La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry

Il était juste parti poster une lettre.
Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.
Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.

« Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. »

Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.
Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.
Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils David.
Pour nous tous.

« Dans une langue précise et aérienne, Rachel Joyce conduit Harold des déserts amers du regret vers les hauteurs lumineuses de la rédemption avec une clairvoyance et une émotion presque insoutenables. » Sunday Times

Interview de l’auteur

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… vit le jour, il y a six ans, sous la forme d’une pièce radiophonique que j’écrivais pour la BBC, alors que mon père était en train de mourir d’un cancer. Je savais qu’il ne serait plus là pour l’entendre, et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé (…).

La pièce avait alors pour titre : To be a pilgrim.

Elle a reçu le Prix Tinniswood de la meilleure pièce radiophonique. Il n’en a rien su non plus.

Depuis plusieurs années, je voulais écrire un livre, mais sans y croire vraiment. J’en avais démarré l’écriture à plusieurs reprises mais je m’étais vite arrêtée. Et puis il y a deux ans, j’ai pris ma décision : le moment était venu ! J’ai commencé à écrire une histoire totalement différente, une fable beaucoup plus sombre mais il s’est avéré assez vite que je n’étais pas vraiment dedans. J’ai alors compris que ma pièce radiophonique était encore en moi et qu’elle devait me servir de point de départ. Un beau matin, je me suis mise à écrire et à partir de là, c’est devenu compulsif et obsessionnel. J’ai laissé tout le reste en plan, je ne voulais plus penser à rien d’autre qu’au livre.

Il y a eu des moments où j’ai perdu confiance, où j’ai voulu abandonner. La plupart du temps, lorsque vous écrivez pour la radio, c’est une commande. La pièce a déjà sa place dans le monde. Avec un livre, rien de tout ça ! Vous devez juste continuer à penser que vous avez raison de ne pas arrêter. Cela devient vraiment difficile quand vous n’avez plus un sou sur votre compte en banque. Sans parler du voyage d’Harold, le livre en lui-même était un acte de foi. D’ailleurs, les hauts et les bas d’Harold furent souvent parallèles aux miens et c’est ce qui m’a permis de ne jamais lâcher.

Ce livre, de toute façon, je devais l’écrire. Il ne m’aurait pas laissée tranquille. J’ai commencé à écrire la nuit, quand ma famille dormait. Parfois, il m’arrivait de me garer brutalement sur le chemin de l’école afin de jeter des notes sur des bouts de papiers. D’ailleurs mes enfants sont devenus vraiment doués pour prendre des notes ! L’autre jour, j’ai retrouvé l’une d’entre elles dans un de mes sacs. Ma fille y avait écrit : « quelle est l’attitude d’Harold fasse à l’alcool ? ».

Pendant que j’écrivais le livre, j’écoutais beaucoup les autres. Je me servais beaucoup de ce que je pouvais observer chez eux. Les gens me touchent. Parfois, je pense que je ressens pour eux plus que je ne peux le dire. Je l’injecte dans ce que j’écris. Je faisais la même chose lorsque j’étais comédienne J’exprimais des choses venues de l’intérieur qui n’auraient pas pu s’exprimer autrement que par le jeu.

Mon père n’est pas le sujet de mon livre. Le sujet, c’est peut-être moi qui ne voulais pas que mon père meure. C’était un homme en forme et à l’esprit vif. Son combat contre le cancer a duré quatre ans. En être le témoin fut extrêmement douloureux. Il diminua, diminua, diminua. Il n’en parlait pas et ne souhaitait pas que nous en parlions. Il a insisté pour faire une course de vélo entre Londres et Brighton juste après une opération. Après une autre intervention, je suis allée le voir à l’hôpital, il était au plus mal mais toujours impeccable, en chemise et cravate. Tout comme Harold. Lorsque nous étions enfants, il nous construisait des modèles réduits en bois extrêmement sophistiqués. C’est le dernier cadeau que je lui ai fait. Je lui ai également acheté un couteau spécial. Il a déballé son cadeau sur son lit d’hôpital, il l’a regardé et je crois me rappeler qu’il a dit : « Bon sang ». Je n’ai pas souvenir qu’il l’ait jamais sorti de sa boîte.

J’ai écrit ce livre avec mon coeur. J’ai essayé d’imaginer une histoire qui ne suive pas vraiment les règles. Je voulais que le lecteur se croie quelque part, et qu’il se découvre en fait ailleurs. Je voulais rendre l’inimaginable imaginable.

J’ai également mis dans ce roman beaucoup de choses que j’ai vécues. Mon mari, Paul, est né à Knighsbridge. Harold et Maureen vivent dans la maison dans laquelle il a grandi. La grange dans laquelle Harold a passé sa première nuit à Stroud se trouve dans notre village. J’ai travaillé pendant un été à Bickleigh Mill (où Harold achète des sets de table). Chaque jour, j’ai devant les yeux le spectacle de la vallée de Gloucester, le lieu-même où Harold comprend pourquoi il marche ainsi.

Ce qui est le plus excitant maintenant, c’est que plein de gens dans le monde commencent à lire l’histoire d’Harold et la comprennent. Ils savent de quoi je parle. Je suis encore très émue à l’idée que ce livre et ces personnages, avec qui j’ai cheminé seule pendant longtemps, soient tout à coup livrés au monde, à l’idée qu’en rentrant dans une librairie ou un café je puisse voir quelqu’un que je ne connais pas en train de lire leur histoire. Peut-être même dans une langue que je ne connais pas.

C’est un peu comme quand vous voyez quelqu’un dans un train et que vous imaginez sa vie. Lui-même ne sait pas que vous l’avez remarqué. Vous vous sentez connecté.

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la presse en parle

« Un roman d’une rare puissance, où on bascule sans cesse du rire aux larmes. Inoubliable. »
Le Parisien

« À la façon d’un road movie, le premier roman de la Britannique Rachel Joyce nous fait suivre avec brio les tribulations d’Harold (…) Un roman tantôt drôle, tantôt poignant, assurément plein de charme. »
Version Femina

« (…) écrit avec le cœur, [le récit de Rachel Joyce] met le lecteur en état de grâce et d’empathie. »
La Vie

« Un premier roman anglais tendre et drôle (…), un incroyable voyage, une promenade pour la vie ! »
Ouest France

« Un premier roman épatant. »
Notre Temps

« Une lecture réjouissante. »
Femme actuelle

« Une écriture à l’anglaise, où l’humour côtoie le tragique. »
La Voix du Nord

« Une histoire magnifique, teintée d’humour british »
Avantages

« Une quête émouvante racontée avec pudeur, humour et légèreté. »
Maxi

« Réjouissant. »
Psychologies Magazine

« Un roman poignant, non seulement plein d’amour et d’espoir, mais aussi de mélancolie et de tristesse (…) Saisissant. »
Aufeminin.com

« Rachel Joyce nous invite à déposer sur le côté du chemin nos erreurs passées pour apprécier le présent et l’amour de nos proches. »
Métro

« Un livre délicieux, à la fois, drôle poétique et philosophique (…) Vraiment une très jolie histoire qui donnerait presque envie de se lancer sur les grands chemins. »
Le Dauphiné Libéré

« Un livre poignant sur la rédemption, sur l’amour comme force de vie. »
Questions de femmes

« Un hymne (…) qui vante la lenteur et la rencontre. Le souvenir et le manque. La reconstruction. »
L’Est Républicain

« Ce voyage est (…) celui d’une formidable quête intérieure aux couleurs d’une rédemption. (…) Un coup de maître. »
TV Envie

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