Moi, Bouddha

Par le talent de José Frèches, pour la première fois Bouddha nous raconte sa vie.

On croit connaître Bouddha, mais on connaît surtout le bouddhisme. Or, au départ de ce grand mouvement qui a enthousiasmé des civilisations entières, comme toujours il y a un homme.

Un petit Indien choyé, héritier d’une illustre famille de guerriers, né au vie siècle avant Jésus-Christ, qui grandit entouré de tendresse et de luxe, qui apprend à chasser, qui découvre l’amour. Il s’appelle Siddharta Gautama.

Mais bientôt, Siddharta prend conscience de la réalité de la vie en Inde : les castes, la misère, l’injustice… Et il se rebelle contre son existence dorée, si éloignée de la condition de ses semblables.

Alors il quitte tout, famille, fortune, domestiques. Scandale… Vêtu comme un mendiant, il part à la rencontre des pauvres et des sages. De jour en jour il vit rebuffades et aventures, d’abord seul puis rejoint par les disciples les plus inattendus, progressant peu à peu sur Voie de la Connaissance.

Son charisme et son discours à la fois exigeant et généreux bouleversent ceux qui le croisent. Et tout d’un coup, de cet homme seul naît le bouddhisme.

Avec ces Mémoires imaginaires, José Frèches nous fait découvrir la vraie vie et la vraie parole de Bouddha, un homme passionnant, émouvant et finalement très proche de nous.

Interview de l’auteur

Avec Moi, Bouddha, vous avez imaginé les Mémoires que Bouddha aurait pu écrire. Pourquoi avoir choisi cette forme de récit assez différente de vos deux précédentes grandes sagas ?

Depuis longtemps, je suis plongé dans une quête spirituelle qui m’a amené à me pencher sur les textes anciens où le Bouddha s’exprime à la première personne. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que la vie même de Bouddha était beaucoup moins connue que sa doctrine. J’ai donc eu envie de faire découvrir cet homme exceptionnel au grand public. J’ai mis du temps à oser écrire sur sa vie à la première personne mais j’ai pensé que c’était la meilleure façon de faire partager au plus grand nombre ce destin extraordinaire.

Pour la plupart d’entre nous en effet, Bouddha reste un inconnu. Quand on dit bouddhisme, on pense à la non-violence, au dalaï-lama, aux temples dorés de Thaïlande, du Vietnam, de Chine ou du Japon. Bouddha et le bouddhisme nous sont à la fois familiers et étrangers. Après m’être ainsi imprégné de lui pendant de longues heures d’études, je me suis donc permis de me « glisser dans sa peau ».

Alors a commencé un long travail sur moi-même de simplification, d’adaptation à notre comportement actuel, des mots et des gestes du Bouddha. Et plus je me plongeais dans sa vie, plus j’essayais de me mettre à sa place, plus je me rendais compte de l’actualité et de la proximité de ce personnage. Ce livre est donc un livre de dépouillement et de partage, puisque je me suis efforcé d’abandonner mes connaissances et d’aller, dans la mesure de mes possibilités, au-devant des autres, mes lecteurs.

Qu’est-ce qui explique, selon vous, la popularité de Bouddha ?

Jamais, je pense, un homme n’a été l’objet d’appropriations si différentes de la part de civilisations aussi éloignées les unes des autres. Comme d’autres personnalités de son envergure (on pense au Christ, à saint François d’Assise, ou encore à Gandhi), Siddhārta Gautama a fait progresser le monde vers des valeurs de tolérance et de paix qui, aujourd’hui, nous semblent aller de soi mais qui constituaient à l’époque de véritables révolutions, des ruptures intellectuelles et morales.

Qui était le « vrai » Bouddha ?

Il s’appelait Siddhārta Gautama, il est né six siècles avant Jésus-Christ, en Inde. Son père était le chef du clan Gautama, de la haute caste des guerriers, implanté dans une petite ville fortifiée du nord de l’Inde. Il semble que sa mère soit morte alors qu’il était très jeune. On sait qu’il a grandi avec son cousin germain, Ananda, dont il est resté très proche toute sa vie et qui a été son premier et plus fidèle disciple. Siddhārta a reçu l’éducation d’un petit prince, tout entière consacrée à l’art de la guerre. Mais on sait aussi qu’il a très tôt voulu échapper à son existence dorée pour aller voir ce qui se passait dans la « vraie vie ». Et à l’âge où il aurait dû devenir un chef de clan puissant et respecté, il a tout quitté, et il est parti sur les routes dans un dénuement complet, en vivant d’aumônes. Imaginez le scandale, dans cette société indienne complètement figée, hiérarchisée en castes… Il est mort très âgé, après des années de prêche et d’ascèse, et son apparence physique était assurément bien loin du moine grassouillet que l’on a symbolisé !

A vous lire il a connu tous les plaisirs de la vie avant d’y renoncer…

Oui, car on ne renonce que dans la mesure où on a eu. Il faut bien se dire que Siddhārta a été élevé en prince héritier, dans un château, d’où des banquets, des parties de chasse, des fêtes, des parfums… A quinze ans, comme tout héritier de sa haute caste, il s’est marié avec une femme qu’il aimait, avec qui il a eu un fils. Pour le reste, l’imagination du romancier et mes années de pratique du monde asiatique ont pallié les blancs de l’Histoire !

En quoi Bouddha est-il un révolutionnaire ?

Bouddha est un être de rupture. Dans une société où régnait la loi du plus fort, où la plupart des gens vivaient dans un grand dénuement, une condition d’esclaves, sans aucun espoir d’en sortir, Siddhārta est allé de village en village en expliquant qu’un seigneur était l’égal d’un mendiant. Que les pauvres pouvaient prétendre au salut aussi bien que les riches. Et les hommes aussi bien que les femmes… Ça nous paraît facile aujourd’hui, c’était ahurissant à l’époque !

Bouddha met l’homme au centre de sa réflexion spirituelle et de ce fait s’inscrit en rupture avec les spiritualités polythéistes et monothéistes. Il a dit et redit qu’il n’était pas lui-même un dieu, et que chacun est appelé, s’il le veut, à devenir Bouddha à son tour, c’est-à-dire Éveillé. Contre toute l’organisation de la religion traditionnelle, contre les brahmanes, il a nié la toute-puissance d’un ou plusieurs dieux suprêmes. De toutes ses forces, il a expliqué le sens que les hommes doivent donner à leur destin et à leur vie pour se libérer de leur condition de souffrance.

Quelle est selon vous sa principale leçon ? Celle qui explique le succès du bouddhisme et son expansion dans le monde entier ?

Pour lui, chaque être humain, quel qu’il soit, est appelé à construire son avenir et a son salut en main. Le salut des hommes n’est pas soumis au bon vouloir ni aux caprices de dieux ou de Dieu. C’est un message plein d’espoir même s’il heurte les Occidentaux que nous sommes.

Par ailleurs, Siddhārta lui-même a donné l’exemple, dans sa vie quotidienne. Il a vécu d’aumônes, il a accueilli les plus pauvres, il ne s’est pas fait adorer par ses disciples, n’a pas établi de domination spirituelle ni matérielle sur eux. Au contraire des brahmanes qui cherchaient à maintenir les castes dites inférieures dans l’ignorance et l’asservissement, il s’est efforcé d’élever ceux qu’il rencontrait.

Cet humanisme profond, fondé sur l’absolu respect de l’autre, et sur l’exemple, explique l’immense succès du bouddhisme qui pour moi est la vraie quintessence de l’humanisme.

Quelles sont ces intuitions fulgurantes de Bouddha que vous évoquez en annexe et qui se trouvent confirmées par des découvertes scientifiques toutes récentes ?

C’est quelque chose qui peut paraître accessoire mais que je trouve fascinant : certaines intuitions de la pensée bouddhique, comme la notion d’espace-temps, celle de l’unicité de la création et de la multiplicité des Univers, de la structure de la matière en particules infinitésimales sont vérifiées par les théories scientifiques telles que la théorie de la relativité d’Einstein, mais aussi des découvertes encore en cours dérivant de la mécanique quantique. Tout ça pressenti uniquement par la méditation, il y a plus de 2500 ans, n’est-ce pas extraordinaire ?

Vous considérez-vous comme bouddhiste ?

Plus j’avance et plus les préoccupations spirituelles me hantent. Je finis par me dire que si Dieu existe, le cerveau humain est probablement incapable de l’imaginer tel qu’il est, mais que, dans sa grande bonté, ou dans sa grande malice, Dieu nous envoie des signes à travers des personnages comme Bouddha ou comme le Christ.

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la presse en parle

“Se prendre pour Bouddha, il fallait oser. C’est portant ce que fait avec brio José Frèches.[…] L’histoire nourrit l’autobiographie, et quand l’histoire se dérobe, l’imagination prend le relais. Voilà pourquoi ces vrais-faux mémoires se lisent comme un roman.”
Le Parisien, Aujourd’hui en France

“Moi, Bouddha est un livre populaire, dans le bon sens du terme, une bio romancée avec esprit et humilité.”
Elle

“Un livre à la fois instructif, philosophique, mais également sensuel, chatoyant et définitivement optimiste.”
TV magazine

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