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Comme Hier

Et si l’on prenait le contrôle  de votre mémoire ?

13 août 1999. Une lycéenne disparaît…

13 août 2012. Une adolescente est retrouvée sans vie dans un parc d’attractions…

13 août 2017. Un professeur d’informatique, son épouse et leur fils de cinq ans meurent dans un incendie…

Trois drames qui ont tous eu lieu dans la rue Nanming. Seraient-ils liés les uns aux autres ? L’inspecteur Ye Xiao, chargé de l’enquête sur la dernière affaire, doit répondre à tout prix à cette question.

Très vite, la jeune Sheng Xia vient l’épauler. Cheveux rouges, experte en boxe thaïe, langage cru… cette hackeuse de génie est décidée à venger la mort de l’enseignant avec lequel elle a programmé « Comme Hier » : une application de réalité virtuelle qui permet à chacun de voyager dans sa mémoire profonde et les souvenirs des autres…

Mais en plongeant dans ces mondes parallèles, Ye Xiao et Sheng Xia vont peu à peu découvrir l’effroyable vérité.

Avec ce thriller envoûtant, Cai Jun dépeint de manière magistrale la Chine d’aujourd’hui et dresse le tableau d’un futur de l’humanité aussi vertigineux que terrifiant.

Né à Shanghai en 1978, Cai Jun commence à écrire à l’âge de 22 ans. Il fait partie des auteurs les plus réputés en Chine, où Comme hier s’est déjà vendu à 850 000 exemplaires.

Interview de l’auteur

Comme Hier est votre deuxième roman traduit en France. Après avoir abordé la réincarnation, vous partez cette fois à la recherche de la mémoire, des souvenirs enfouis au fond du cerveau, à travers une application de réalité virtuelle dénommée « Comme Hier ». Comment vous est venue cette idée de roman ?

En juillet 2015, j’ai posté un message sur Weibo (l’équivalent chinois de Twitter) : Racontez-moi la nuit la plus longue que vous avez vécue. Très vite, des milliers de personnes m’ont répondu. Nous avons tous des souvenirs marquants cachés dans nos esprits. Même les plus lointains  ont été imprimés dans le cortex cérébral, dans la poubelle de la mémoire qui demeure dans notre esprit sans être jamais vidée. C’est ce qu’on appelle la mémoire profonde. J’ai pensé alors aux quatre caractères 宛如昨日(wan ru zuo ri), « comme hier », et imaginé une machine dénommée ainsi qui permettrait de la retrouver, de réveiller les oubliés d’hier. Cette idée est à l’origine de ma nouvelle « La Nuit comme hier » publiée en 2015 dans Science Fiction World, le magazine de science-fiction le plus lu au monde, puis de ce roman.

De nouveau, vous nous transportez dans la rue Nanming, au cœur d’une ville dont vous ne mentionnez jamais le nom. Pourquoi ce décor ?

En général, mes romans se déroulent à Shanghai, mais dans Comme Hier, je n’ai délibérément pas précisé le nom de la ville. Les divers problèmes sociaux que j’évoque surviennent souvent dans des endroits en fort développement et reflètent, comme les personnages du livre qui semblent tous marginalisés, les énormes changements survenus en Chine au cours des trente dernières années. Notre monde réel est constitué en majorité de ce type de lieu et de personne.

L’un des personnages principaux, Sheng Xia, n’est pas sans rappeler Lisbeth Salander, l’héroïne de Millenium, une jeune femme très douée en informatique et en boxe thaïlandaise. Pouvez-vous nous la présenter ?

Indépendante et rebelle, cette fille de dix-huit ans au look cyberpunk veut venger la mémoire de son professeur d’informatique qui a péri avec son épouse et leur fils de cinq ans dans un incendie criminel. Sheng Xia, accompagnée de son énorme et redoutable chien Sishen, s’allie à l’inspecteur chargé de l’enquête pour faire la lumière sur la disparition de cet homme avec qui elle a codé « Comme Hier ». C’est grâce à cette application de réalité virtuelle permettant de voyager dans la mémoire profonde qu’elle parvient à démêler, dans le monde réel, les différents fils de l’intrigue qui semble liée à deux affaires bien plus anciennes. J’ai ajouté la notion de « péché originel » à son personnage car elle porte en elle le souvenir des crimes du passé. Peu à peu, elle réussira cependant à s’évader de la prison de sa mémoire familiale.

Votre thriller semble alterner entre réalisme et fantastique…

En effet, le réel et l’illusion, le réalisme et la littérature fantastique s’entremêlent. Il y a trois espaces-temps dans le roman. Le premier est notre espace-temps réel, la vie quotidienne parsemée de péchés ordinaires. Le deuxième est l’espace-temps de notre mémoire, qui vient du passé. Dans les profondeurs de l’histoire personnelle de chacun se cachent toutes les origines de ce qu’on est devenu. Le troisième est l’espace-temps de la machine « Comme Hier », une superposition des deux premiers, dans laquelle j’ai ajouté des éléments historiques et littéraires qui s’entrecroisent et créent un monde étrange, brouillant ainsi les frontières entre le réel et la mémoire, la réalité et la fiction, le jour et le rêve.

Dites-nous aussi un mot de l’inspecteur Ye Xiao qui, avec Shen Xia, mène l’enquête sur la mort mystérieuse du professeur d’informatique…

Ce personnage existe dans la plupart de mes oeuvres. Parfois, c’est le protagoniste, mais la plupart du temps, c’est un second rôle. Il forme avec Sheng Xia un duo unique malgré leur différence d’âge et le contraste de leurs personnalités. Ici, l’inspecteur résout non seulement l’affaire mais aide aussi sa jeune acolyte à accomplir sa rédemption et à dérouler tour à tour d’autres fils narratifs du roman.

La peinture que vous faites de la Chine met en lumière un problème d’ascenseur social et des abus commis par les très riches industriels à l’égard des citoyens les plus pauvres. Ce regard sur la société est-il une composante de votre œuvre ?

Presque tous mes livres rendent compte des réalités sociales, de l’écart entre les riches et les pauvres. Au cours des dix dernières années, celui-ci s’est encore élargi et a entraîné de nombreux problèmes sociaux complexes en Asie, dont témoigne par exemple la série sud-coréenne Squid Game. Les jeux du monde virtuel « Comme Hier » dissimulent également une revendication de justice sociale.

De nombreuses références à la littérature française émaillent votre récit, en particulier Les Misérables de Victor Hugo.

L’influence de la littérature française sur le monde entier est immense. Le premier roman que j’ai lu dans mon enfance était Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Le Rouge et le Noir de Stendhal m’a aussi beaucoup inspiré. Au cours de ces deux dernières années, j’ai relu La Peste d’Albert Camus. Ces textes demandent une lecture longue et assidue. Ils sont pour moi comme ces sommets enneigés des Alpes que je contemple avec admiration. Quant aux Misérables, ce roman fut pour moi une illumination littéraire. Cette peinture remarquable des coutumes sociales est aussi l’histoire de la rédemption de Jean Valjean. De la même manière, je raconte celle de Sheng Xia et d’autres personnages et, dans la réalité virtuelle de « Comme Hier », je mets en scène des fragments des Misérables. C’est mon hommage à Victor Hugo et à la littérature française.

Mot à mes lecteurs français

En octobre 2018, je suis venu à Paris à l’occasion de la publication française de La Rivière de l’Oubli, qui est aussi un roman sur la mémoire. Lors de mon voyage, deux endroits m’ont marqué : le cimetière du Montparnasse et celui du Père-Lachaise. Le premier se trouvait à proximité de l’hôtel Odessa, où je logeais et où a vécu le peintre japonais Tsuguharu Fujita cent ans auparavant.
Un matin, jour de marché, j’ai acheté un bouquet de fleurs avant de rejoindre à pied le cimetière, à la recherche de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Le couple ne croyait pas en Dieu, leur pierre tombale est simple, ordinaire, sans aucune décoration. Ils sont venus nus, ils sont partis nus. J’ai déposé là mon bouquet. Sur la même rangée à une centaine de mètres, j’ai trouvé Marguerite Duras, enterrée avec son amant. Sa sépulture, très sobre aussi, est parsemée de pots de fleurs qui recueillent des dizaines de stylos, signifiant que l’auteure n’a jamais cessé d’écrire. Au cimetière du Père-Lachaise, je me suis recueilli sur la tombe de Proust. Bien que je n’aie jamais rencontré ces grands écrivains français, je peux ressentir leurs âmes à travers leurs œuvres. À la recherche du temps perdu évoque notre rapport à la mémoire personnelle, qui se dégrade aujourd’hui avec le développement des technologies, et dont j’ai fait le thème central de Comme Hier. Dans mon roman se pose aussi la question de la mémoire collective et de son influence sur l’avenir de l’humanité. Peut-être trouverez-vous votre réponse dans ce livre.

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la presse en parle

« [Cai Jun] est un auteur bouillonnant d’idées et amateur d’univers parallèles, capable de construire une histoire à l’architecture complexe qui pourtant jamais ne nous perd en chemin. Son style n’envie cependant rien à personne, la preuve avec Comme hier, thriller poétique inclassable et brillant, unique en son genre. (…) Surprenant, mais osez, vous ne le regretterez pas. »
Christelle Ben, La Voix du Nord

« Celui que l’on surnomme le « Stephen King chinois » nous plonge avec ce thriller dans une Chine contemporaine, hantée par ses mystères et ses croyances. »
Stéphanie Lohr, Ici Paris

« Ce polar, mâtiné de science-fiction et d’ésotérisme, est vraiment foisonnant. (…) Un pied dans le futur, un autre dans les rituels, les croyances et les superstitions de la Chine contemporaine. Fascinant ! »
Paris Normandie

« Ce roman passionnant permet de découvrir la Chine d’aujourd’hui dans lequel, en dépit du matérialisme socialiste  censé diriger les vies, la tradition et les croyances dans les démons et les fantômes sont toujours profondément ancrés. Nul doute que nous découvrirons dans les années à venir d’autres œuvres de celui que l’on peut qualifier de Stephen King chinois. »
Roland Françoise, Radio Massabielle

« Des spectres et de l’angoisse, il y en a à revendre dans ce thriller de Cai Jun. (…) Entre pur fantastique et anticipation technologique, cette histoire dépayse le lecteur français mais parvient aussi à lui glacer les sangs. »
Michel Litout, L’Indépendant

« Cai Jun signe avec Comme Hier un thriller qui évoque la Chine d’aujourd’hui et un certain futur de l’humanité. (…) Pour se perdre entre le réel, l’illusion et le fantastique. »
Martine Freneuil, Le Quotidien du médecin

« Jouant sur plusieurs niveaux de lecture, Comme hier fait s’entremêler le réel et l’illusion, le réalisme et la littérature fantastique. (…) Cai Jun signe un roman ample, et complexe, qui dépeint de simples gens à l’aune d’une nouvelle terrifiante humanité. Ou inhumanité d’ailleurs…c’est selon ! »
Jean-Rémi Barland, Destimed.fr

« Le roman est passionnant. D’une part, et au premier abord, à cause des personnages bien campés, avec des états d’âme particuliers qui permettent, d’autre part, de prendre connaissance de la société chinoise. Je pense que ce roman parle bien aux lecteurs chinois. Mais qu’il nous raconte à nous aussi ces vies qui sont vécues dans des comportements précis, figés qu’il convient de respecter. Des vies respectueuses des normes sociales, physiques, respectueuses des hiérarchies. Et, j’ajouterai, un plaisir à lire un auteur qui glisse en pointillé des éléments de culture et des références littéraires de très bon niveau. (…) À lire d’une traite. »
Le webzine Daily Passions

les lecteurs en parlent

« Comme hier est un thriller qui sort du lot par son enracinement, tout en étant ouvert au monde occidental et à ses influences. Cai Jun maîtrise sur le bout des doigts les codes du genre et les développe à sa sauce. Bon voyage dans l’Empire du Milieu version moderne, et dans vos souvenirs. »
Yvan, du blog EmOtions

« Comme hier est un roman qui ne ressemblera pas aux thrillers que nous lisons. L’auteur nous emmène à la découverte de sa culture et de ses croyances. Ce sont ces détails qui donnent à ce livre son cachet si particulier. (…) Je dois dire que j’ai été séduite par cette enquête très habilement menée afin de laisser le suspense pointer le bout de son nez durant ma lecture. »
@la_tete_dans_mes_livres (Instagram)

« L’intrigue évolue de telle sorte que j’ai passé quasi tout le livre à me demander quelle serait l’issue mais surtout si l’issue tiendrait du « réel » ou bien du paranormal ou encore de l’hyper technologie!! Ce flottement entre les genres est ce qui m’a le plus accroché dans ce roman, ça lui donnait une saveur particulière, une originalité appréciable. J’avais beau être épuisée, le lâcher pour me coucher était très difficile !!! »
 @bbtiz (Instagram)

« C’est un thriller haletant ! Impossible de s’ennuyer en revanche certains passages vont vous glacer le sang. L’épilogue m’a laissée sans voix. Difficile de quitter Sheng Xia avec son tempérament si singulier. Si vous aimez les thrillers, les lectures hard ou que vous avez envie de grands frissons, alors vous allez adorer ce roman ! »
@little__squaw (Instagram)

« J’ai trouvé ce livre captivant à la fois onirique et ancré dans la réalité. C’est stupéfiant et étrange, on est comme ensorcelé par ce monde totalement différent du nôtre. Hyper connecté très en avance mais aussi avec des croyances ancestrales qui sont respectées. Deux mondes tellement opposés. »
Christine, du blog Evasionpolar

« Un bon thriller chinois avec une belle intrigue. Très différent des thrillers qu’on a l’habitude de lire, je vous avoue que j’appréhendais un peu.. Mais finalement, j’ai passé un très bon moment, une intrigue bien ficelée et beaucoup de rebondissements. (…) Je vous conseille ce thriller glaçant. »
@jo_livresque (Instagram)

« J’ai trouvé ce livre captivant à la fois onirique et ancré dans la réalité. C’est stupéfiant et étrange, on est comme ensorcelé par ce monde totalement différent du nôtre. Hyper connecté très en avance mais aussi avec des croyances ancestrales qui sont respectées. Deux mondes tellement opposés. Fascinant à mes yeux même si la “jeunesse” tend à “s’occidentaliser”. »
@vuottomarie (Instagram)

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