un fleuve de sang ".

    On rêvait d’une nation unie ? Et ce sont les mas­sa­cres, les haines, et pour finir Bonaparte.

    On rêvait de paix ? Et c’est la guerre.

    On accla­mait Louis XVI et Marie-Antoinette et ils mon­tent les esca­liers de l’échafaud, et l’on montre leurs têtes tran­chées au peuple.

    Révolution Française : Max Gallo, loin de l’his­toire offi­cielle et de l’his­toire maquillée, nous fait revi­vre de l’inté­rieur ces années de pas­sion.

    Un récit exal­tant et fon­da­teur du séisme majeur de notre Histoire.

    A paraî­tre en février 2009 : Révolution fran­çaise, tome 2, Aux Armes, citoyens !.

  • Interview de l’auteur

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire le récit de cette Révolution française, ce moment qui a coupé l’histoire de la France, voire de l’Europe, en deux ?

    Max Gallo : Pour comprendre la France il faut toujours revenir à la Révolution française, qui est le creuset fondateur de notre histoire contemporaine. Elle est une sorte de tremblement de terre qui a des « répliques » pendant tout le XIXe siècle. Elle nous divise et nous rassemble. On se dispute encore à propos de La Marseillaise, de Robespierre, de la Vendée, de Bonaparte.

    Et naturellement, elle a donné lieu à des histoires contradictoires. Pour les uns c’est l’origine de notre permanente « guerre civile », parce qu’elle a enfanté les « extrémismes » ; pour les autres, elle a vu naître la Nation et la République. Le temps est venu de la démaquiller, de voir comment les événements se sont enchaînés, pourquoi elle a enfanté à la fois la Déclaration des droits de l’homme et la Terreur. Et surtout, de la faire revivre au jour le jour, telle qu’elle a été vécue, suscitée ou subie par les Français.

    Raconter la Révolution française sans rien masquer, c’est mettre à jour notre caractère national. Et en ce début de XXIe siècle incertain, c’est indispensable.

    Vous avez choisi d’appuyer le fil du récit sur de nombreux commentaires d’époque, des acteurs de l’actualité comme de simples témoins…

    M. G. : Il faut cesser de « reconstruire » la Révolution française à partir de nos préjugés et de nos idéologies. Et le seul moyen, c’est de redonner la parole aux Français d’alors. Ils ont beaucoup parlé, beaucoup écrit. La liberté de la presse est totale jusqu’au 10 août 1792. Quand on les écoute, quand on les lit, la Révolution française apparaît telle qu’elle était vécue : dans ses enthousiasmes, ses illusions, ses angoisses, ses surprises, ses terreurs.

    Mais il faut écouter tous les acteurs, tous les témoins. Entendre Louis XVI et Saint Just, le libraire et le sans culotte, Marat et La Fayette, et lire aussi bien L’Ami du Peuple que L’Ami du Roi.

    Au lecteur d’aujourd’hui de se faire ainsi librement son opinion. Je lui donne à voir, à écouter et à entendre. Qu’il mesure ainsi la complexité de l’époque. Et la vanité qu’il y a à décider que la révolution c’est ceci ou cela. Comme l’écrit le philosophe Kant : « Cet événement est trop immense, trop mêlé aux intérêts de l’humanité, a une trop grande influence sur toutes les parties du monde pour que les peuples, en d’autres circonstances, ne s’en souviennent et ne soient amenés à en recommencer l’expérience. » Si nous sommes tentés, en ce début de XXIe siècle, faisons-le au moins en connaissance de cause !

    Pourquoi votre livre démarre-t-il quinze ans avant la révolution, à l’avènement de Louis XVI ?

    M. G. : On ne comprend rien à la Révolution française si on ne commence pas le récit en 1774, quand Louis XVI monte sur le trône. Toutes les élites du pays – du roi au notaire d’une petite ville, d’un membre de la haute noblesse à un philosophe, lecteur de l’Encyclopédie – savent qu’il faut « réformer » la monarchie, que la question du déficit – donc des impôts – est décisive.

    Le roi veut réformer. Les hommes qu’il appelle au pouvoir – Turgot, Necker – sont des « réformateurs ». Faire le récit de l’échec de ces volontés réformatrices, c’est écrire les origines de la Révolution française. La quinzaine d’années qui précède 1789 est capitale : là, tout se joue. Ceux qui ont raconté la Révolution française en commençant en 1789 s’interdisent de comprendre !

    Réforme, déficit, hésitations des élites pourtant lucides mais accrochées à leurs privilèges : en écrivant ce récit de 1774 à 1789, il m’a semblé parler de la France d’aujourd’hui !

    Vous avez divisé votre récit en deux tomes, le premier s’arrêtant à l’exécution de Louis XVI. La mort du roi est-elle le moment où tout bascule ? Y a-t-il eu un moment où la révolution aurait pu donner naissance à une réforme plus apaisée ?

    M. G. : La mort du roi est symboliquement un événement majeur. La France était une monarchie de droit divin depuis plus d’un millénaire – le baptême de Clovis en 500. Elle tranche ce fil. L’acte est, du point de vue catholique, un sacrilège. Un point fixe moral et politique de notre histoire est effacé. Mais le basculement s’est produit avant : en juin 1791, avec l’échec de la fuite du roi. La « rupture » avec le peuple est manifeste. La confiance ne sera plus rétablie.

    L’autre date clé : la déclaration de guerre le 20 avril 1792. C’est la guerre et tout ce qu’elle entraîne : accusations de trahison, peur du châtiment par les nobles émigrés et les « prussiens » de Brunswick, levée en masse, militarisation etc. La guerre – voulue par le roi et une partie des révolutionnaires (Robespierre y est hostile) est l’événement majeur. Toute l’évolution de la révolution après le 20 avril 1792 est liée à la guerre : la révolution s’identifie à la nation, au patriotisme, à la république. Au bout du chemin, il y a le coup d’État militaire de Bonaparte, et l’Empire.

    On pouvait, peut-être, espérer un apaisement, en 1790 – fête de la Fédération, le 14 juillet. Mais, je l’ai dit, tout s’est joué entre 1774 et 1789 !

    Quel rôle a vraiment joué l’indépendance des États-Unis dans les esprits ? Croyez-vous que le roi ait fait son propre malheur en les aidant à gagner leur guerre ?

    M. G. : La Fayette symbolise ce lien entre Naissance des États-Unis et Révolution. Les élites sont fascinées par la « république » américaine qui semble incarner l’esprit des Lumières. Et cette alliance confirme l’image réformatrice du roi Louis XVI. Le problème de cette guerre, c’est d’abord qu’elle creuse le déficit et rend les réformes inéluctables… et comme on ne les réalise pas…

    Qui a gagné, finalement ? Le peuple, les bourgeois, les politiques ?

    M. G. : On ne peut poser la question de manière aussi simple. La révolution est l’accouchement au forceps d’un monde nouveau, et la mort d’un monde ancien que précisément on appellera l’Ancien régime.

    La monarchie de droit divin est blessée à mort. Mais l’héritage monarchique demeure… On parle aujourd’hui de monarchie républicaine. La révolution est une rupture majeure, mais elle n’efface pas mille ans d’histoire. Elle est le fruit de cette histoire.

    En 1649, les Anglais ont coupé la tête de leur roi. Et constitué la monarchie. Mais vidée de son pouvoir. 140 ans plus tard… il était trop tard.

    Quand la réforme n’a pas lieu à temps, la révolution va jusqu’au bout.

    Révolution française : pour chacun de nous une part ineffaçable de notre identité.

  • Critiques Presse

    « Tout au long des pages, on frémit, on vibre. Comme si on y était. » Le Figaro Littéraire

    « Gallo est [...] un excellent raconteur d’histoire. [...] Ces deux volumes se lisent d’un jet, comme un polar, Gallo a su admirablement tisser l’intrigue. Cette Révolution française deviendra, parions-le, un classique. » L’Express

    « Un récit exaltant [...], brillamment raconté par celui qui est devenu l’un des plus grands historiens de notre époque. » Ici Paris

    « Brillante synthèse, accessible à tous » Historia

    « Une analyse aussi brillante que passionnante. Du Max Gallo, tout simplement. » La Provence

    « L’historien est au mieux de sa forme avec un art maîtrisé du récit haletant [...] la plume alerte et un sens aigu de la dramatisation historique. » La Nouvelle Revue d’Histoire

    « Avec l’art du conteur, l’historien nous transmet sa passion et fait revivre ces folles journées. » Femme actuelle

    « Une excellente histoire de la Révolution française. » Direct Soir

    « Passionnant. C’est le roman de notre histoire. » Ouest France

    « Gallo époustouflant. » Pleine Vie

    « La grande et la petite histoire sont ici habilement mélangées, avec un zeste de people et un vrai souci du détail. [...] Une fresque éblouissante en cinémascope. » Gala

    « Gallo se fait conteur comme un Pierre Miquel mais avec un style bien à lui qui lui permet de radiographier le temps à une vitesse impressionnante. » L’Union

  • Avis des lecteurs ( 9 avis )

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    • Anonyme
      30 août 2009 19:32

      j’ ai été intéressé par le tome I puisque j’en suis au tome II désirant connaître comment tout cela finira :-)

      Il y a une question que je me pose : le général Dillon dénoncé par Couthon en Juillet 1793(page 67 du tome II) comme l’âme du complot visant à faire évader Louis XVII de la prison du Temple a t’il un lien de parenté avec le général Dillon mort en Mai 1792 tué par ses troupes après la défaite de Lille(page 261 du tome I) avec M. Berthois ?

      Merci

      PS : Lauze du Perret recommandé à charlotte Corday par Barbaroux se faisait appeler à cette époque néfaste aux Girondins Duperret.

    • Patrick JOUANNE Suresnes
      5 mai 2009 23:22

      Encore une fois Max Gallo reussit a dépoussierer un temps fort de notre Histoire et a gommer tous les poncifs du genre qui restent tenaces dans beaucoup de livres sur la révolution. Merci pour cet eclairage et cette galerie de portraits qui nous projette dans l’intimité des principaux protagonistes et replace les personnages a leurs juste places sans parti pris particulier. Cette fresque littéraire me fait penser au superbe film de robert Enrico, Les Années Lumière. Meme souffle, meme vie, meme ardeur. Continuez de nous faire redecouvrir les grandes pages de notre Histoire de cette manière !

    • olivier du Mesnil du Buisson
      9 mars 2009 10:07

      Question pour Max Gallo
      Qui est ce Gouverneur/ Ambassadeur Morris qu’il mentionne à plusieurs reprises. J’ai un membre de ma famille qui était le premier gouverneur du New Jersey et signataire de la déclaration d’indépendance, décédé en 1798,prénommé Lewis Morris. Est-ce lui et ou Mr Gallo a-t-il puisé ses citations ?
      Merci de transmettre

    • crew.koos
      17 février 2009 13:02

      Surprenante et heureuse surprise que cette Révolution Francaise de Max Gallo.

      Surprenante parcequ en ces temps de raz le bol généralisé de toute une catégorie de la population et d appels a la révolte de sa frange la plus extreme, l écrivain historien officiel de la sarkozie n hésites pourtant pas a présenter clairement les causes premieres et les mecanismes qui ont permis a la violence révolutionnaire de naitre. On peut sans doute reprocher bien des choses a Max Gallo mais certainement pas d etre béte et il est difficile de croire qu il n a pas songé que ses lecteurs sauront faire le rapprochement entre ces prémises révolutionnaires et la situation actuelle. Qu il est rare, en ce moment, que le lecteur ne soit pas pris pour un gogo sans cervelle, quel plaisir d enfin lire un ouvrage ou la condescendance ne dégouline pas a toutes les pages.

      Nous savons tous, depuis le collége, comment la situation a dégénéré et comment cette révolution s est transformée littéralement en bain de sang, sous la benediction du bon peuple dont effectivement, on peut parfois douter du bon sens a conduire les affaires du pays.

      Voila pour le fond, une histoire de la revolution qui change un peu de l éternelle encenssement lu un peu partout et qui sait la replacer dans son contexte politique, historique et social, un ouvrage qui améne a penser autrement, bref une lecture des plus instructives.

      Pour ce qui est de la forme, la plume de Max Gallo est toujours aussi alerte et c est un plaisir de lire (que dis je, de dévorer) cet ouvrage comme on le ferait d un bon polar.

      Les personnages sont vivants, crédibles et on en attendrait presque le film, tant tout cela bouillone de vie !

    • Hallé Pascal
      15 février 2009 12:04

      superbe livre, mais toutefois une remarque LOUIS XIV était déjà mort à la révolution.Dans les 100 visages de la révolution française chercher l’erreur.
      DOMMAGE !

    • moreau
      30 janvier 2009 19:35

      est il possible de savoir combien de tomes sont prevus.merci.

    • Diemer Hubert
      28 janvier 2009 10:43

      Je l’ai lu très rapidement tellement l’action est présente et captivante. On vit ces évènements tragiques à chaque page. Un grand moment d’histoire de France bien romancé dans son ensemble et compréhensible facilement. Un bel ouvrage à lire et j’attends maintenant la suite dans le deuxième tome.

    • DELBOUYS
      28 janvier 2009 08:33

      Magnifique A quand la suite ?
      Salutations
      Albert Delbouys

    • metge sébastien
      26 janvier 2009 20:58

      un ouvrage fort bien fait, exaltant qui se dévore très vite, on s’en extrait avec difficulté et il on y replonge le plus rapidement possible. ce récit nous fait rentrer au coeur de la révolution de manière inédite. on est touché ému aux aguets par le sort tourmenté du roi, fasciné par les personnages historiques de cette époque.
      vivement la sortie du second volume et merci max gallo

L'actualités des Editions XO

Signature :
Guillaume Musso
au Virgin Champs Elysées
jeudi 5 avril à 18h

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