Marie-Madeleine
Tome 2 : Le Livre de l'Amour

Un mystère millénaire, une histoire d’amour héroïque, un message divin caché en pleine lumière…
Une quête périlleuse sur les traces de l’Évangile perdu de Jésus-Christ.

Alors que la talentueuse journaliste Maureen Pascal assure la promotion de son best-seller sur Marie Madeleine dans un hôtel chic de Manhattan, elle reçoit un mystérieux paquet. À l’intérieur, une lettre… écrite de la main d’une jeune comtesse ayant vécu au XIe siècle, la sulfureuse guerrière Matilda de Toscane, qui réclame que lui soit restitué le « livre le plus précieux de l’humanité ».
Quel est ce livre ? Comment la lettre de Matilda lui est-elle parvenue ? Et surtout qui suit désormais Maureen où qu’elle aille, assombrissant son enquête d’une lourde menace ?

Aidée par sa meilleure amie, l’excentrique Tammy, et secondée par son amant, le très aristocratique Bérenger de Sinclair, Maureen découvre la nature explosive de sa mission : trouver et délivrer le message écrit de la main de Jésus lui-même, caché depuis deux millénaires.

De New York à Chartres, des mystères cathares aux intrigues du Vatican, Kathleen McGowan nous entraîne dans un voyage à travers le temps pour nous révéler la plus incroyable des vérités…

Interview de l’auteur

Après Marie Madeleine, Le Livre de l’Élue, où vous révéliez l’existence et le contenu d’un Évangile écrit de la main de Marie Madeleine, vous publiez Le Livre de l’Amour. De quoi s’agit-il ?

Mon livre parle d’un Évangile écrit par Jésus lui-même, que Marie Madeleine aurait apporté avec elle en France et qui aurait servi pour créer les premières communautés cathares, persécutées par l’Église médiévale parce qu’elles se réclamaient de la descendance spirituelle et biologique de Jésus et de Marie Madeleine. La dernière copie du Livre de l’Amour a été vue au moment du massacre des cathares. Mais a-t-il vraiment disparu depuis ? C’est le cœur du sujet du livre… qui fait voyager le lecteur à travers le temps et l’espace, du XIe siècle à nos jours, en Italie, en France et au Vatican.

Comment avez-vous procédé pour vos recherches ?

J’ai effectué toutes les recherches académiques (j’ai d’ailleurs une bibliothèque entière de livres rares que j’ai collectés ces 20 dernières années), mais je ne me suis pas arrêtée là. Je me considère comme une spécialiste du folklore, certainement influencée par mes origines irlandaises. Dans les temps anciens, les Celtes considéraient comme inconvenant de fixer par écrit les récits sacrés. Quel contraste avec aujourd’hui, où l’on juge crédible et authentique ce qui est écrit et où l’on méprise le folklore et les traditions orales, perçus comme de méprisables légendes !

Ce qui me passionne, ce sont les histoires cachées et les informations non publiées au sujet des traditions culturelles du passé. Je voyage, je recherche des gens du cru, capables de me montrer les sites anciens et les œuvres d’art qu’ignore le grand public. Sur ces bases, j’entreprends des recherches auprès de sources plus traditionnelles, afin de corroborer ce que je découvre.

Comment expliquez-vous la tradition orale du récit celtique à laquelle vous vous référez dans Le Livre de l’Amour ?

Selon les Celtes, écrire les enseignements spirituels était dangereux car pouvant prêter à des interprétations erronées. Il me semble que les premiers Chrétiens, et Jésus lui-même, étaient du même avis. Comme cela est dit dans mon livre, Jésus n’avait jamais voulu dispenser ses enseignements à des millions de personnes. La diffusion de masse était alors inenvisageable. Il en allait de même pour les premiers apôtres, qui écrivirent leurs Évangiles pour ceux qui avaient des oreilles pour entendre, et qui sauraient les interpréter et les transmettre. J’en veux pour preuve les Évangiles gnostiques, si difficiles pour nous à lire et à comprendre, pour la bonne raison qu’ils n’étaient pas destinés au plus grand nombre.

Toute une partie de votre roman se passe à Chartres, dans la cathédrale, que vous décrivez comme un monument à la beauté indescriptible. Comment avez-vous découvert le lien entre la cathédrale et Le Livre de l’Amour ?

Ah ! Chartres ! Ce lieu est vraiment unique au monde. En fait, je suis en train d’écrire un essai qui explique, entre autres, comment j’en suis venue à comprendre les énigmes de Chartres. Pour faire court, en étudiant les traditions « hérétiques » des premiers Chrétiens en France, j’ai découvert les enseignements du labyrinthe de la cathédrale. Ils m’ont permis de comprendre l’importance du Notre Père, et de mettre l’accent sur cette prière dans mon roman. Dès lors, ce fut pour moi un voyage d’initiation. Tout ce que j’ai écrit sur Chartres est vrai, mais ne fait qu’effleurer la surface des choses. Étudier Chartres est l’œuvre d’une vie entière. J’espère sincèrement écrire un jour un livre qui « déchiffrera » la cathédrale, mais je ne pourrai mettre ce projet en œuvre avant d’être plus vieille et que mes enfants ne soient plus à la maison. Car cela m’obligera à m’installer en France pendant plusieurs années, à m’éveiller chaque matin dans son ombre. Voilà une bonne perspective pour ma retraite… Mais ce n’est pas pour demain, et ça ne ressemblera guère à du repos !

Pourquoi l’histoire de Matilda de Toscane, cette comtesse et chef de guerre qui a vécu au XIe siècle vous a-t-elle si fortement interpellée ? Dans votre postface, vous écrivez qu’il existe au Vatican un manuscrit sur sa vie. Y avez-vous eu accès ?

On dirait que dans chacun de mes livres surgit une femme stupéfiante, qui s’impose, et exige d’être entendue. Au début du Livre de l’Amour, Matilda ne devait être qu’un personnage secondaire. Mais, à l’instar de son ancêtre Marie Madeleine, Matilda en a décidé autrement. Plus j’en découvrais sur elle et moins je pouvais la quitter. Elle a pris le contrôle sur le livre, elle a exigé de moi que je raconte son histoire, et je me suis aperçue en cours de route qu’elle illustrait parfaitement les concepts que je voulais développer dans Le Livre de l’Amour. D’ailleurs, elle n’en a pas fini avec moi. Par un étonnant concours de circonstances, il se trouve que mon plus jeune fils et un petit garçon qui est le descendant de Matilda fréquentent la même école, à Los Angeles. Sa grand-mère est issue de la noble famille de Canossa, et nous sommes devenues de grandes amies.

Quant au manuscrit conservé au Vatican, je n’ai pas vu l’original mais j’en ai consulté deux traductions, l’une en latin et l’autre en italien. À mon avis, c’est une œuvre de commande écrite par des clercs de l’ordre des Bénédictins, et la véritable Matilda est plutôt celle que je présente dans mon livre.

Vous semblez partager la passion de Maureen – le personnage principal – pour le rôle des femmes dans l’Histoire. Pourquoi considérez-vous comme aussi important de faire connaître l’histoire des femmes dans l’Histoire ?

Ma « promesse » personnelle est de dévoiler et de transmettre les destins de ces femmes oubliées, notamment lorsqu’elles ont joué un rôle prépondérant dans la spiritualité. Je suis persuadée que si nous n’avions pas perdu le principe féminin, l’histoire de l’humanité ne serait pas aussi sordide et sanglante. Mon espoir est que la réhabilitation de ces femmes extraordinaires, qui ont vécu et qui sont mortes pour que le monde change, pour que règnent l’égalité, l’amour et l’esprit, participera à guérir un monde en proie à la division et ravagé par les guerres. Si c’est un objectif trop présomptueux, j’espère au moins inciter chacun de mes lecteurs à rechercher un peu de vérité, en lui et autour de lui.

Votre vie et celle de Maureen présentent-elles des similitudes ?

Pas tant le personnage de Maureen que les expériences qu’elle traverse, qui sont en grande partie fondées sur ma vie personnelle. Comme elle, j’ai acquis grâce à ces mystères une connaissance de moi-même que je n’imaginais pas possible. Comme Maureen, j’ai commencé par écrire un livre sur les femmes dédaignées par l’Histoire. Et Marie Madeleine a bouleversé ma vie d’une façon extraordinaire et souvent surnaturelle, comme dans le livre.

Votre choix de publier vos découvertes sous forme de roman et non d’essai a-t-il été, comme celui de Maureen, controversé ?

Absolument. Mes livres ont de nombreux lecteurs parce que je raconte une histoire, à la manière des conteurs. Je reçois des mails du monde entier de gens qui se sentent proches de ce que j’écris. Beaucoup ressentent que la ligne traditionnelle du christianisme est trop dogmatique et politique pour eux, alors que la vie de Jésus telle que je la présente, une spiritualité fondée sur l’amour, la charité, le pardon et la communauté est quelque chose qu’ils peuvent partager. Et ce sont pour ces personnes-là que j’écris, ce sont elles qui m’incitent à ne pas me préoccuper des critiques parfois sévères dont je fais l’objet. Et comme je le disais déjà pour Le Livre de l’Élue, le paradoxe, c’est qu’écrire des romans m’offre beaucoup plus de liberté pour dire la vérité que si j’écrivais de la non-fiction !

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