Une seconde avant Noël

Qui était le père Noël avant de devenir le père Noël ?

1851. A Cokecuttle, une cité industrielle anglaise, le petit Harold survit péniblement, vivant sous les ponts et ramonant des cheminées.
Et pourtant…
Harold ignore qu’il est promis à un destin fantastique. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d’arbres magiques et de rennes volants. D’extraordinaires voyages l’y attendent.
Il est appelé à devenir un personnage que nous connaissons tous très bien : à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant…

Ce petit orphelin est le Père Noël avant qu’il devienne le Père Noël !

Au travers de mille péripéties joyeuses, nous allons assister avec lui à son premier Noël, à sa toute première distribution de cadeaux.
Une seconde avant Noël, la question reste posée : le père Noël débutant parviendra-t-il à livrer les jouets aux enfants ? Redonnera-t-il enfin aux hommes le goût de l’impossible et du merveilleux ?

Après le succès de ses deux romans, Pardonnez nos offenses et L’Éclat de Dieu, Romain Sardou nous livre ici un conte destiné aux petits et aux grands qui réveille en nous les plus belles émotions de l’enfance.

Interview de l’auteur

Après deux romans vous avez décidé d’écrire un conte de Noël… Pourquoi ce choix ?

Ce n’était pas dans mes projets immédiats. En fait, je travaillais depuis plus d’un an et demi sur un polar assez diabolique lorsqu’est arrivé Noël 2004. C’était le premier Noël que je passais en tant que « Papa ». En voyant ma fille de onze mois déjà fascinée par les boules et les lucioles du sapin, je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas que je néglige ces quelques années où mon enfant allait « croire au Père Noël ». C’est un temps assez bref et magique à ne gâcher sous aucun prétexte… J’ai donc beaucoup songé durant ce Noël à ce que je devrais faire, dire, préparer pour que la féerie opère au mieux (je garde d’excellents souvenirs de mes propres Noëls d’enfant, mais je veux évidemment qu’Aliénor en récolte de plus fabuleux encore !). Je l’ai alors imaginée me demandant qui était le père Noël et là, hormis la sempiternelle référence à Saint Nicolas, je me suis aperçu que je ne savais presque rien sur ce personnage. Quel est son vrai nom, d’où vient-il, pourquoi est-ce lui qui s’occupe des cadeaux des petits, comment a-t-il fait la rencontre des lutins, des rennes volants, pourquoi vit-il au Pôle Nord, comment fait-il sa distribution, que faisait-il avant d’être le Père Noël, etc. Une ribambelle de questions qui semblent superficielles dans la bouche d’un adulte, mais qui ont pour un enfant une importance déterminante.

Alors vous avez cherché à savoir qui était le père Noël ?

Oui, et je n’ai rien trouvé ou presque. Comme beaucoup de figures majeures du folklore, le Père Noël est un célèbre inconnu. Alors l’enfant qui sommeille en moi s’est révolté. Je voulais savoir ! Je voulais avoir quelque chose de tangible à répondre à ma fille ! C’est le sujet de ce roman. Voilà très exactement comment est née l’idée de ce conte. J’ai immédiatement suspendu tous mes projets en cours et j’ai écrit Une seconde avant Noël. J’ai repris les éléments folkloriques qui font partie de la fête de Noël et j’ai créé une trame où ils se rejoignent tous. Cela a été un travail d’imagination exaltant, j’ai pu inventer un monde et un personnage tout en respectant l’origine véritable d’éléments comme la bûche de Noël, la hotte, les cadeaux, etc.

D’ordinaire, lorsqu’on me demande d’où me viennent mes idées, j’ai toujours du mal à répondre, c’est souvent un ensemble flou d’inspirations qui aboutit à un sujet de roman, mais là c’est clair, précis, daté. Il y a une sorte d’évidence pour moi dans ce travail, je pense que cela doit se ressentir à la lecture. En plus je me suis beaucoup amusé. Merci Aliénor !

À qui est destiné Une seconde avant Noël, finalement ? Aux adultes ou aux enfants ?

Je me suis posé cette question à chaque ligne écrite de ce livre ! Il me semble que dans un conte on peut atteindre exceptionnellement à un certain ton, une ambiance, une atmosphère particulière qui échappe soudain à ce type de catégorie adultes/enfants. On s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes qui ont été des enfants. Tout d’un coup ces deux publics deviennent le même. La barrière tombe. Surtout lorsque l’on traite de Noël. C’est après tout le sens initial de cette fête et de toutes les fêtes familiales : les grands et les petits enfin réunis ! C’est aussi ce que j’ai voulu essayer dans ce livre. Une seconde avant Noël est pour tout le monde…

Votre héros, Harold, est un orphelin qui subit mille vicissitudes avant de connaître son destin. Pourquoi doit-il passer ainsi par le désespoir ?

Pour apprendre la compassion. Harold est appelé à la charge périlleuse de soutenir les enfants malheureux et de récompenser les meilleurs d’entre eux. Il ne doit pas juste leur distribuer des cadeaux, il doit aussi recréer un esprit de Noël, redonner de l’espoir, laisser espérer un monde magique… Toutes les horribles aventures qu’il a traversées sont tournées vers un but unique : accomplir son destin de Père Noël. Elles vont beaucoup éclairer le personnage, et ses choix. Le Père Noël n’est pas un être surnaturel, c’est un homme avec des souvenirs, des peines et des joies, comme nous !

Dans le livre l’auteur intervient à plusieurs reprises en s’adressant directement au lecteur, c’est un hommage aux feuilletonistes du XIXe ?

Surtout à Charles Dickens. Dès que j’ai commencé à réfléchir à ce projet, j’ai su qu’il devait se dérouler dans l’Angleterre noirâtre du milieu du dix-neuvième siècle ! Impossible de la rêver autrement. L’Angleterre terrible des Temps Difficiles ou de La Maison d’Apre-Vent. La distance choisie par Dickens avec son lecteur relève du jeu, du perpétuel clin d’œil, et aussi d’une certaine affection. Dans un conte, il faut nécessairement qu’il y ait un “conteur” (ce qui n’est pas courant dans le roman). Aussi je ne pouvais accepter de me taire pendant toute cette histoire du Père Noël ! C’est un procédé qui permet aussi d’aller plus vite à l’essentiel. Très important dans un conte.

Allez-vous poursuivre dans la lignée du conte pour enfants ou revenir au roman ?

J’ai repris l’écriture du polar qui sera publié l’an prochain. Mais je viens aussi d’avoir un fils. Alors, j’ai déjà imaginé quelques questions embarrassantes qu’il pourrait me poser (cela doit être une déformation professionnelle). Il est probable que cela se termine par un nouveau livre. Et comme je compte avoir beaucoup d’enfants, attendez-vous à beaucoup de travaux comme celui-là !

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la presse en parle

« Un vrai conte de Noël comme on les aime, plein de magie, de mystère et d’émotion. »
Nord Eclair

« Entre la noirceur de Dickens, la féerie des Grimm et l’imaginaire de Lewis Caroll, un joli conte à nous faire croire au Père Noël ! »
Télé Loisir

« Un très plaisant voyage dans un monde féerique fertile en surprises et en rebondissements. »
Vers l’avenir, Telekila

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  • Allemagne : Verlagsgruppe Heyne
    Corée : Munhakdongne Publishing Co.

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