Lire pour le plaisir
Recherche avancée

Le Passager sans visage

« Tu n’es pas seule à chercher »…

Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

« Nicolas Beuglet, le nouveau phénomène du polar français. » Sandrine Bajos, Le Parisien

Après le succès du Dernier Message, Nicolas Beuglet revient avec une nouvelle enquête de Grace Campbell.

Interview de l’auteur

Découvrez l’interview vidéo de Nicolas Beuglet

Le sujet au cœur du livre

 

Dans Le Passager sans visage, nous retrouvons l’inspectrice Grace Campbell. Nous allons surtout comprendre ce qui se cache derrière la lourde porte blindée de son appartement…

Grace est tétanisée à l’idée d’affronter le secret cloisonné depuis des années derrière sa porte blindée. Jusqu’à ce qu’un courrier anonyme lui indique une nouvelle piste de recherche sur le drame qui a marqué les premières années de son existence au fer rouge. Mais qui a envoyé cette lettre ? Jusqu’où peut-elle faire confiance à son mystérieux auteur ? Grace vient de franchir le seuil d’une enquête oppressante où les pires doutes vont s’immiscer en elle : ses parents sont-ils vraiment étrangers à la tragédie de son enfance ? La police a-t-elle failli par incompétence ou connivence ? D’où lui vient le souvenir de cette terrifiante silhouette l’observant depuis le coin de sa chambre dans un étrange costume coloré ? Toutes ces questions vont faire comprendre à Grace que son histoire personnelle est liée à une affaire qui dépasse l’imagination et qui, pourtant, est bien réelle…

Une enquête qui nous mène de l’Écosse vers les profondeurs de la Forêt-Noire en Allemagne et la Suisse enneigée. Comment procédez-vous pour rendre si réaliste l’atmosphère des lieux que vous décrivez ?

C’est une question qui divise (gentiment) les auteurs que je connais. Certains optent pour la méthode journalistique qui consiste à aller sur les lieux de leur intrigue pour être au plus proche de la réalité dans leur écriture. En procédant ainsi, je crains personnellement de me laisser submerger par la documentation et de noyer mon intrigue sous une accumulation de détails que je voudrais « absolument » placer. Je fonctionne donc différemment. Je me renseigne sur les lieux via des livres, des photos, des témoignages, j’écris à des blogueurs pour leur demander de me parler des odeurs, des bruits qu’ils ont entendus… Et je m’arrête avant de trop en savoir afin de me sentir libre d’y ajouter un zest d’imaginaire. Il me semble qu’en tant que romancier, mon but n’est pas de vous décrire les lieux tels qu’ils sont vraiment mais de vous donner l’impression que vous y êtes.

Dans votre thriller, vous revisitez le mythe du conte de Grimm Le Joueur de flûte de Hamelin en le plaçant au cœur de l’enquête de Grace Campbell. Comment vous est venue cette idée ?

Le conte du joueur de flûte est celui qui m’a le plus traumatisé dans mon enfance. Je ne savais pas trop pourquoi jusqu’à ce que je me rende compte récemment une chose : un, il se finit mal et, deux, c’est presque le seul conte qui ne contient aucun élément magique ou fantastique. Cendrillon a sa fée, le petit chaperon rouge le loup qui se déguise, le petit poucet un ogre, Hansel et Gretel une sorcière… Dans l’histoire du joueur de flûte, la narration est sèche, factuelle et donc cruellement réaliste. Cela m’a donné envie d’en savoir plus sur son origine et c’est là que j’ai découvert avec stupeur que le village d’Hamelin gardait dans ses registres médiévaux une trace de la disparition subite de cent trente enfants… Il fallait que je raconte cette histoire.

Comme dans vos précédents romans, vous vous appuyez sur les faits réels pour dépeindre la part sombre de l’humanité. Comment avez-vous procédé pour réaliser cet important travail de recherche ?

Le fait réel que vous évoquez ici est le scandale pédophile le plus révulsant et pourtant, je n’en avais jamais entendu parler avant de tomber dessus par hasard lors de mes recherches pour nourrir le passé de mon héroïne Grace Campbell. Il s’agit de l’affaire allemande de ce que l’on a nommé le « projet Kentler » : pendant plus de trente ans, les services sociaux de Berlin ont sciemment placé des enfants abandonnés chez des pédophiles au prétexte qu’ils seraient forcément aimés par leur parent d’adoption. Le fait est si fou que j’ai cru un moment que c’était un fake. Malheureusement non. Il y a eu deux rapports universitaires sur ce phénomène. En plus de les avoir lus attentivement, j’ai aussi contacté l’un de leurs auteurs qui disait qu’il était encore difficile de mesurer l’ampleur du scandale puisque les administrations berlinoises empêchaient encore aujourd’hui l’accès à plus de mille dossiers sur cette affaire. Je voulais savoir comment il progressait dans son enquête. Mais je n’ai pas eu de réponse. Et je peux le comprendre, c’est un sujet très délicat et qui, de ce que l’on commence à savoir, pourrait remontrer très haut. Ce que je ne m’explique pas en revanche, c’est qu’aucun journaliste d’investigation n’ait creusé cette histoire à fond pour en révéler toute l’ampleur. En France, on a eu deux ou trois articles le jour de la communication du rapport allemand et puis plus rien… Alors que c’est tellement énorme. Donc pour répondre précisément à votre question, j’ai travaillé sur ce sujet avec l’âme du journaliste qui veut que l’on sache que le pire peut être commis avec l’aval et même le soutien d’administrations censées veiller sur nous et nos enfants.

Retrouverons-nous Grace Campbell dans votre prochain roman ?

Depuis Le Dernier Message, ce cycle a été pensé pour être une trilogie qui, petit à petit, dévoile les secrets de Grace et les intentions masquées de la gigantesque société Olympe. Il me faut ce temps pour que le lecteur prenne la mesure du basculement de notre monde que j’essaye de raconter à travers des enquêtes aussi addictives que possible. Le Passager sans visage apporte, je crois, des réponses intéressantes… Mais la fin du livre devrait en faire bondir plus d’un. Et j’espère bien plus d’impatience que de frustration. Ne pas répondre à cette attente que j’ai moi-même créée me vaudrait quelques soucis avec les lecteurs…

Comment vivez-vous votre entrée dans la cour des très grands du polar et du thriller français avec 1 million d’exemplaires vendus à ce jour ?

Je me souviens qu’il y a cinq ans, je fêtais mon seuil des dix mille exemplaires vendus sans parvenir à y croire. Mais j’avoue que le chiffre symbolique de 1 million est irréel. Alors imaginez maintenant… Cela dit, mes filles ont le talent de me faire revenir sur terre en me rappelant qu’il n’y a pas lieu de s’emballer quand on sait, par exemple, que J.K. Rowling (l’auteur de Harry Potter) a vendu 450 millions de livres. Le vrai bonheur, c’est d’écrire ce qu’on aime avec sincérité et passion et de voir que ça apporte du plaisir à beaucoup de gens. À chaque livre je suis toujours surpris et touché par l’attente des lecteurs. Je suis très impatient d’aller à leur rencontre.

lire toute l’interview
la presse en parle

« Tout aussi réussi que (…) Le Dernier Message »
Stéphanie Lohr, Ici Paris

« Vous allez adorer retrouver Grace Campbell, l’enquêtrice écossaise imaginée par Nicolas Beuglet. (…) Une affaire effroyable ! »
Marie-Corine Cailleteau, France Bleu Périgord

les lecteurs en parlent

« J’ai pris un plaisir immense à le lire, entre jubilation et terreur certes, mais un immense plaisir tout de même. Personnellement, je sens dans l’écriture de Nicolas Beuglet la volonté de transmettre, l’envie de développer des sujets qui moi aussi me préoccupent. Sous couvert de polars, il s’emploie à interroger, mettre en lumière, remettre en cause, faire réfléchir et cela rend ses écrits bien plus profonds qu’un « thriller » qui n’existerait que pour divertir. C’est mal le connaître… Ce que vous devez retenir ? Excellent cru ! »
Aude, du blog Aude bouquine

« Nicolas Beuglet donne un visage aux pires maux de nos sociétés actuelles. 360 pages sans temps mort, qui se lisent à vitesse grand V. Le passager sans visage est un nouveau thriller qui pousse son lecteur à bout, l’emporte dans son élan et le fait trébucher sur les horreurs du monde passé, présent et futur. »
Yvan, du blog Emotions

« Comme toujours, Nicolas Beuglet fait passer des messages forts et plus que jamais d’actualité. (…) Le travail d’investigation et de recherche effectué par l’auteur m’a passionné tout autant que dans Le Dernier message. J’ai été totalement dégoûtée à la lecture de ce qui se trame dans les hautes sphères, il aborde un sujet vraiment édifiant avec brio! »
@labibliothequedereb (Instagram)

« À mon sens Nicolas Beuglet signe ici son meilleur roman. Les réponses que l’on attendait à la fin du Dernier Message trouvent ici leur réponse. Et la fin, mes amis, la fin… je peux vous dire que l’attente jusqu’au prochain va être bien longue ! »
@mybookimique (Instagram)

Suivez toute notre actualité

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques de trafic. En savoir plus