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Oksa Pollock
L'espoir des lendemains

Voilà cinq ans qu’Oksa Pollock et les Sauve-Qui-Peut sont revenus à Édéfia… 

La Gracieuse Oksa est devenue une jeune femme épanouie. Entourée de ses créatures fantasques et comblée par l’amour de Gus, elle se consacre avec passion à sa mission de régnante.

Et pourtant, Oksa est inquiète. Le monde de Du-Dehors va mal, étouffant sous la pollution.

Ses pouvoirs lui permettraient de faire entendre raison aux dirigeants de la planète, mais Édéfia est désormais close. Plus aucun moyen d’en sortir. Alors comment faire ?

Confrontée au désastre écologique qui s’annonce et à la ruse de certains Du-Dedans pour quitter Édéfia, Oksa doit relever le plus grand défi que connaît l’humanité : survivre… et préserver l’espoir des lendemains.

Mais pour cela, il lui faudra payer un prix terrible…

Avec la parution de cette nouvelle aventure, 10 ans après L’Inespérée, la fantastique histoire d’Oksa Pollock continue !

Interview de l’auteur

Dix ans après avoir créé Oksa Pollock, voilà que vous faites revivre votre héroïne préférée, devenue, comme vos lectrices de la première heure, une jeune femme épanouie. D’où vient ce désir de retrouvailles ?
Nous avions tout simplement envie de prendre de ses nouvelles, comme on peut le faire de personnes qui nous sont chères. Oksa, ainsi que tous les personnages de la série, nous ont accompagnées pendant des années, ils ont littéralement fait partie de notre vie et l’ont changée de la même façon que peuvent le faire de « vraies » personnes. À l’issue du tome 6, puis de la trilogie Tugdual, nous avons eu une sensation de vide, comblée par d’autres personnages que nous adorons, d’autres histoires qui nous ont passionnées. Mais aucun ni aucune d’eux n’a remplacé Oksa et les Sauve-Qui-Peut. Comme dans la vie, personne n’est interchangeable. Et puis, à l’évidence, cette envie de retrouvailles converge parfaitement avec celle des lecteurs et des lectrices qui, pour beaucoup, ont grandi avec notre héroïne. Ce serait dommage de se priver de ce bonheur !

Oksa est la «Gracieuse » qui dirige et maintient le fragile équilibre d’Édéfia. Elle est surtout une femme consciente des grands enjeux de la planète, et à ce titre très inquiète. À quels périls devra-t-elle faire face dans L’Espoir des lendemains ?
Les 6 volumes étaient déjà très imprégnés de préoccupations environnementales et climatiques, amplifiées dans ce septième volume. L’intrigue, malgré sa dimension fantastique, reste profondément empreinte de réalisme. Même si Oksa vit désormais à Édéfia, une terre relativement préservée, elle est témoin de la dégradation de notre monde, qui est aussi le sien. La surconsommation et la surproduction, la détérioration des mers, des sols et de l’air, l’extinction de milliers d’espèces animales et la disparition des glaciers, des forêts, des terres cultivables sont autant de menaces inquiétantes qui nous concernent toutes et tous, Oksa y compris. Mais ce dont il est également question, c’est la passivité, voire le déni, des gouvernants, la lenteur des réactions et de la prise de conscience, la frilosité des mesures, alors que les alarmes sont au rouge depuis des années.
Par ailleurs, d’autres périls commencent à naître de l’intérieur : certains manifestent le désir de sortir de leur monde protégé pour découvrir le nôtre, si proche. La division agite Édéfia dans ses fondations. Oksa se trouve confrontée à des problèmes et des responsabilités d’adulte. À 23 ans, on n’agit pas de la même façon qu’à 13 ou 17 ans. Et face à la ruse, la trahison et la menace de révolte, elle doit se montrer forte et
droite.

Ce thème de l’urgence écologique est-il quelque chose qui vous préoccupe personnellement ?
Énormément ! Cette urgence est criante, il est fondamental de réagir, de changer notre mode de fonctionnement, de raisonner autrement. Et pourtant…
Nous sommes tout à fait convaincues de l’effondrement inévitable de notre civilisation si elle persiste à garder les mêmes principes. Les ressources ne sont pas infinies, l’équilibre n’est jamais acquis, il faut faire des efforts pour s’adapter, se réformer, devenir plus raisonnables si l’on veut survivre et permettre à nos enfants, petits-enfants de vivre sur la seule planète dont nous disposons. Quand on ne prend pas soin de sa maison et des autres, on prend le risque que cela s’abîme et périclite. On se met soi-même en péril. Personnellement, nous appliquons cette ligne de conduite dans notre quotidien, en glissant peu à peu et avec une ferme détermination vers la « sobriété heureuse » et un mode de vie beaucoup plus réfléchi. C’est
tout à fait possible et loin d’être aussi frustrant qu’on pourrait le penser !

Dans le formidable succès de votre série, en France et à l’étranger, les Sauve-Qui-Peut et toutes les créatures fantasques que vous avez imaginées sont très présents. Quel rôle jouent les Foldingots et autre Culbu-Gueulard ? Que sont-ils devenus, eux aussi ?
On retrouve les jeunes personnages plus mûrs et leurs aïeux toujours aussi sensibles et puissants. Mais on découvre aussi d’autres personnages, certains ados (Till a seulement 12 ans), d’autres plus âgés (Sol est
un octogénaire). Et en effet, les créatures sont extrêmement présentes, fidèles à elles-mêmes : délirantes, parfois hystériques, souvent flippées, mais follement attachantes. Dès la deuxième page apparaît le Foldingot et ce langage singulier que se sont appropriés des milliers de lecteurs. Mais bien entendu, ses compagnons occupent une belle place dans l’histoire et apportent un souffle de fantaisie au milieu de la gravité.

La communauté des fans d’Oksa Pollock est-elle toujours aussi active ? Quel lien avez-vous tissé avec vos lecteurs pendant toutes ces années ?
Oksa a accompagné de très nombreux lecteurs au cours de leurs « années collège ». Aujourd’hui, ils ont à peu près l’âge d’Oksa, nous sommes en contact régulier avec certains d’entre eux, nous suivons leur évolution, leur vie de jeunes adultes. Des bébés sont nés… Quant aux plus jeunes, nous faisons leur connaissance au cours des salons ou des rencontres scolaires, et aussi via les réseaux sociaux. C’est quasiment une nouvelle génération de lecteurs, légèrement plus jeunes (10-11 ans) et tout aussi enthousiastes. Et puis n’oublions pas les adultes qui représentent une part importante de notre lectorat et qui n’hésitent jamais à témoigner de leur fidélité et de leur exaltation.

Alors que sort cette nouveauté, mais aussi l’intégrale des tomes précédents, avez-vous d’autres projets autour d’Oksa ? La fin de L’Espoir des lendemains étant ouverte, peut-on attendre une suite ?
Oh oui ! Nous avons un nouveau cycle en ligne de mire, avec certains des personnages découverts au fil de L’Espoir des lendemains, dans lequel il sera question de nos propres lendemains, ceux d’un monde qui s’effondre et qui doit trouver la bonne voie pour rester debout.

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