Les vents de la liberté

Une grande aventure entre la France et l’Amérique, alors que pointe la Révolution…

1789. Tandis que les rues de Paris grondent des premiers élans révolutionnaires, Augustin Moncellier brûle de douleur et de rage. Son père a été arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis et condamné au bagne.

Poussé par la volonté de le libérer, par son désir d’aventure et par l’ envie d’oublier un amour impossible, Augustin part vers l’océan. Il trouve un embarquement et quitte enfin les rivages de son ancienne vie. La découverte de la mer est une révélation…

Fait prisonnier, vendu comme esclave sur les rives de la Floride, il se confronte à l’injustice des hommes, mais découvre aussi l’amour partagé et l’amitié indéfectible.

Dans les temps tourmentés des dernières années du siècle, Augustin devra affronter bien des épreuves et des tempêtes avant de rentrer enfin en France, acclamé comme un héros par la Convention. La société a changé, des positions se sont créées quand d’autres se sont effondrées. Les amours autrefois impossibles ne le sont plus. Mais les tempêtes politiques sont souvent aussi dangereuses que les coups de mer, et le destin se joue des humains…

Interview de l’auteur

Votre nouveau roman se déroule pendant la Révolution. Pourquoi avoir choisi cette période ?

Le roman commence en effet à Paris au début de l’année 1789. Mon personnage, Augustin Moncellier, quitte Paris au printemps de cette année essentielle pour la France. Il y revient à plusieurs reprises jusqu’en 1793 à des moments cruciaux de cette formidable mutation que subit notre pays. Mon intention n’était pas de raconter la Révolution, mais d’adopter le regard d’un voyageur au long cours, qui découvre le Nouveau Monde et le compare à ce qu’il a vu dans l’« ancien ». Je veux montrer la singularité de la Révolution française, sa grandeur et son aspect suicidaire. Mais aussi, grâce à mon héros, dresser un tableau de ce monde où tout est possible, où tout est à construire…

Les Vents de la liberté est-il donc un roman initiatique ?

Augustin part délivrer son père condamné au bagne pour un crime qu’il n’a pas commis. C’est un adolescent de dix-sept ans qui a toujours vécu à Paris. Son enfance dans la bourgeoisie aisée l’a maintenu hors des contraintes de son époque. Propulsé dans le monde, il en découvre les arcanes, les pièges mais aussi les bonheurs, notamment l’amitié qui le renforce. Il traverse la France en direction de Rochefort et là, s’embarque pour la Louisiane. La mer l’a toujours attiré et il va y trouver sa véritable vocation. Il devient matelot puis corsaire et prend part à la guerre maritime contre les Anglais.

C’est donc un roman initiatique dans le sens où les rencontres et les événements permettent à Augustin de découvrir sa propre personnalité.

Quelle place les femmes occupent-elles dans votre roman ? Et l’amour ?

Les femmes sont très présentes dans mon roman, depuis la marquise Isabelle de Ruffec, aristocrate d’un monde révolu dont Augustin tombe amoureux, jusqu’à la très légère serveuse de la taverne d’Orléans, en passant par la belle esclave noire dans une plantation de tabac d’Amérique. Mais l’amitié a tout autant d’importance. Augustin rencontre M’nongo, l’esclave placide qu’il ne quittera plus. Le fait que M’nongo soit noir et de condition inférieure donne toute sa portée à ce sentiment si précieux dans une vie. L’amitié transcende toutes les différences.

Beaucoup de scènes se déroulent en mer. D’où vous vient cette passion ?

Le terrien que je suis s’est toujours approché de la mer avec envie et peur. J’ai dû être marin dans une autre vie et cela ne s’est probablement pas bien terminé…

La mer, à l’époque de mon héros, c’est surtout l’aventure. De nos jours, on traverse l’Atlantique seul sur un petit voilier, le grand océan est devenu un lac, un terrain de jeu pour sportifs. À l’époque de la Révolution, c’était une immensité où les éléments dictaient leur loi. Les hommes se battaient contre ces éléments et ne gagnaient pas toujours. Il y avait dans ces combats quelque chose d’héroïque et de grand. C’était aussi un lieu de non droit où tout était permis ; on y côtoyait les pires lâchetés, mais aussi le courage et l’abnégation. Vaincre la tempête demandait de passer au-dessus des querelles personnelles et une discipline de fer. « En mer, dit un de mes personnages, tous les hommes se ressemblent ! »

Comment avez-vous travaillé pour rendre l’époque et les milieux particuliers dans lesquels évoluent vos personnages ?

J’ai lu pas mal de livres, et je me suis senti tout de suite à l’aise dans le milieu marin. En commençant l’écriture d’Un violon sur la mer, mon précédent roman, j’avais une appréhension car je n’ai pas énormément navigué dans ma vie, et puis j’ai constaté que, naturellement, je vivais ce que j’écrivais. C’est une caractéristique du romancier, je crois, que cette faculté d’imagination qui permet de vivre d’autres vies… On s’imprègne d’ouvrages, on ferme les yeux et le cinéma intérieur commence. L’important, c’est de faire sienne la documentation, pour ne pas tomber dans le travers du didactisme. Le romancier est là pour faire rêver, pour embarquer le lecteur dans ses aventures… J’ai pris beaucoup de plaisir à naviguer dans les eaux hostiles de l’Atlantique en compagnie d’Augustin, de M’nongo et d’autres personnages.

Outre le divertissement, quel but poursuivez-vous dans vos romans. Défendre une certaine idée de la liberté ?

Sûrement. Je pense qu’il n’est pas de liberté possible sans contrainte. Être un homme libre, c’est affronter la vie en sachant qu’il existe une frontière entre sa liberté et celle des autres. La dépasser est une agression. Les marins à la manœuvre sur un trois mat aussi lourd qu’une cathédrale savaient que cette règle était celle de la survie.

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la presse en parle

« Un roman d’aventures sur l’amour filial et l’amitié comme on aime ! »
Michel Primault, Femme actuelle

« Un roman d’aventures et d’amitiés mais aussi sur la violence et la beauté des océans. »
Philippe Vallet, France Info

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