Editions XO

Sauve-moi

  • • Roman français
  • • Parution : 7 avril 2005
  • • 352 pages
  • • Format : 153 x 240 mm
  • • Prix : 19,90 euros
  • • ISBN : 9782845632196
  • En savoir plus sur l'auteur

Voir le site Sauve-moi

Traduit en 14 langues.
  • Présentation

    Après l’immense succès de son pré­cé­dent roman – Et Après…, 300 000 exem­plai­res vendus – Guillaume Musso nous pro­pose une his­toire envoû­tante, pleine de féerie, de sus­pense et d’amour.

    Rien ne pré­dis­po­sait Juliette et Sam à se ren­contrer. Encore moins à tomber amou­reux.

    Leur ren­contre est explo­sive et magi­que. L’espace d’un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la pas­sion. Mais voilà, chacun a menti à l’autre. Sam en se pré­ten­dant marié, Juliette en racontant qu’elle est avo­cate. Juliette doit repar­tir pour Paris, et Sam l’accom­pa­gne à l’aéro­port. C’est l’ins­tant déci­sif où leur destin peut bas­cu­ler, mais ni Sam ni Juliette n’osent pro­non­cer les mots qu’il faut.

    Une demi-heure plus tard, la nou­velle tombe : l’avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le déses­poir.

    Mais il ignore que leur his­toire est loin d’être ter­mi­née…

    www.guillau­me­musso.com

  • Extrait

    Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie. Inscription anonyme gravée sur un banc de Central Park

    C’est un matin de janvier, dans la baie de New York, à l’heure où le jour l’emporte sur la nuit...
    Très haut dans le ciel, au milieu des nuages qui filent vers le nord, nous survolons Ellis Island et la statue de la Liberté. Il fait froid. La ville entière est paralysée par la neige et le blizzard.
    Soudain, un oiseau au plumage argenté crève les nuages et descend en flèche vers la ligne de gratte-ciel. Ignorant les flocons, il se laisse guider par une force mystérieuse qui l’entraîne vers le nord de Manhattan. Tout en lançant des petits cris d’excitation, il survole Greenwich Village, Times Square et l’Upper West Side à une vitesse stupéfiante pour finir par se poser sur le portail d’entrée d’un parc public. Nous sommes au bout de Morningside Park, tout près de l’université de Columbia.
    Dans moins d’une minute, une lumière s’allumera au dernier étage d’un petit immeuble du quartier.
    Pour l’instant, une jeune Française, Juliette Beaumont, profite de ses trois dernières secondes de sommeil.
    6:59:57
    :58
    :59
    7:00:00

    *

    Lorsque la sonnerie retentit, Juliette lança un bras aléatoire vers la table de nuit qui projeta le radio-réveil sur le sol et fit cesser immédiatement le terrible buzzer.
    Elle émergea de sa couette en se frottant les yeux, posa un pied sur le parquet brillant et fit quelques pas à l’aveuglette avant de se prendre les pieds dans le tapis qui glissa sur les lattes cirées. Vexée, elle se releva avec célérité et attrapa sa paire de lunettes qu’elle détestait porter, mais que sa myopie rendait indispensable car elle n’avait jamais supporté les lentilles de contact.
    Dans l’escalier, une collection hétéroclite de petits miroirs chinés dans les brocantes lui renvoya l’image d’une jeune femme de vingt-huit ans aux cheveux mi-longs et au regard espiègle. Elle lança une moue boudeuse à la glace puis tenta de remettre un peu d’ordre dans sa coiffure en arrangeant à la va-vite quelques mèches dorées qui virevoltaient autour de sa tête. Son tee-shirt échancré et sa petite culotte en dentelle lui donnaient une allure sexy et mutine. Mais cet agréable spectacle ne dura pas : Juliette s’entortilla dans une épaisse couverture écossaise et pressa sa bouillotte encore tiède contre son ventre. Le système de chauffage n’avait jamais été le point fort de cet appartement qu’elle partageait depuis trois ans avec Colleen, sa colocataire.
    Et dire que nous payons deux mille dollars de loyer ! soupira-t- elle.
    Ainsi emmitouflée, elle descendit à pieds joints les marches de l’escalier, puis poussa la porte de la cuisine d’un petit coup de hanche. Un chat rond et tigré qui la guettait depuis plusieurs minutes lui sauta dans les bras puis sur l’épaule, au risque de lui labourer le cou avec ses griffes.
    — Halte-là, Jean-Camille ! cria-t-elle en empoignant le félin pour le remettre à terre.
    Le matou poussa un miaulement de mécontentement avant de partir se rouler en boule dans son panier.
    Pendant ce temps, Juliette mit une casserole d’eau sur le feu et tourna le bouton de la radio :
    ... violente tempête de neige qui paralyse Washington et Philadelphie depuis quarante-huit heures a continué de s’étendre sur le nord-est du pays, touchant de plein fouet New York et Boston. Manhattan s’est donc réveillée ce matin sous une épaisse couche de neige qui paralyse la circulation et fait tourner la ville au ralenti.
    Le transport aérien sera très affecté par les intempéries : tous les vols au départ de JFK et de La Guardia ont été annulés ou reportés.
    Les conditions routières sont aussi très difficiles et les autorités conseillent d’éviter autant que possible de se déplacer en voiture.
    Le métro devrait fonctionner normalement mais les services d’autobus seront très perturbés. La compagnie ferroviaire Amtrack annonce un service réduit et, pour la première fois depuis sept ans, les musées de la ville fermeront leurs portes ainsi que le zoo et les principaux monuments.
    Cette tempête, due à la rencontre entre une masse d’air humide en provenance du golfe du Mexique et une masse d’air froid descendant du Canada, progressera dans la journée en direction de la Nouvelle-Angleterre.
    Nous vous recommandons la plus extrême prudence. Vous êtes sur Manhattan 101.4, votre radio. Manhattan 101.4. Vous nous donnez dix minutes, nous vous donnons le monde...

    Juliette frissonna en écoutant ces nouvelles. Vite, quelque chose pour se réchauffer. Elle chercha dans le placard : pas de café soluble, pas de thé. Un peu honteuse, elle en fut réduite à récupérer dans l’évier le sachet de thé utilisé la veille par Colleen.
    Encore toute ensommeillée, elle se posa sur le rebord de la fenêtre pour regarder à travers la vitre la ville drapée d’un manteau blanc.
    La jeune Française était pleine de nostalgie, car elle savait qu’avant la fin de la semaine elle aurait quitté Manhattan.
    Cette décision n’avait pas été facile à prendre mais il fallait bien se rendre à l’évidence : si Juliette aimait New York, New York n’aimait pas Juliette. Aucun de ses espoirs, aucun de ses rêves ne s’était jamais réalisé dans cette ville.
    Après le lycée, elle avait fait une classe prépa littéraire puis une maîtrise à la Sorbonne tout en jouant dans des clubs de théâtre universitaires. Puis elle avait été admise au cours Florent où elle passait pour l’une des élèves les plus prometteuses. Parallèlement, elle avait enchaîné les castings, tourné deux ou trois pubs, fait de la figuration sur quelques téléfilms. Mais tous ses efforts étaient restés vains. Alors, progressivement, elle avait revu ses ambitions à la baisse, acceptant des prestations dans des supermarchés ou des comités d’entreprise, des pièces de théâtre dans les goûters d’anniversaire, des animations à Euro Disney déguisée en Winnie l’ourson.
    Son horizon semblait bouché mais elle ne s’était pas découragée pour autant. Prenant le taureau par les cornes, elle avait fait le grand saut vers les États-Unis. Des rêves de Broadway dans la tête, elle avait débarqué, pleine d’espoir, dans la Grande Pomme avec un statut de jeune fille au pair. Ne disait-on pas que celui qui avait réussi à New York pouvait réussir n’importe où ?
    Pendant la première année, sa garde d’enfant lui avait laissé du temps libre pour améliorer son anglais, perdre son accent et prendre des cours d’art dramatique. Mais aucune des auditions qu’elle avait passées n’avait débouché sur autre chose que de petits rôles dans des pièces expérimentales ou d’avant-garde données dans des théâtres minuscules, des greniers ou des salles paroissiales.
    Par la suite, pour gagner sa vie, elle avait enchaîné les petits boulots : caissière à mi-temps dans une supérette, femme de ménage dans un hôtel sordide d’Amsterdam Avenue, serveuse dans un coffee shop...
    Un mois plus tôt, elle avait pris la décision de rentrer en France. Colleen allait quitter l’appartement pour vivre avec son copain et elle n’avait ni le courage ni l’envie de rechercher une autre colocataire. Il était temps pour elle d’admettre son échec. Elle avait joué à un jeu risqué et avait perdu. Longtemps, elle avait cru être plus maligne que les autres, se jouant des pièges de la routine et des obligations. Mais aujourd’hui, elle se sentait complètement perdue, sans repères ni structures. D’ailleurs, toutes ses économies étaient épuisées et son visa de jeune fille au pair avait expiré depuis longtemps, ce qui faisait d’elle une étrangère en situation irrégulière.
    Son vol de retour vers Paris était prévu pour le surlendemain, si la météo le permettait.
    Allez, ma petite. Arrête de t’apitoyer sur ton sort !
    Elle fit un effort pour se lever, puis migra vers la salle de bains. Elle laissa tomber sa couverture, retira ses sous-vêtements et sauta dans la cabine de douche.
    — Aaaahhhh ! hurla-t-elle en sentant le jet d’eau glacé sur sa peau.
    Colleen s’était lavée la première et il ne restait plus une seule goutte d’eau chaude.
    Pas très sympa, pensa Juliette.
    Se laver à l’eau froide fut une véritable torture mais, comme elle n’était pas rancunière, elle s’empressa de trouver des excuses à son amie : Colleen terminait de brillantes études d’avocate et passait aujourd’hui un entretien d’embauche avec un prestigieux cabinet de la ville.
    Juliette n’était pas narcissique même si, ce matin-là, elle resta un peu plus longtemps devant son miroir. De plus en plus souvent une question la taraudait :
    Suis-je encore jeune ?
    Elle venait d’avoir vingt-huit ans. Bien sûr qu’elle était encore jeune, mais force était de reconnaître que ce n’était plus comme quand elle avait vingt ans.
    Tout en se séchant les cheveux, elle s’approcha du miroir, scruta son visage et aperçut de minuscules rides au coin des yeux.
    Le métier de comédienne, déjà très dur pour les hommes, était encore plus difficile pour les femmes : chez elles, on ne tolérait pas l’imperfection alors que chez un homme elle passait pour une marque de charme et de caractère, chose qui l’avait toujours irritée.
    Elle se recula. Elle avait encore de beaux seins, mais peut-être n’étaient-ils déjà plus aussi hauts que deux ans auparavant.

    Non, tu te fais des idées.
    Juliette avait toujours refusé de faire subir à son corps quelques « ajustements » : doper son sourire au collagène, gommer les rides du front à coup de toxine botulique, rehausser ses pommettes, se créer une petite fossette ou se payer une nouvelle poitrine...Tant pis si elle était naïve, mais elle aurait voulu s’imposer telle qu’elle était vraiment : naturelle, sensible et rêveuse.
    Le problème, c’est qu’elle avait perdu toute confiance en elle. Progressivement, elle avait dû abandonner ses espoirs : devenir actrice de théâtre, vivre une véritable histoire d’amour. Trois ans auparavant, elle avait l’impression que tout était encore possible. Elle pouvait être Julia Roberts ou Juliette Binoche. Puis, peu à peu, le quotidien l’avait usée. Tout son argent passait dans son loyer. Ça faisait des lustres qu’elle ne s’était plus acheté une robe et qu’elle était obligée de se nourrir de raviolis en boîte ou de pâtes à l’eau.
    Elle n’était devenue ni Julia Roberts ni Juliette Binoche. Elle servait des cappuccinos dans un café pour cinq dollars de l’heure et, comme cela ne suffisait pas pour payer le loyer, elle était contrainte d’avoir un deuxième job le week-end.
    Mentalement, elle continua à interroger son miroir :
    Ai-je encore le pouvoir de séduire ? De susciter le désir ?
    Sans doute, pensa-t-elle, mais pour combien de temps ?
    Se regardant droit dans les yeux, elle se lança en guise d’avertissement :
    — Un jour viendra, dans pas si longtemps, où plus aucun homme ne se retournera sur ton passage...
    En attendant, dépêche-toi de t’habiller si tu ne veux pas être en retard.
    Elle enfila un collant et deux paires de chaussettes. Puis un jean noir, une chemise rayée, un pull à grosses mailles et un cardigan en laine frangée.
    Son regard accrocha la pendule et elle s’affola de l’heure déjà bien avancée. Mieux valait ne pas traîner : son patron n’était pas commode et, même si c’était son dernier jour de travail, les intempéries ne seraient pas une excuse.
    Elle dévala les escaliers, s’empara d’un bonnet et d’une écharpe multicolore accrochés au portemanteau puis claqua la porte derrière elle en prenant garde de ne pas « guillotiner » son chat, le téméraire Jean-Camille qui pointait déjà son museau, attiré par l’épaisse couche de neige tombée pendant la nuit.
    Dès qu’elle eut mis le nez dehors, Juliette fut happée par un souffle glacé. Elle n’avait jamais vu New York aussi calme.
    En quelques heures, Manhattan s’était transformée en station de ski géante. La neige donnait aux rues de la métropole des airs de ville fantôme et rendait la circulation très périlleuse. D’épaisses congères s’étaient formées sur les trottoirs et aux carrefours. Les rues, d’habitude bruyantes et encombrées, n’étaient plus empruntées que par des 4 × 4, quelques taxis jaunes et de rares passants chaussés de skis de fond.
    Retrouvant un moment le parfum de l’enfance, Juliette leva la tête et attrapa un flocon avec sa bouche. Elle faillit tomber et écarta les bras pour garder son équilibre. Heureusement, la station de métro n’était pas loin. Il suffisait juste d’être prudente et de ne pas gliss...
    Trop tard. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle valdingua et atterrit le nez dans la poudreuse.
    Deux étudiants passèrent à côté d’elle sans l’aider à se relever et se mirent à rire méchamment. Juliette se sentit humiliée et eut soudain envie de pleurer.
    Décidément la journée commençait mal.

  • Interview de l’auteur

    Après le grand succès de Et après…, vous publiez Sauve-moi votre deuxième roman chez XO. Pouvez-vous nous en présenter le thème ?

    Guillaume Musso : Sauve-moi est une histoire d’amour et de suspense avec, en arrière-plan, une petite touche de surnaturel. L’idée est partie d’une interrogation très simple : et si l’amour pouvait défier le destin… Le roman débute ainsi par le coup de foudre à New York entre Juliette, une jeune Française qui rêve de devenir actrice et Sam, un médecin brisé par le suicide de sa femme. Paralysés par la peur d’aimer, ils se quittent à l’aéroport sans s’être avoué leurs sentiments. Juliette prend un avion pour rentrer en France, mais le vol New York-Paris s’abîme dans l’Atlantique en ne laissant aucun survivant. Pourtant, leur histoire est loin d’être terminée… Pourquoi ? Je laisse au lecteur la surprise de le découvrir dans le livre. Disons tout de même que le roman aborde la question du rôle du hasard et du destin. Dans quelle mesure avons-nous réellement le contrôle de notre vie ? Est-ce que tout est hasard ou bien certains événements doivent-ils arriver coûte que coûte ?

    On retrouve dans ce roman un style et une ambiance qui vous sont propres. Comment les définiriez-vous ?

    Guillaume Musso : J’essaie d’écrire des livres que j’apprécierais en temps que lecteur. Je me fais donc un devoir d’invention permanente. J’aime que l’histoire raconte quelque chose d’original, je veux que l’on vibre avec les personnages, que l’on rie, que l’on pleure, et que, lorsqu’on referme le livre on se sente plus heureux qu’on ne l’était auparavant… Il n’y a rien de pire qu’un livre où l’on s’ennuie. En choisissant notre livre parmi beaucoup d’autres, le lecteur nous accorde sa confiance et le moins que l’on puisse faire est de ne pas le décevoir. C’est pourquoi j’essaie de soigner particulièrement le rythme de mon histoire pour faire en sorte qu’une page en appelle toujours une autre et que l’on ne puisse plus poser le livre une fois qu’on l’a commencé.

    Le surnaturel fait parfois irruption dans la vie de vos héros…

    Guillaume Musso : Le surnaturel est un ressort que j’utilise comme parabole pour évoquer ce qui passionne vraiment : les relations entre les gens, les sentiments, le sens que l’on donne à sa vie... Au début de mes romans, les personnages sont bien ancrés dans le réel puis il se produit un événement qui les déstabilise. Quelque chose qui ne peut s’expliquer rationnellement. À partir de là, il y a deux possibilités : ou bien il s’agit d’un produit de leur imagination, ou bien l’événement a véritablement eu lieu. Et c’est dans cet état d’incertitude – pour le lecteur comme pour les personnages  que réside tout le sel de l’histoire. En tant qu’écrivain, j’utilise donc le surnaturel et les questions posées par l’au-delà comme un élément dramatique efficace, mais il ne faut pas prendre cela pour de l’ésotérisme !

    Il y a dans Sauve-moi une histoire d’amour forte et originale. Au moment de la sortie de Et après… vous disiez d’ailleurs qu’il y aurait toujours une dimension sentimentale dans vos romans…

    Guillaume Musso : Et je le pense toujours ! Dans la vie, l’amour c’est quand même ce qu’il y a de plus intéressant, non ? Dans Sauve-moi, il y a en fait une triple histoire d’amour : Un coup de foudre d’abord entre Sam et Juliette. L’amour leur tombe dessus alors qu’ils ont justement décidé de mettre leur vie sentimentale entre parenthèses. Puis une histoire entre Grace et Mark qui aborde la question du non-dit en amour, à travers l’itinéraire d’un homme qui, à trop tarder à avouer ses sentiments, a fini par perdre la femme qu’il aime. Enfin, une histoire d’amour filial entre une mère et sa fille qu’elle n’a plus revue depuis dix ans.

    Quelles sont vos sources d’inspiration ? D’où vous viennent vos idées ?

    Guillaume Musso : Les idées viennent de partout : des livres, des films, de l’actualité, de mon propre vécu… Sinon, j’aime bien observer les gens, au restaurant, dans le métro, dans les magasins... Ça permet de capter l’air du temps, de saisir des situations, des dialogues, des émotions… Dès que quelque chose me marque, je le note dans mon ordinateur et au bout d’un moment, à force de confronter des idées les unes aux autres, certaines vont se relier entre elles et une trame finit par se dégager.

    Comment bâtissez-vous vos histoires ?

    Guillaume Musso : Je n’essaye surtout pas d’appliquer une recette ! ça ne marche pas et ça dénature le plaisir d’écrire. J’essaye plutôt de raconter une histoire « sincère », c’est-à-dire une histoire qui s’accorde avec mes sentiments du moment. Souvent je sais que je tiens un sujet lorsqu’une image obsédante revient à la charge dans mon esprit. Pour Sauve-moi c’était l’image d’un couple dans Manhattan : un homme et une femme qui se faisaient face au milieu d’une tempête de neige. Je savais seulement que quelques secondes plus tôt ils ne se connaissaient pas et que cette rencontre allait changer leur vie. Puis, à partir de cet instantané, tout s’est mis en place progressivement avec beaucoup de travail. Je ne crois guère à l’inspiration toute puissante : je n’attends jamais que l’inspiration me vienne pour commencer à travailler, mais c’est parce que je travaille que vient l’inspiration. Généralement, je passe plusieurs mois à peaufiner la structure du livre. J’ai besoin de savoir où je vais, même si je ne sais pas toujours quel chemin je vais emprunter pour y arriver. Parallèlement, je travaille beaucoup sur les personnages en faisant des fiches biographiques très détaillées pour les connaître parfaitement. Même si les trois quarts de ces renseignements ne se retrouveront pas dans le livre, c’est la condition sine qua non pour avoir des personnages crédibles. Puis je m’attelle à la rédaction et, si tout se passe bien, les personnages vont commencer à vivre leur vie propre et à s’émanciper de ce qu’on avait prévu pour eux. De là naissent des retournements de situations que l’on n’avait pas imaginés au départ. Pour l’écrivain, c’est le moment le plus excitant : lorsque les personnages tentent de vous échapper et de vous imposer des choses !

    Vos romans ont des aspects très cinématographiques. Votre livre précédent Et après... s’est d’ailleurs vu décerner le prix du meilleur roman adaptable et va bientôt devenir un film. Où en est le projet ?

    Guillaume Musso : Le cinéma étant l’une de mes grandes sources d’inspiration, c’est presque naturellement que la construction de mes livres ressemble à celle de certains films avec un côté visuel, une structure très découpée et une tension qui court tout au long de l’histoire. Pour quelques séquences, je me suis aussi inspiré du rythme de certaines séries de qualité comme Urgences, 24 heures ou Alias. Pour autant, un roman doit conserver une dimension littéraire. Je pense en particulier à la caractérisation des personnages, souvent plus riche dans les livres qu’au cinéma. Quant à l’adaptation de Et après…, elle avance bien. Les droits cinématographiques ont été achetés par Fidélité qui a produit, entre autres, Podium et les films de François Ozon. La phase d’écriture du scénario touche à sa fin et le film se tournera sans doute l’hiver prochain, à New York, en anglais et avec un casting international.

  • Critiques Presse

    « Une plume en or qui nous parle d’amour, de la vie et du hasard. » Nice-Matin, 31 décembre 2005.

    « Guillaume Musso est un jeune écrivain de trente ans dont l’avenir s’annonce radieux. » Gala, 10 août 2005

    Des questionnements existentiels dans lesquels chacun devrait se retrouver. » Psychologies Magazine, juillet/août 2005.

    « Roman envoûtant qui mêlent amour, suspense et surnaturel » Ici Paris, 10 mai 2005

  • Avis des lecteurs ( 33 avis )

    Donnez votre avis sur cet ouvrage

    • Amélie
      21 février 2011 13:43

      Sauve moi est le premier livre que j’ai lu de Guillaume MUSSO et je l’ai adoré tout comme j’ai par la suite aimé tous les autres. Merci pour ce suspens qui nous fait attendre la fin du livre avec tant d’impatience.
      Merci pour toutes ces émotions et ces bons moments passés à lire ce livre et les autres.

    • Kenza, 15 ans.
      18 septembre 2009 19:44

      L’un de mes romans préferés,tout comme G.Musso est l’un de mes auteurs préferés.

      Sauve-moi est le premier livre que j’ai lu de Guillaume Musso. Au debut, je ne m’attendais pas à ce que cela soit un roman aussi... Passionnant. Pourtant, dès la première page, et surtout dès la première citation des nombreuses figurant dans ce livre, j’ai su que je n’allais pas m’arrêter de lire avant de l’avoir fini.
      Un grand bravo à l’auteur.

    • Sébastien
      6 juillet 2008 18:36

      Pour ma part je suis de ces gens qui n’ont jamais lu un bouquin de leur vie, et j’ai connu par hasard "Parce que je t’aime" et là une révélation ... j’ai "dévoré" son livre et le mot est faible.
      Moi qui avait du mal à me concentrer sur mes lectures je me suis rendu compte qu’il me fallait un livre écris de la même manière qu’un film, il me semble même que si je devais le comparer à un réalisateur de cinéma je dirai sans hésiter M.Night Shyamalan car ils ont tout deux un talent incroyable pour faire monter le suspens ... merci MONSIEUR Musso de m’avoir donner envie de Lire ... Merci

    • Alicia
      5 juillet 2008 18:05

      Je suis peut être ( peut être ) la seule ado ( Oui bon presque !! ) postant un message sur ce site.

      J’ai déja lu parce que je t’aime et je suis en pleine lecture de Sauve moi. Et honnetement, ils sont géniaux !! Dès que je finis Sauve moi, je cours acheter Et apres... ou encore Seras-tu là ? !!! Ils me tentent tous autant les uns que les autres !! En tout cas, Parce que je t’aime est génial !! je ne m’attendais pas du tout a cette fin envoutante. C’est totallement inattendu !! J’ai du relire au moin 2 foix pour être sur de bien avoir compris ! Sinon Sauve moi est tres absorbant. J’adore lire, écrire et j’adore vraiment la littérature ! Mon métier plus tard ?? Romanciere ou même Journaliste, en tout cas tant que c’est en rapport avec la littérature et que ce n’est pas des maths, ça me va !! enfin bref voila voila je vais vite retourner a mon livre et ne plus le lâcher jusqu’a ce soir. Alicia. 13 ans

    • Emma78160
      30 avril 2008 19:25

      J’ai adoré ! C’est une histoire magnifique que vivent les personnages (enfin il faut le voir par certain coté). L’amour de Sam et Juliette, Grace et le policier...bref, très émouvant, très poignat encore une fois. Et superbement écrit.

    • Michèle
      13 novembre 2007 16:48

      Un pur régal, j’ai decouvert "parce que je t’aime" chez une amie, je l’ai lu avec empressement mais aussi navrée d’arriver à la fin. Si bien que de retour chez moi me suis précipitée dans une librairie pour en acheter d’autres. Merci Guillaume de nous enchanter par tes livres, bien aussi les citations en début de chapitre ! Que du bonheur ! j’ai hâte d’en découvrir d’autres, donc à ton stylo et à ton imagination Guillaume, j’adoooooooore et je fais partager mon enthousiasme à mes amies.

    • sylvain de perpignan
      1er novembre 2007 10:40

      bravo Guillaume,
      je viens de lire les 4 romans parus à ce jour et je me suis vraiment régalé.
      j’attends avec impatience la sortie d’un nouveau. et c’est qd d’ailleurs car j’ai du mal à trouver la réponse à cette question.

      merci et continuez comme cela guillaume, cela nous sort de notre quotidien.

    • Karine
      13 octobre 2007 03:35

      Que de plaisirs et d’excitation a lire ce magnifique roman ! Des intrigues qui nous tiennent en haleine, une magnifique histoire d’amour et le style littéraire est tout simplement doux et coulant !
      Plusieurs larmes ont coulés, mais quel bonheur d’avoir lu ce roman ! Merci d’écrire si bien !

    • Florine
      29 septembre 2007 15:44

      La lecture ce n’est pas mon truc... pourtant, quand ma mère s’est acheté "sauve moi", j’ai regardé le résumé : j’ai été très attirée par l’histoire !
      résultat : je l’ai lu en 2 jours !
      j’ai vraiment A-DO-Ré !!!
      D’ailleurs il est sans hésitation mon livre préféré !
      Je trouve cette histoire est magique ! de plus.. elle fait réfléchir sur la vie en général, et fait prendre conscience de certaines choses je trouve !
      ET j’aime beaucoup cette idée de mettre une citation au début de chaque chapitre !
      Chapeau Guillaume Musso
      (on attend avec impatience vos nouvelles oeuvres :-p)

    • Sylvie
      25 août 2007 02:34

      Bravo ! J’ai adoré ! J’ai eu 2 nuits sans sommeil.. pressée de lire la suite !! Je vais acheter les autres... !! Merci !! Merci !!

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L'actualités des Editions XO

Signature :
Guillaume Musso
au Virgin Champs Elysées
jeudi 5 avril à 18h

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