Le Disque de Jade
Tome 1 : Les Chevaux célestes

Le jeu de l’amour et de la guerre dans la Chine du Premier Empereur.

Dans la Chine immense et fabuleuse du IIIe siècle av. J.-C., la cour du royaume de Qin est en effervescence. Autour du vieux roi Zhong, les généraux s’affrontent pour savoir qui résoudra le problème des chevaux. Car le cheptel s’amenuise, bloquant la conquête entreprise sur les pays voisins. Un seul homme peut dénouer la crise, Lubuwei, un célèbre marchand de chevaux. Il est beau, riche, célibataire, ne doit rien à personne et n’aime que les chevaux tout en rêvant d’une gloire inaccessible, celle que pourrait un jour lui donner le pouvoir.

Lubuwei est invité par le roi, et il accepte le marché : il fournira les montures en échange d’un magnifique palais. Le marchand est comblé, d’autant que l’amour est venu frapper à sa porte : une jeune musicienne, Zhaoji, qu’il parvient à arracher à sa triste vie de prostituée. Plus rien ne manque à son bonheur, qu’il croit devoir à un mystérieux disque de jade trouvé sur un marché, dont il ne se sépare jamais. Ce qu’ignore Lubuwei, c’est que ce disque magnifique a été volé et qu’il donne d’étranges pouvoirs à son propriétaire…

La Chine reste pour nous un pays mystérieux, alors que dire de ses racines, de cette Chine ancienne et mythique, qui rassemble ses peuples épars pour fonder autour de la Grande Muraille l’une des plus grandes civilisations du monde… C’est cette fabuleuse fusion que nous raconte l’auteur, à travers la destinée souvent cruelle de ses premiers empereurs. Et la surprenante originalité du Disque de Jade, au-delà de sa base historique, c’est d’entraîner le lecteur presque malgré lui dans un autre univers où les mots ressemblent à des poèmes, où l’érotisme est sublimé et les femmes ô combien inventives, où l’ambition est carnassière mais non dénuée de séduction. Le Disque de Jade est un brasier éblouissant d’amour et de guerre, qui nous ouvre les portes d’un empire gigantesque et nous y piège, tant le dépaysement est attirant.

Les Chevaux célestes, qui inaugure la série du Disque de Jade, est un premier roman.

Interview de l’auteur

Vous avez choisi, entre autres, de passer une licence de chinois. D’où vous est venu cet amour pour la Chine ?

J’ai commencé des études d’histoire de l‘art à Aix-en-Provence en 1968. Par chance, une section de chinois venait d’ouvrir à la faculté des lettres. Elle était dirigée par Léon Vandermeersch, un des plus grands sinologues français. C’est ainsi que je me suis inscrit en chinois, par pure curiosité et que j’ai eu la chance d’être initié au chinois par ce très grand spécialiste… 

Mais à part un petit livre dans la collection « Que sais-je », vous n’aviez jusqu’à ce jour jamais écrit sur la Chine… Comment vous êtes-vous lancé dans cette immense aventure ?

Lorsque j’ai été reçu au concours de conservateur des musées nationaux en 1970, je me voyais en sinologue, membre de l’Institut et directeur du musée Guimet ! Ayant bifurqué vers des fonctions plus « actives », j’ai longtemps été retenu, par pudeur, d’écrire sur la Chine, surtout des ouvrages scientifiques, considérant que je n’avais pas la légitimité pour le faire. J’ai toujours eu envie, en revanche, de faire partager ma passion pour cette civilisation extraordinaire qui se laisse, en raison de l’obstacle de la langue, si difficilement découvrir. Aussi, lorsque les circonstances firent que j’avais enfin le temps — et la disponibilité d’esprit — de me lancer dans cette aventure, je n’ai pas hésité. L’enthousiasme de Bernard Fixot a fait le reste.

Dans l’album qui accompagne le premier tome du Disque de Jade, vous dites que les lecteurs de ce roman (qui se passe au IIIe siècle av. J.-C.) ne seront pas surpris de constater, pour ceux qui ont eu – ou auront – la chance de se rendre en Chine, que rien n’a changé ou presque au XXIe siècle dans la mentalité des Chinois… Expliquez-nous…

La Chine est une grande civilisation immobile, même si elle bouge et s’ouvre de plus en plus à l’Occident. Dans les rapports entre l’homme et la nature, l’amour, la mort, le destin, dans ce respect infini du passé et cette conscience que la Chine, Empire du Milieu, est au centre du monde, de fait, rien n’a changé. On est frappé, en lisant les textes anciens, par la permanence des formules, des comportements et des attitudes, pour ne pas parler des superstitions, qui perdurent aujourd’hui. Dans un pays qui a subi le choc du communisme, c’est proprement fascinant.

Qu’est-ce qu’un « disque de jade » ?

On appelle « Bi » les disques de jade troués en leur centre, qui sont, en fait, la représentation symbolique de l’Univers. Les plus anciens Bi remontent à 2000 ans avant Jésus-Christ… Le jade étant, de surcroît, la pierre de l‘immortalité, les Bi rituels sont considérés, en Chine, comme des sortes de reliques précieuses.

Parlez-nous de cette obsession de l’immortalité qui hante plusieurs des principaux personnages…

Le rêve de tout Chinois, à cette époque, était de « vivre dix mille ans de plus… », soit de devenir immortel. Cette recherche de l’immortalité, qui est aussi une volonté d’aboutir à la fusion totale entre le corps humain et la nature, est un des fondements du taoïsme, la religion la plus caractéristique de la mentalité chinoise, une religion primitive extraordinaire où la magie et les pratiques ésotériques ont toute leur place. Un roi pouvait donc être, par exemple, à la fois un tyran implacable et pragmatique, ne croyant qu’à la force des armes, et s’adonner à des pratiques ésotériques, et à la prise de remèdes censés prolonger la vie, tel un petit garçon attentif aux contes de fées…

Dans cette grande fresque à la fois romanesque et historique, les femmes ont un rôle réellement important : est-ce du roman ou de l’histoire ?

Il ne faut pas oublier que tout repose, en Chine, sur l’équilibre entre le Yin et le Yang, soit entre le principe mâle et le principe femelle. Nulle part, sans doute, les valeurs féminines n’ont donc été à ce point exaltées comme dans la civilisation chinoise, dès les origines. En accordant dans ce roman une place aussi centrale aux femmes, je n’ai fait que transposer cette incontournable donnée dans cette histoire.

Simon Leys a écrit : « Pour moi, la Chine, c’est un choix de vie et non pas une profession. » Et pour vous ?

Pour moi c’est une passion, et aussi la découverte que, derrière des différences culturelles aussi essentielles que, par exemple, la notion même du temps, l’âme humaine reste la même, traversant le temps et l’espace. De ce point de vue, les personnages du Disque de Jade paraîtront à ses lecteurs, à juste titre, finalement très proches de nous.

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la presse en parle

« Même la tête à l’envers, impossible de perdre le nord en terre de Chine à la période des Royaumes Combattants. Une épopée réussie, où “le contexte historique est respecté” et le suspense chaudement orchestré. »
Elle

« Le bonheur d’acquérir des connaissances sur une civilisation disparue et surtout, le plus important, l’envie irrésistible de connaître la suite ! »
Madame Figaro

« L’une des plus prodigieuses sagas jamais imaginées sur la Chine, un roman-fleuve éblouissant à la fois poétique et érotique, politique et magique… »
L’Express

« Amour, passion, cupidité, histoires et Histoire, le livre de José Frèches flirte sur la très prisée ligne de crête séparant le roman historique du feuilleton populaire… »
Le Figaro

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