Conquérant de l’impossible

20 000 kilomètres sur le cercle polaire arctique : une aventure sportive et humaine extraordinaire.

« J’ai failli mourir dans l’eau glacée, j’ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j’ai survécu à des températures de moins soixante ; j’ai fait des détours de mille deux cents kilomètres dans la nuit totale de l’hiver arctique, j’ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés, j’ai lutté cinq jours et cinq nuits, dans mon bateau crevé par un tronc d’arbre, j’ai perdu tout mon équipement et j’ai commencé à brûler vif… l’Arctique est sans pitié. Tout ce que j’ai affronté était nouveau pour moi. Je n’ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j’ignorais les souffrances qu’elles représenteraient. »

Mike Horn est un aventurier de l’extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. Cette aventure, il l’a vécue aussi comme un véritable voyage vers l’humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu’à un fil, la solidarité est exemplaire. Et, comme il le dit lui-même :

« Je crois à la générosité profonde de la nature humaine. Elle est simplement étouffée par la vie sociale. Là où je vais, la mascarade cesse et le meilleur ressort. »

Interview de l’auteur

« J’ai commencé les expéditions très jeune. A huit ans, en Afrique du Sud où je suis né, j’ai pris mon vélo pour rejoindre la ferme de mon oncle, à trois cents kilomètres. Dans ma famille, on aimait le sport, et j’ai toujours voulu aller plus loin, plus vite, plus haut… Chacun développe les talents qu’il a, et le mien, c’est l’aventure.

Enfant, je ne comprenais pas pourquoi tous ces aventuriers voulaient aller dans ces contrées froides, ces déserts glacés et inhabités. Et pourquoi beaucoup de ces expéditions s’étaient perdues. Je voulais comprendre quelles erreurs ils avaient commises. Mais bien sûr ces destinations demandent beaucoup de moyens financiers…

Après mon premier tour du monde, j’avais les sponsors pour le matériel, l’expérience pour préparer l’expédition. Ce qui me manquait, c’était un premier contact avec le Grand Nord. J’ai donc monté une traversée du Groenland avec deux copains, puis je me suis lancé à la conquête du pôle Nord. Ça ne s’est pas très bien passé, puisque mes doigts ont gelé que j’ai dû être rapatrié en Russie et opéré – de légères amputations. Mais cela m’a motivé. Je ne voulais pas arrêter alors que tout allait mal. Ça a été une de mes plus grandes expériences, tout simplement parce que ça a été mon premier échec. Je ne pouvais pas y parvenir, sauf à risquer de perdre mes mains. Mais pour continuer à vivre ma vie d’aventurier, j’avais besoin de mes mains. Pendant dix jours, je me suis demandé si atteindre le pôle valait la peine que je prenne ce risque. « Qu’ai-je appris ? » « De quoi mon futur va-t-il être fait ? » Toutes ces questions me hantaient. Puis je me suis dit que j’avais fait mon apprentissage, que j’avais testé mon matériel et fait des erreurs que je ne devais pas refaire… L’Arctique est un maître très dur. Les habitants de ces régions – les Inuits, les Tchouktches – ne voyagent jamais pendant l’hiver.

À moins soixante, personne ne viendrait à mon secours s’il m’arrivait quelque chose… Partir en ayant déjà expérimenté de vraies difficultés, un péril vital, est donc une force.

La frontière entre la vie et la mort est parfois fragile. Mais soit on est vivant, soit on est mort. Et ce sont les décisions que l’on prend qui font la différence. Quand je pars, j’ai toujours à l’esprit qu’il peut m’arriver quelque chose. Et je me prépare à cela. J’imagine tout ce qui peut se produire et j’essaye d’y préparer mon corps. C’est la nouveauté qui est dangereuse. Quand je suis tombé dans l’eau glacée, ou encore, en Sibérie, quand le vent a entraîné mon traîneau, m’a fait tomber, et que la neige a commencé à me recouvrir, alors qu’il faisait moins cinquante, il était plus facile de mourir que de rester vivant… Il me fallait quelque chose de plus que ma bonne condition physique. Une force mentale. Et j’ai encore une force supplémentaire : une famille qui m’attend à la maison. Ma femme et mes deux filles me donnent la liberté de faire ce que je fais, mais il y a une contrepartie : je dois rentrer vivant. Je le leur ai promis.

Pour moi, il y a une grande différente entre être vivant et vivre. Moi, je suis vivant. J’ai une passion et je la suis. »

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la presse en parle

« Ce gars-là ne craint ni le chaud, ni le froid, ni la faim, ni la soif, ni la douleur, ni l’épuisement. Histoire d’un baroudeur qui a choisi d’explorer ses propres limites en parcourant le globe. » Le Nouvel Observateur

« Mieux qu’un cap à suivre, (Mike) Horn est un héros à lire. » Benoît Heimermann, L’Equipe

« Une succession ininterrompue de frissons, d’émotions, de sensations fortes, qui vous arrachent des larmes ou des fous rires. » Gala

« Conquérant de l’impossible, est un livre saisissant que vous lirez passionné du début à la fin par le récit jamais privé d’humour de ce diable d’aventurier de la banquise jouant à survivre, dit-il, comme d’autres vont au bureau. » Télé Z

versions étrangères

Traduit en 6 langues

  • Allemagne : Piper
  • Bulgarie : Vakon
  • Corée : Saebyuk Jeongshin
  • États-Unis : St Martin's press
  • Roumanie : Rao
  • République Tchèque : Alpress

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