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Le bonheur n’est pas interdit

« Le bonheur est un pont entre deux souffrances. De la passerelle au viaduc. Je vais tenter de t’aider à dessiner et construire ces arches de secours.

Je te propose un petit voyage au pays du sourire et du bien-être. À partir de mes propres interrogations, de mes failles et de mes blessures, je vais tenter de t’aider à résorber les tiennes. De la même manière que je suis arrivé, à force d’application, à cautériser chacune de mes plaies intimes.

Alors, écoute la parole d’un sage encore turbulent. Un vieil artiste sans grande importance, au nez de clown et au cœur écarlates. Un homme enfant, surtout, qui n’a jamais lâché la main du gamin qu’il était.

Un survivant. »

Dans ce livre très personnel, Patrick Sébastien nous confie les secrets qui lui ont permis de rester debout malgré toutes les épreuves. Un texte tendre, grave, drôle et poétique, qu’il a écrit pour partager une conviction profonde : quelle que soit sa situation, le bonheur n’est pas interdit. Une bouffée d’énergie et d’optimisme.

Interview de l’auteur

Comment résumeriez-vous votre livre ?

En disant que c’est un livre de partage ! Le premier, peut-être, depuis celui que j’ai écrit sur ma mère. J’ai voulu partager mon expérience, mes blessures intimes, le plus sincèrement possible, pour aider les lecteurs, quelles que soient leur histoire et leurs difficultés, à retrouver le goût du bonheur. Ce livre, je l’espère utile. Un livre qui fasse réellement du bien aux autres ! Et qui, en retour, m’en fera beaucoup…


Pourquoi l’avoir écrit maintenant ?

La sagesse de l’âge, peut-être. Les circonstances aussi. Ces derniers temps, le monde de la télé ne m’a pas épargné. Et c’est un euphémisme ! Jamais je ne m’habituerai à cette brutalité, aux coups bas, aux humiliations professionnelles. Où est passé l’humain dans notre société ? Pourquoi notre rapport aux autres s’est-il à ce point dégradé ? Partout, les gens témoignent d’un système qui nie l’individu, qui le broie. Qui lui fait perdre ce qu’il y a de plus important pour avancer : la con­fiance en soi. Et tout ceci rend malheureux. Regardez à la télé, tout est devenu pression, compétition – le meilleur pâtissier, le meilleur bricoleur… -; on élimine, on passe à la trappe les perdants, on manie sans cesse l’ironie. C’est le tribunal permanent. Et ça déteint tellement sur nous qu’on finit, nous aussi, par ne plus faire que cela : juger les autres ! Sans compter les frustrations permanentes qu’on vous met sous le nez : entre les canons de beauté et les canons ­ financiers, on se prend régulièrement des obus dans la ­figure. Au début de l’été, je me suis cassé la clavicule dans une chute qui aurait pu être beaucoup plus grave. Cela m’a donné le temps de réfléchir, d’écrire. Et ce travail m’a rendu plus fort. D’ailleurs c’est une des leçons que je retiens : le bonheur est un travail, un travail de tous les jours, pas facile, mais qui ­finit toujours par payer !

Le bonheur n’est donc pas interdit ?

Jamais. À condition de fuir les tristes, les toxiques, les ingrats. Et de retrouver l’estime de soi. Les clés sont en nous, j’en suis convaincu ! Comme tout le monde, j’ai connu les trahisons, les accidents, les deuils, mais j’ai réussi à conserver de grosses parcelles de bonheur. À construire des ponts entre deux souffrances. Or, je le constate tous les jours, beaucoup n’y arrivent pas. C’est pour ça que j’ai voulu partager mon expérience. Aider les gens à dessiner et à construire ces arches de secours. J’ai choisi ce titre parce que le bonheur, trop souvent, on se l’interdit ! Vivre le présent – parce que le passé est irréversible et que l’avenir est incertain – demande beaucoup de volonté, de concentration. Dans mon livre, je cite Schopenhauer : Ce qu’on est contribue plus à notre bonheur que ce qu’on a. Tout est dit ! Pour moi, le bonheur est un millefeuille dont il faut travailler toutes les couches : l’estime de soi, la confiance, mais aussi la force, le sens de l’humour, la sérénité, l’invulnérabilité. Hier encore j’étais sur scène, je suis arrivé fatigué, j’en suis ressorti heureux et en pleine forme, parce que toutes les couches, dans ma tête, se sont superposées.

Vous donnez des conseils très concrets pour se protéger et, plus positivement, pour se projeter dans la vie…

Plus que des conseils, des outils. Mais ce n’est pas moi qui vais faire le travail, c’est le lecteur ! Et puis mon livre est comme une piqûre de rappel de ce qu’on ­finit par oublier : la brièveté de la vie. C’est la phrase de Prévert : On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va. On ne peut pas passer sa vie à se lamenter sur son sort, parce qu’on n’a pas ceci ou pas cela, alors que le bonheur est à portée de main et qu’on ne le voit même pas. Il faut aussi arrêter de se pourrir la vie avec des choses qui n’en valent pas la peine. C’est comme pour mon épaule, j’aurais pu me dire cent fois : « Fallait pas prendre l’escalier, fallait pas faire ceci, fallait pas faire cela », mais ça change rien au truc, c’est fait, un point c’est tout ! Or on peut passer ses journées à retourner les choses dans tous les sens. Des gamberges inutiles. J’adore cette formule : Il vaut mieux être optimiste et avoir tort que d’être pessimiste et avoir raison ! Le bonheur passe par des victoires sur soi, même minuscules. La suffisance est une connerie, les gens qui font les beaux ne sont pas heureux. Quand tu as une trop haute idée de toi, tu es toujours frustré, tu te dis : « Je mérite ça et je ne l’ai pas ! » En plus d’être insupportable, tu souffres le martyre. Alors que si tu connais ta valeur, tu ne vas pas gueuler à l’injustice parce que tu n’es pas pilote de Formule 1 ! L’humilité est drôlement utile dans le bonheur.

Dans votre livre, l’amour est omniprésent. Là aussi, vous incitez à prendre du recul…

Je sais, pour l’avoir vécu, ce que peut produire une rupture, un chagrin d’amour. Du jour au lendemain, l’estime de soi est en chute libre. C’est la ­fin du monde. Et pourtant, le bonheur peut en jaillir. D’abord accepter l’idée qu’il faudra du temps pour ne plus avoir la boule au ventre. Une bonne année en général ! Ensuite, appliquer la technique du radeau : dans ta tête, tu visualises l’être aimé sur un radeau et tu le regardes s’éloigner jusqu’à ne former qu’un point. C’est radical. En même temps, souhaiter son bonheur, même dans les bras de quelqu’un d’autre – je sais, ce n’est pas facile –, tout en te disant qu’« il » ou « elle » ne te méritait pas. Ne reste plus alors qu’à renforcer toutes les couches du millefeuille, du sens de l’humour au sentiment d’invulnérabilité. Ce n’est ni interdit, ni impossible. Juste du boulot !

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