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César Imperator

César imperator, le portrait fascinant de celui qui fit de Rome, pour quatre siècles, le centre du monde.
L’immense Empire romain a régné quatre siècles sur le monde. Il a été créé par un homme d’une stature exceptionnelle, secret, ambitieux mais attachant, Jules César, auquel Max Gallo restitue toute sa fascinante humanité

On le connaît vainqueur de Vercingétorix et séducteur de Cléopâtre, on le sait brillant écrivain et excellent orateur, mais peut-on imaginer ce qu’il lui a fallu d’énergie, de courage, d’habileté politique et militaire, pour parvenir à conquérir à lui seul le monde méditerranéen dans son entier, de l’Espagne à l’Asie, de l’Egypte aux côtes africaines…, tout en menant de front une guerre civile contre Pompée afin de revenir vainqueur dans Rome et d’y régner sans partage.

César est un homme seul, même marié (plusieurs fois), même à la tête de ses armées, même dans les bras de ses jeunes et beaux secrétaires, même au milieu du peuple romain qui l’acclame parce qu’il a su aussi prendre aux riches pour donner aux pauvres et redistribuer les terres aux soldats. Seul et donc en perpétuel danger. Ce qui ne semble pas lui déplaire…

Mais à force d’être grand, on peut perdre ses repères. Siégeant sur un trône d’or, dictateur et consul à vie, grand pontife et imperator, il n’a pas su voir, aveuglé par sa propre gloire, les poignards qui le guettaient dans l’ombre.

Grâce à cet étonnant récit de Max Gallo – historien mais aussi, d’évidence, confident du héros, avec ce que cela comporte de compréhension et de reproches –, il est passionnant de comprendre comment les grands hommes se construisent peu à peu, et comment ils se trompent… Son monde sans doute était cruel, mais nous lui devons les fondements de la civilisation occidentale, autrement dit notre Histoire !

Interview de l’auteur

Après Martin, Clovis et Bernard, ces trois grandes figures chrétiennes dont vous avez retracé les vies récemment, comment affronte-t-on un empereur romain né un siècle avant le Christ ?

Max Gallo : Ce qui m’a intéressé dans Jules César, c’est que nous nous trouvons à une époque où la politique est nue et où la cruauté est assumée, quotidienne, ne posant aucun problème à ceux qui la mettent en œuvre ou la subissent. C’est le temps de l’absence de la compassion, peut–être pas de la charité mais en tout cas de la compassion, une époque où on tue sans remords et où on meurt sans crainte… César, et autour de lui les légions, les consuls, sont réellement dans l’action immédiate, dans le meurtre — que symbolise d’ailleurs le spectacle des gladiateurs… Dans cette cruauté admise, cette logique des rapports de force, la morale — au sens où nous l’entendons, la morale chrétienne — ne joue aucun rôle.

Tout a été dit sur César, le meilleur comme le pire : grand écrivain, grand conquérant mais destructeur de l’Etat, génie du mal… affirme Cicéron ; Pline honore son intelligence mais hait la cruauté de ses méthodes ; sans oublier le « débauché », « le mari de toutes les femmes et la maîtresse de tous les maris… ». Au Moyen Âge, on le compare à Charlemagne, puis Shakespeare s’en empare… Plus près de nous, Nietzsche semble fasciné par le « sage »… Et vous, comment le définissez-vous ?

M. G. : Mon propos n’est ni de le justifier ni de le condamner. Beaucoup ont critiqué l’homme de la politique de force, du coup d’Etat, de la violence, de la guerre, d’autres ont été fascinés par le grand bâtisseur qui s’appuie sur les couches les plus populaires et qui est à l’origine de l’Empire romain… Moi, je suis hors de ce débat du bien ou du mal ; mon enquête, ma biographie a pour objet de comprendre comment on devient César et ce qui vous pousse en avant… Il y a d’abord ce sentiment qu’il a d’appartenir à une généalogie prestigieuse — on pourrait appeler ça une idéologie —, il pense descendre des dieux et des rois ! Etre le descendant de la Vénus Victorieuse, faire partie de la famille des Iule, avec de plus une éducation extrêmement élaborée, lui donnent dès son enfance cette sorte de tranquillité face à un destin que les dieux, il en est sûr, ont dessiné pour lui…

Et le tout entretenu par la grande influence de sa mère…

M. G. : Oui, et par le fait qu’il appartient à la classe dirigeante, à l’aristocratie romaine. Tout cela concourt à lui donner cette sorte de certitude, d’assurance, ce qui n’interdit évidemment ni la tactique ni la prudence, ni la patience, ni cette hésitation qui lui vient par exemple au moment de franchir le Rubicon, ou pas… Cette question du bon moment pour s’engager…

A trente-trois ans, alors qu’il se trouve à Cadix devant la statue d’Alexandre le Grand, il a un moment de désespoir… Pourquoi ?

M. G. : Là, il est confronté avec un destin qui est symbolique pour toute l’Antiquité. Alexandre est un personnage qui touche à la divinité… Et César, face à ce mythe qui avait déjà tout réussi au même âge, s’interroge… Il est déjà tout à fait haut dans la hiérarchie, car il a presque franchi tous les grades avec un peu d’avance sur le terme habituel, mais il s’interroge en effet sur son parcours… C’est à la fois un homme de décision et de prudence, celui qui sait attendre, qui sait analyser. Et c’est ça qui est fascinant chez lui ! Quand il s’allie avec Pompée et Crassus, ses deux rivaux, il propose juste un triumvirat parce que ce n’est pas encore le temps de s’imposer lui-même.

On lui prête une vie de débauché : des hommes, des femmes… A-t-il jamais été amoureux ? Et a-t-il eu de vrais amis ?

M. G. : C’est difficile de répondre avec certitude… Mais je crois que c’est d’abord un être totalement tourné sur lui-même. Il aime la jouissance et cultive l’émotion et les plaisirs à l’évidence… Est-ce de l’amour au sens où nous l’entendons ? Je ne le pense pas. Je ne crois pas que ce soit l’homme d’une passion autre que celle de la réalisation de son destin, de la recherche de sa gloire, en tout cas c’est ce qu’il nous reste de lui quand on lit ses écrits, quand on observe son parcours. Ce qui transparaît, c’est cette jouissance que donne l’intelligence et la pratique de la volonté, que donne le calcul, et que donne en même temps la réussite… Mais c’est un solitaire.

Il a eu au moins des admirations, y compris dans ses écrits… Vercingétorix, par exemple…

M. G. : Il avait tout intérêt à grandir la personnalité de Vercingétorix, puisqu’il l’a battu ! La Guerre des Gaules, c’est une belle œuvre auto-glorificatrice… Et ce qui est intéressant, c’est la modernité de la pratique qu’a César de la conquête du pouvoir — Napoléon l’avait bien compris, lui qui a écrit des commentaires, le crayon à la main, sur les Commentaires de la guerre des Gaules ! Après avoir franchi tous les grades par un parcours normal, César sait bien que pour passer à l’étape supérieure, il lui faut disposer de troupes, de légions, d’une province, et il lui faut surtout la guerre… César a délibérément provoqué la guerre contre les Helvètes, la guerre des Gaules, parce qu’il avait besoin de cette guerre, et d’une guerre victorieuse — ne serait-ce que par rapport à son rival, Pompée, qui avait obtenu avant lui des succès militaires — pour pouvoir s’entourer d’hommes fidèles en distribuant du butin, et en même temps pour obtenir cette symbolique de la victoire qui lui permettrait, rentrant dans Rome, de franchir une étape vers le pouvoir… Etre alors celui qui a vaincu à la fois sur l’Océan et sur le Rhin… !

César veut être « le premier »… Il veut donc régner sur le monde et il y réussit, mais au-delà, a-t-il des ambitions plus « humaines », comme la citoyenneté ?

M. G. : Citoyenneté, oui, de ce point de vue aussi, c’est un novateur et un bâtisseur. Il a très vite compris que la République, avec son extension géographique et donc démographique, avait besoin d’un autre type de régime, qu’elle ne pouvait plus être gouvernée par une petite aristocratie, et qu’il lui fallait donc étendre la citoyenneté à la Gaule cisalpine par exemple, à l’Espagne, et en Gaule, pour assimiler et essayer de faire effectivement des citoyens en distribuant des terres aux soldats, en bâtissant ce nouveau régime qu’on appellera l’Empire et qui verra sa perfection plus tard, sous les Antonins, vers le IIe siècle après J.-C. Il a été, vraiment, un précurseur, un fondateur, et sa mort, au-delà de raisons particulières, s’explique parce qu’il était en avance et que la société romaine, les aristocrates, Brutus et d’autres, ne pouvaient pas accepter l’idée d’un pouvoir unique…

Pourquoi alors ce grand stratège, justement, n’a-t-il pas prévu — ou voulu prévoir — son assassinat ?

M. G. : Il a trop cru à son destin… Au fond, il a été victime de cette idée de supériorité qui lui a donné le sentiment que rien ne pouvait lui résister, et qu’il allait une fois de plus l’emporter, quoi qu’il arrive.

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la presse en parle

« Cette saga en dix parties file comme une superproduction de CinémaScope sans pesanteurs, avec ses images montées serré, sa narration au présent, ses dialogues incisifs et brefs. […] Ave Gallo Romain. », L’Express

« Magistrale biographie » France-Soir

« La saga d’un géant de l’Histoire, fondateur de l’empire romain, contée par Max Gallo qui a ce talent unique de nous faire pénétrer l’intimité des héros dont les aventures deviennent nôtres. » Télé Loisirs

« Quelle histoire ! Et quel personnage ! » La Provence

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