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L’Appel de l’ange

Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…

New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

Entre comédie romantique et thriller de haute volée

Une intrigue magistrale portée par des personnages bouleversants

Un final virtuose

Interview de l’auteur

Votre nouveau roman, L’Appel de l’ange, repose sur la rencontre fortuite entre un homme et une femme. Pouvez-vous nous raconter comment vous est venue cette idée ?
L’Appel de l’ange est né d’une drôle de rencontre : il y a quatre ans, dans la zone d’embarquement de l’aéroport de Montréal, une jeune femme a, par mégarde, glissé mon téléphone dans son sac. Elle avait confondu mon portable avec le sien ! Je me suis rendu compte assez vite de sa méprise, mais mon imaginaire s’est aussitôt emparé de l’incident : et si l’histoire avait continué…
Pendant les 7 heures du vol qui me ramenait en France, j’ai écrit les premières pages d’une rencontre-collision entre un homme et une femme qui échangent sans le savoir leurs téléphones portables. A l’arrivée, j’ai rangé ces pages, les ressortant de temps en temps, y repensant souvent : Madeline et Jonathan ne m’ont plus quitté, je savais qu’un jour j’écrirais leur histoire.

L’Appel de l’ange démarre donc sur cet échange de téléphones portables entre Madeline et Jonathan. Une intrigue qui n’aurait pas été possible il y a dix ans ?
Regardons objectivement ce que nous enregistrons désormais dans nos téléphones : le « smartphone », bien plus que le bon vieil agenda d’autrefois, garde en mémoire nos conversations, nos disputes, nos coups de cœur… C’est un objet fétiche, un prolongement de nous, une sorte d’archive de notre vie intime à travers les photos, les vidéos et les courriers électroniques.
Au-delà de ce phénomène sociologique, cette avancée technologique est aussi pour le romancier une source inépuisable de tension dramatique : il permet de mettre facilement en relation des personnages et accélère le rythme du récit, créant de nouveaux ressorts et de nouveaux conflits.

Vous avez doté votre héroïne, Madeline, qui vit et travaille à Paris, d’une forte personnalité… Pouvez-vous nous la présenter ?
Madeline est une jeune Anglaise qui tient un joli magasin de fleurs à Montparnasse. En apparence, elle mène une vie rangée entre son compagnon qui vient de la demander en mariage, et sa boutique. Mais derrière cette existence harmonieuse se cache un passé douloureux : quelques années plus tôt, Madeline était l’une des meilleures enquêtrices de la police de Manchester. Un métier de flic qu’elle a abandonné suite à une enquête traumatisante à l’épilogue sanglant. Une affaire qu’elle pensait définitivement enterrée, mais qui ressurgit dans sa vie à la faveur de sa rencontre avec Jonathan.

Quant à votre héros, Jonathan Lempereur, c’est un Français, ancien grand chef aux États-Unis, qui a tout perdu…
Allez savoir pourquoi, j’aime que mes personnages masculins soient plongés dans des difficultés noires, qu’ils n’aient même pas le choix de se laisser couler, qu’ils soient contraints de réagir pour rétablir un certain équilibre dans leur vie. Jonathan est un véritable créateur qui dirigeait l’une des plus prestigieuses tables du monde. Suite à un divorce douloureux, il a perdu son restaurant et sa créativité. Au moment où débute le roman, il tient un petit bistrot français à North Beach, le quartier italien de San Francisco. Il vit en colocation avec son ami Marcus, un Canadien loufoque et flegmatique qui amène dans sa vie une touche de fantaisie.
J’ai adoré faire des recherches sur ce monde de la haute gastronomie. Pour moi, il y a un vrai parallèle entre ma conception du travail d’auteur de fiction et l’activité créative de certains chefs comme Ferran Adrià, Joël Robuchon ou Pierre Hermé : le désir de se renouveler, la recherche de l’originalité tout en respectant certaines traditions, le souci de présenter un travail qui procure plaisir et satisfaction.

Madeline est le personnage le plus fort de l’histoire. Était-ce difficile de vous mettre dans la peau d’une femme ?
Non, au contraire, j’aime beaucoup ça. Gabrielle et Billie, les personnages principaux de mes deux précédents romans étaient déjà des femmes. Pour L’Appel de l’ange, je me suis amusé à opposer Madeline, une héroïne assez dure, et Jonathan, un père moderne qui accepte sa part de féminité. Dans certaines scènes, le brouillage des genres entraîne des surprises et crée une alchimie particulière qui donne au couple sa saveur. Les conflits entre les deux personnages sont un formidable moyen d’écrire des dialogues percutants et de faire avancer l’intrigue.

Malgré leurs différences, Madeline et Jonathan ont un point commun : pour surmonter un choc, ils ont reconstruit une vie totalement différente de la première. Et pourtant les événements enterrés remontent à la surface : est-il impossible, selon vous, d’échapper à son passé ?
C’est l’un des thèmes du roman : la nécessité, à un moment ou à un autre de sa vie, de se confronter à celui que l’on est vraiment, de regarder la vérité en face et d’affronter ses démons. Si on se ment sans cesse à soi-même, on ne vit pas, on végète, on n’accède jamais à une certaine plénitude. Au début du roman, Madeline et Jonathan sont tous les deux des « fugitifs » de leur propre vie. Incapables d’affronter les échecs de leur passé, ils se sont mis « en sommeil » depuis deux ans, mais ni la fuite ni le sommeil ne sont des remèdes au malheur…

Le roman, qui démarre comme une comédie romantique, devient peu à peu un thriller aux ramifications complexes, plus sombre et plus âpre. Pourquoi avez-vous choisi de faire évoluer ainsi l’ambiance ?
Je sortais de l’écriture de La Fille de papier, un roman que j’avais adoré écrire et que les lecteurs avaient apprécié. Je me devais de conserver le même niveau d’exigence, de me lancer un nouveau défi en allant jouer sur un terrain sur lequel on ne m’attend pas forcément. Bien sûr, le suspense est présent dans tous mes romans précédents, mais celui-ci ne flirte jamais avec le fantastique. Surtout, j’avais envie de mélanger les genres, de bâtir une intrigue ample qui mêlerait l’atmosphère mystérieuse d’une enquête, le rythme nerveux du thriller avec une histoire d’amour qui intégrerait certaines des évolutions familiales contemporaines. On ne peut pas dire que c’est un roman noir, mais peut-être un thriller romantique.

Sans trahir le secret de la fin, on peut dire que Madeline et Jonathan survivront tous les deux, et que l’épilogue laisse présager qu’ils se reverront… Serait-ce la naissance d’un couple de personnages récurrents ?
C’est possible, mais pas certain… Dans la dernière partie du roman, Madeline et Jonathan forment en effet un couple d’enquêteurs complémentaires et assez attachants. Comme souvent, j’ai eu du mal à quitter ces deux personnages et il n’est pas impossible de les retrouver prochainement dans une nouvelle enquête. Leur histoire d’amour est foudroyante ; elle s’est construite dans la fièvre de l’enquête, mais on ne sait pas si elle tiendra le coup. Ce serait effectivement intéressant de retrouver ces deux personnages un ou deux ans après. Cela dépendra sans doute de mon imagination et de l’envie des lecteurs.

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