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Peurs en eau profonde

Dans la nuit perpétuelle des fonds marins, seule reste la peur…

Au large de Marseille, dans les filets d’un chalutier, un corps de femme est retrouvé entièrement nu, couvert de morsures et le pied gauche sectionné.

Pour Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle, c’est le début d’une traque hors norme qui la conduit à s’immerger dans le monde opaque des plongeurs professionnels et des chercheurs d’épaves. Des spécialistes qui descendent à des profondeurs abyssales et affrontent les pires dangers.

Parmi eux, Jean Sardi. Il est l’un des meilleurs et connaissait intimement la victime. Il pourrait bien avoir un mobile, lié à ce terrible secret qui l’a poussé à se réfugier dans le silence des fonds marins.

Crime passionnel ou rituel dément ?

La présence dans les poumons du cadavre d’un plancton inconnu en Méditerranée intrigue les enquêteurs de la Crim’. Pendant que le mystère s’épaissit, d’autres corps remontent à la surface et sèment l’effroi chez les plongeurs des eaux profondes.

Un huis-clos à la limite de l’asphyxie

Interview de l’auteur

Découvrez l’interview vidéo d’Olivier Descosse !

 

Pour ce premier roman chez XO Éditions, vous avez choisi d’inscrire votre intrigue dans le monde mystérieux de la plongée en eaux profondes. En quoi ces abysses vous fascinent-ils ?

Ils sont porteurs de mystères et de fantasmes. J’avais été très marqué par la lecture de Vingt Mille Lieues sous les mers, comme plus tard par le film Abysses, ou par le mythe de l’Atlantide. On peut tout imaginer dans cet univers, les meilleures choses comme les pires, et je suis toujours curieux de ce que peuvent concevoir les auteurs quand les intrigues se passent sous l’eau. Une de mes dernières découvertes est la série de BD fantastique Carthago, absolument géniale. Peurs en eau profonde est pour sa part ancré dans le réel, mais quand on descend à plus de cent cinquante mètres de fond, on peut quand même y faire des rencontres étranges et inquiétantes…

Justement, dans quelle histoire nous emmenez-vous ?

La découverte du cadavre d’une jeune femme, morte noyée, amènera la commandante de la brigade criminelle Chloé Latour à enquêter dans le monde de la plongée technique et profonde – la Tek, dans le jargon professionnel – et à découvrir comment ces plongeurs fonctionnent quand ils interviennent sur des plateformes pétrolières, des câbles sous-marins, des bouées météo ou des épaves. À ces profondeurs, lorsque l’on dépasse la barre des quatre-vingts mètres, on ne peut respirer qu’avec des mélanges gazeux complexes et les temps de décompression sont très longs lorsque l’on remonte. Il faut suivre des procédures contraignantes et très précises pour rester en vie. A fortiori si on plonge dans des grottes sous-marines, aussi belles et envoûtantes qu’elles soient. S’aventurer à ces profondeurs s’apparente à une sortie dans l’espace. La moindre erreur peut être fatale… Même si la mer est un univers vaste, les personnages évoluent dans une sorte de huis clos particulièrement angoissant. Les scènes de crime étant sous-marines,
Chloé Latour devra se faire assister par des experts pour avancer dans son enquête.

La scène inaugurale est effrayante. Comment avez-vous procédé pour dépeindre au plus près cette réalité macabre ?

Je pense que j’ai amalgamé un certain nombre d’images que j’avais en tête, tirées de films, de livres, de reportages, ainsi que de ma propre expérience. J’ai beaucoup plongé à une époque, quand j’habitais à Tahiti, et les sensations sont profondément ancrées en moi. L’émerveillement et la magie se mêlent à une certaine forme de peur, surtout à ces profondeurs.

Avez-vous effectué des recherches auprès de scientifiques pour décrire de façon vraisemblable la putréfaction de corps sous l’eau ?

Je me suis beaucoup documenté sur des bases de données de médecine légale. Le processus physiologique engendré par une noyade par submersion et les conséquences que cela induit sont très bien analysés et décrits par la science.

Pouvez-vous nous présenter davantage Chloé Latour, dont le lecteur suit l’avancement de l’enquête ?

C’est une femme complexe, à la fois très moderne et très classique. Elle a été formatée par les traditions et la culture de sa classe sociale, plutôt bourgeoise et conservatrice, mais a coupé les ponts avec ses racines, sa famille et son milieu en raison de son homosexualité, une tare inadmissible pour ses parents. Brisée, pour ne pas dire amputée, par l’assassinat de sa petite amie, elle est devenue flic par réaction, pour essayer de réparer cette blessure. Elle s’est construit une vie factice, à l’opposé de ses valeurs, la seule façon pour elle de ne pas sombrer. L’enquête particulière à laquelle elle va être confrontée la conduira à reconsidérer sa vie, ses certitudes, ses prises de position…

L’autre personnage central du roman s’appelle Jean. Un spécialiste de la plongée technique mais aussi un écorché vif…

Après avoir plongé dans toutes les mers du globe, Jean a créé sa société de plongée technique à côté de Toulon. Il intervient sur toutes sortes de missions – renflouage, réparations, explorations, maintenance. C’est un des meilleurs dans sa spécialité. Pendant sa carrière, il a également plongé sous la banquise pour le compte de labos pharmaceutiques, afin de récolter des échantillons de plancton ou autres formes de vie sous-marine. Ces missions, encore une fois, sont toutes extrêmement dangereuses. Mais Jean est aussi un écorché vif. Contrairement à Chloé, il vient d’un milieu simple – son père était pêcheur – essentiellement tourné vers la mer et une certaine forme de superstitions. Sa vie est une succession de déchirements qui ont décidé de sa trajectoire. Pour lui, la plongée n’est pas une simple passion : c’est un refuge. Il ne se sent en sécurité que sous l’eau alors qu’au quotidien il prend des risques inouïs. Pour lui, le vrai danger se situe plutôt du côté de ses relations amoureuses.

L’intrigue se déroule à Marseille et vous vivez vous-même dans la cité phocéenne qui devient un personnage à part entière. L’ancrage local est important pour vous ?

Je suis Marseillais et j’y vis actuellement, même si j’ai pas mal bougé, entre Paris, la Polynésie et les États-Unis. Pour Peurs en eau profonde, j’avais tous les ingrédients sur place. J’ai la chance de vivre dans une région extraordinaire où la nature est omniprésente. Je ne sais pas si le démon du voyage me reprendra mais comme je suis là en ce moment, je me laisse guider par ce qu’elle m’inspire.

Un mot sur vos inspirations littéraires et cinématographiques. Quel est votre univers ?

C’est un univers multiple ; un « multivers » qui exprime de façon différente et selon les récits la même obsession, liée à l’existence d’une faute originelle, la culpabilité qui l’accompagne et la rédemption que tentent de trouver le ou les personnages au travers de l’histoire. La souffrance, comme la mort, ne sont que des conséquences de ce triptyque de base. Je lis beaucoup de BD – plutôt fantastiques ou surnaturelles – et de thrillers. Des auteurs comme Thomas Harris, Jean-Christophe Grangé ou Harlan Coben m’ont beaucoup inspiré à une époque… Sans oublier bien sûr celui que je lis depuis le début et qui ne cesse de me fasciner : Stephen King. Je suis aussi très influencé par le cinéma de suspens en général, et j’ai adoré des films comme Gone, Usual Suspects, Shutter Island ou, plus récemment, les séries Le Bureau des légendes, La Casa de Papel et The Witcher.

Parallèlement à votre activité d’auteur, vous êtes avocat. Ce métier influe-t-il d’une manière ou d’une autre sur le choix de vos intrigues ou la manière d’aborder vos romans ?

Je pratique le droit de la propriété intellectuelle et le droit des affaires, a priori moins propices à la création d’intrigues de thriller que le droit pénal. Et puis le système pénal français, de nature inquisitoire puisqu’il place le juge d’instruction et le parquet au cœur de l’enquête, n’est pas très « romanesque ». Les avocats n’ont aucun pouvoir d’investigation, au contraire des États-Unis où John Grisham, avocat également et dont j’adore les romans, a pu se servir du contexte pour créer des thrillers passionnants. En revanche, mon métier m’apporte beaucoup sur le plan de la technique d’écriture. L’exigence de justesse et de structuration que requiert la rédaction d’actes ou de conclusions juridiques m’est très utile lorsque j’écris un thriller. C’est une mécanique de précision que je pratique au quotidien.

Savez-vous déjà quel sera le sujet de votre prochain roman ?

J’ai même commencé à l’écrire. Je ne souhaite pas trop déflorer le sujet pour l’instant, mais je peux vous dire que cela se passera dans le Haut-Var et dans les Alpes, dans une arène de très haute montagne, là où l’air est plus rare et où la survie pose un certain nombre de difficultés. La découverte fortuite d’un cadavre congelé à un endroit où il n’avait apparemment rien à y faire donnera le top départ d’une double enquête menée par Chloé Latour, la commandante de Peurs en eau profonde, ainsi que par le commandant Paul Cabrera, un ancien de la BAC Nord muté à la Crim’, que certains de mes lecteurs connaissent déjà… ■

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la presse en parle

« Très bien ficelé »
Sandrine Bajos, Le Parisien

« Vous allez trembler ! »
Gavin’s Clemente Ruiz, Samedi en France – Europe 1

« Un nouveau roman noir haletant, où le héros replonge dans les abîmes de son passé. »
Karine Michel, Var Matin

« Une histoire -palpitante- qui se déroule sous la surface des eaux. (…) Ça attaque fort, très fort, par une scène sous-marine de réparation de tuyauteries par 100 mètres de fond, digne des meilleurs films d’action hollywoodiens. Le bouquin vous attrape et ne vous lâche plus jusqu’au bout. Et les personnages, plongeurs comme flics, sont solidement campés. (…) La promenade, si elle se fait en eaux profondes, se fait aussi sur des rives bien connues ici et elle est menée avec habileté et profondeur (c’est bien le moins avec un tel titre) par un auteur qui a atteint une véritable maturité. »
Patrick Coulomb, La Provence

« Les amateurs du genre ne seront pas déçus par ce nouveau roman palpitant signé Olivier Descosse ! »
Le Dauphiné Libéré

« J’ai aimé l’univers et aussi la façon dont Olivier Descosse nous décrit ses personnages par petites touches avant que le puzzle se mette en place. On apprend, nous lecteurs, à les découvrir par bribes et petit à petit à comprendre l’ensemble et à savoir le passé qu’ils trimballent lourdement avec eux. On lit forcément vite, en apnée si j’ose dire, les 500 pages de Peurs en eau profonde tant on a envie de connaître et tant le temps n’a pas la même vitesse sous l’eau. »
Frédérique Le Teurnier, #Toutenpapier – France Bleu

« Les ressorts de ce meurtre surprennent assurément, au terme d’un suspense très habilement menée. »
Le Pèlerin

« Un roman que l’on prend comme un uppercut »
Stéphanie Lohr, Ici Paris

« Une sombre histoire dans les fonds marins de Marseille. (…) On se régale avec Peurs en eau profonde. »
Benoit Chomaud, France Bleu Périgord

« Une intrigue bien salée. (…) On suffoque à chaque rebondissement, en espérant atteindre vite la dernière page, comme un plongeur à bout de souffle rêverait de regagner la surface. »
Hugues Berthon, Nous Deux

« Un suspense étouffant »
Amélie Descroix, Yves Quitte – France Dimanche

« C’est original et bien mené juste ce qu’il faut, dans un univers qui envoie sa part de mystères. Olivier Descosse connaît ses classiques. »
Jeremy Noé, La Marseillaise

« De la scène introductive, anxiogène et étouffante à souhait, à l’avancée de l’enquête, le récit est aussi sombre que les abysses. Difficile de reprendre son souffle une fois plongée dans l’intrigue. Et gare aux fausses pistes qui pourraient égarer le plongeur solitaire. »
Paris Normandie

« Passionné de plongée sous-marine, l’écrivain et avocat Olivier Descosse fait de la mer le décor hostile et dangereux de son nouveau roman, où une série de meurtres sont commis en milieu aquatique. »
Cédric Petit, Le Quotidien Bruxelles

« Un scénario implacable et une intrigue bien construite. Des personnages principaux avec une profondeur psychologique approfondie. Des personnages secondaires attachants avec de la consistance et de la personnalité et un suspense haletant digne des meilleures séries et des meilleurs productions hollywoodiennes cliffhanger. »
Catherine Merveilleux, Lejouretlanuit.net

« Un polar tricoté sur mesure, des personnages bien campés et un final à couper le souffle. On plonge dans ce roman et on en ressort en apnée. »
Jean-Marc Rapaz, Générations

« Un nouvel auteur de thriller qui, je trouve, se débrouille très bien dans la façon de nous faire peur, de nous faire faire des cauchemars. (…) Cette peur en eau profonde ne va pas vous quitter pendant des pages et puis des pages. »
Claudine Bugat, Des livres et vous – C2L

les lecteurs en parlent

« Premier livre de l’auteur que je ne connaissais pas et je n’ai pas été déçu. J’ai été prise dans l’histoire dès le début. À savoir qu’une de mes plus grandes peurs, c’est la noyade et les profondeurs… Donc ce thriller a tous les ingrédients pour me plonger dans une certaine angoisse. (…) Une chouette lecture, avec un thème plutôt original, surtout au niveau du modus operandi du tueur. Je vous recommande ce livre sans hésitation. »
@thecodeofbook (Instagram)

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