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La Forêt des disparus

« Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n’en sortiras jamais… »

Des murs d’arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon.

Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l’appelle l’Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l’affaire Clara Miller.

Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l’aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l’horreur…

L’histoire d’un secret terrifiant.
Un thriller diabolique et haletant.

Interview de l’auteur

Découvrez l’interview vidéo d’Olivier Bal

La Forêt des disparus d’après Olivier Bal

Une passion particulière pour les États-Unis

Dans votre roman, on retrouve le journaliste Paul Green, héros de votre précédent thriller L’Affaire Clara Miller. Qu’est-ce qui vous a motivé dans ce choix ?

Je ne pensais pas le faire revenir si tôt. C’est en discutant avec des lecteurs que j’ai réalisé que ce journaliste un peu déglingué était vraiment apprécié. J’ai voulu que ce retour de Paul soit surprenant, inattendu. À la fin de L’Affaire Clara Miller, Paul semble avoir trouvé une forme de rédemption. Pourtant, quand on le découvre cinq ans plus tard dans La Forêt des disparus, on réalise qu’il est plus que jamais brisé. Paul est tout sauf un justicier. C’est un type complexe. Certes, il mène l’enquête sur le secret terrifiant qui entoure cette forêt, mais il est pétri de doutes, peut même commettre des erreurs. Il s’est isolé du monde et des autres. Les événements du roman vont le forcer à revenir parmi les vivants.

L’histoire se déroule dans une petite ville de l’Oregon, Redwoods, coincée entre l’océan Pacifique et une incroyable forêt primaire. Pourquoi ce décor ?

J’avais envie que ce nouveau roman explore les terres du thriller. Je rêvais d’un huis clos ouvert. Ici, chapitre après chapitre, c’est comme si la forêt resserrait son emprise, on devient prisonnier de cette petite bourgade de Redwoods. Il n’y a aucune échappatoire possible. Plus largement, j’avais envie de raconter la vie d’une communauté refermée sur elle-même, qui fonctionne en vase clos depuis toujours. L’Oregon, c’est la région parfaite pour cela. C’est un état encore très sauvage, avec seulement 17 habitants au km2. Dans ce genre de lieu, un peu à l’écart, un peu à part, on se dit que tout peut arriver. Redwoods, je l’ai imaginée surtout comme un miroir déformant de nos sociétés modernes. Une communauté clanique, rongée par la peur de l’autre, de ce qui se joue à l’extérieur…

Pas loin de Paul, on découvre deux personnages féminins qui jouent un grand rôle, Charlie et Lauren. L’une et l’autre, pour des raisons différentes, sont très « borderline ». Racontez-nous…

Lauren est l’adjointe au shérif de Redwoods. Elle est obsédée par cette affaire des disparus. Depuis trop d’années, elle s’est noyée dans cette enquête. C’est une femme déterminée, mais elle n’est pas non plus une super flic. Plus elle avance dans son enquête, plus elle comprend que l’affaire des disparus pourrait bien bouleverser sa vie à jamais, mais aussi celle de tous les habitants de Redwoods. Acceptera-t-elle d’aller au bout ? Charlie, elle, est une adolescente solitaire. Dans son collège, on l’appelle « la Boueuse », car elle vit en bordure de forêt avec son père, garde forestier. Elle a perdu sa mère quelques années plus tôt. La forêt est son domaine, son refuge. Elle rêve d’un ailleurs, d’un nouvel horizon, mais elle est convaincue qu’elle ne pourra jamais quitter Redwoods. Qu’elle est maudite…

Un lourd secret, dont on ne parlera pas ici, pèse sur cette cité et nous ramène au temps des pionniers. Cette histoire − celle de la fondation des États-Unis − vous intéresse-t-elle particulièrement ?  

J’ai adoré me plonger dans l’histoire des pionniers américains. L’Oregon, en particulier, est une terre chargée d’histoire. On l’appelait autrefois le « Bout du monde ». Elle a été l’une des dernières frontières à être conquise par les pionniers. Dans ce roman, j’ai voulu rappeler que les Américains ont volontairement effacé la face sombre de leur histoire, la violence de la conquête, les massacres d’indigènes, pour se concentrer uniquement sur leur idéal. Leur projet de grande nation et de démocratie… J’évoque, au détour de mon intrigue, le sort réservé aux Amérindiens, ces peuples chassés et parqués dans des réserves sur des terres arides. Ce sont les grands oubliés de l’histoire américaine, même si, peu à peu, depuis vingt ans, ils sont réhabilités…

Des centaines de milliers de personnes disparaissent chaque année aux États-Unis. Ce phénomène vous a-t-il donné l’idée du roman ?

Les statistiques sont effarantes. Chaque année aux États-Unis 600 000 personnes disparaissent sans laisser de traces. Parmi elles, 90 000 ne seront jamais retrouvées. On peut aisément disparaître dans un État et se reconstruire dans un autre. Ce qui m’intéressait avec cette question des disparus, ce sont les œillères que l’on porte tous pour se protéger. Dans le roman, les habitants de Redwoods ont développé une sorte d’indifférence à l’égard des disparus, « ces randonneurs qui ne sont pas du coin »…

Votre précédent roman est sorti l’année dernière, une semaine avant le premier confinement, et vous avez écrit ce nouveau thriller pendant cette période particulière, comment l’avez-vous vécue?

En écrivant La Forêt des disparus, j’ai cherché, moi aussi, une forme d’évasion. L’écriture, comme la lecture, offrent des voyages immobiles. Confiné chez moi, je me suis mis, par écran interposé, à sillonner les forêts de séquoias géants d’Oregon. Ça m’a fait du bien, même si ce décor est un peu effrayant… Concernant l’actualité de la pandémie, je n’avais aucune envie d’aborder le sujet de front. On en parle déjà bien assez partout, tout le temps. J’ai donc tenté de parler de cette crise profonde, mais de manière détournée. Car le cœur du roman, la société de la peur, le repli sur soi, me semblent plutôt proches de ce que nous vivons…

Vous écrivez à la première personne, alternant les prises de parole dans une sorte de roman choral. Utiliserez-vous de nouveau cette manière de raconter une histoire ?

Cela dépendra, je crois, du sujet de mon prochain roman. Ce que j’aime avec la première personne, c’est que je m’efface au maximum. Le lecteur vit l’histoire de manière immersive et viscérale, sans filtre. Il est aux premières loges. On ressent peut-être plus d’empathie pour les personnages. En étant dans leur tête, avec eux, on les comprend mieux. Quant au roman choral, il me plaît beaucoup car il permet de montrer qu’il n’existe jamais une seule vérité, et que chaque point de vue peut, parfois, se défendre…

Retrouvera-t-on Paul dans votre prochain roman ?

Pourquoi pas ! J’aimerais beaucoup faire revenir Paul pour un ou plusieurs romans. J’ai déjà quelques pistes, avec l’envie, aussi, de parler un peu plus de son passé, de son histoire. J’aime l’idée de ce vagabond enquêteur, de ce personnage un peu paumé, mais si attachant, qui sillonnerait l’Amérique. Chaque roman pourrait me permettre de dessiner une sorte de radiographie de ce pays et des maux de nos sociétés. Après notre rapport à la célébrité dans L’Affaire Clara Miller, la société de la peur dans La Forêt des disparus, qui sait vers quel territoire Paul m’emmènera pour mon prochain roman !

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la presse en parle

« Un polar brutal, subtil et violent qui se dévore d’une traite. Un roman digne des meilleurs Stephen King, Lindwood Barclay et autre Harlan Coben, James Ellroy ou Jonathan Kellerman. C’est dire le niveau auquel se situe La forêt des disparus, par lequel son auteur s’impose comme un des maîtres du thriller. »
Jean-Rémi Barland, Destimed

les lecteurs en parlent

« Dans ce roman, la forêt devient l’extension de la terreur et de la traque à la vie à la mort. (…) L’auteur soigne la mise en place avec un prologue efficace, une mise en ambiance singulière d’un trait de plume maîtrisé.  Ce roman se démarque par son arène, un décor que l’auteur a documenté et qui restitue avec réalisme l’isolement et le côté primitif de cet endroit du monde. C’est aussi l’occasion de découvrir l’histoire authentique et abrupte des pionniers de l’Oregon. »
Samuel Delage

« Si vous cherchez un thriller à l’ambiance oppressante, bien mené par un auteur qui maîtrise son sujet, vous frappez à la bonne porte. Olivier Bal sait y faire dans le genre, même avec un sujet si souvent développé, et La Forêt des disparus se révèle un roman immersif. »
Yvan, du blog Émotions

« Tout s’imbrique à la perfection, tout s’enchaîne à la perfection : l’histoire, les rebondissements, le passé, le présent, l’enquête…pas de temps morts. Chaque partie concerne un personnage, elle est écrite à la première personne ce qui rend l’immersion du lecteur totale. Le ressenti des émotions, de la peur, de la douleur est encore plus fort, plus prenant. »
Pascaline, du blog Lire et courir

« La Forêt des disparus est un gros coup de cœur. Une histoire captivante, une ambiance des plus oppressantes, un roman immersif, il a tout pour plaire ! »
@desplumesetdeslivres (Instagram)

« C’est un thriller qu’on ne lâche plus une fois commencé. On a dévoré ces pages tant on voulait connaître la fin. Et quelle fin ! J’ai adoré ! »
@mybookimique (Instagram)

« Il m’a été impossible de lâcher ce livre. La traque finale est grandiose, elle vous happe ! J’espère grandement retrouver Paul Green dans un futur thriller ! »
@labibliothequedereb (Instagram)

« L’ambiance, l’atmosphère et la forêt sont des personnages à part entière. C’est, je pense, ce qui fait la force de ce roman. On est sous tension quasi en permanence, oppressé, dans l’attente d’avoir nos réponses. On tente de deviner, on y arrive, un peu, pour finalement se rendre compte qu’on a fait fausse route. On s’égare pour finir par se laisser guider par un fil conducteur addictif et prenant. »
Le blog Black Books

« Le style de l’auteur est toujours aussi efficace, et le rythme, lui, totalement addictif. Certaines scènes vous donneront sûrement la chair de poule, et ça tombe puisque c’est le but recherché ! Si l’énigme a toute sa place, c’est surtout l’atmosphère qui m’a le plus marquée. »
@annesophiebooks (Instagram)

« Encore une fois Olivier Bal nous a pondu une pépite incroyablement bien construite. Une narration via différents points de vue qui fait mouche, distillant des détails aux détours des pages et qui te choppe sans jamais te lâcher. L’histoire est obsédante. Les secrets dégoulinent d’une noirceur aussi sombre que le pétrole et te font naviguer à travers une intrigue très bien ficelée. On a du suspens, des émotions fortes, des personnages complexes. Bref, ça marche ! »
@sparkyjordy (Instagram)

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