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Tara Duncan
Tome 12 : L'ultime combat

Tout est-il perdu ? Tara Duncan est épuisée. La puissance de sa terrible magie la met en première ligne pour lutter contre la comète qui tente toujours de dévaster les planètes démons et d’en collecter les âmes.

Lentement, mais sûrement, les sortceliers plient sous les assauts incessants.

Et les choses se compliquent, lorsque la reine des elfes est
assassinée dans le Palais de Tingapour. Qui veut empêcher la reine de parler, et pourquoi ?

Sans compter que l’histoire d’amour entre Tara et Cal est suffisamment fragile pour que la jeune femme doute. Robin parviendra-t-il à reconquérir le cœur de la belle héritière ?

Envoyés en mission dans l’espace profond, Tara, le magicgang,
mais aussi Archange, Maître Chem, Mourmur Duncan, Mara ou Selenba, vont déterrer un secret enfoui depuis plus de cinq mille ans.

Par une ironie du sort, Tara sera-t-elle sauvée par son pire ennemi, Magister ? Ou alors est-ce encore un coup tordu du Sangrave pour dominer l’univers ?

L’ultime combat vient de commencer. Et tous ne survivront pas.

Dans ce dernier volume de la première partie du cycle Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian nous régale de sa plume magistrale et de son humour décapant pour nous faire vivre l’aventure finale de Tara la sortcelière et du magicgang. Mais ne vous fiez pas aux apparences, Tara et ses amis n’ont pas fini de vous surprendre…

Interview de l’auteur

Sophie Audouin-Mamikonian

À propos de

Tara Duncan – L’Ultime Combat

Sophie Audouin-Mamikonian, avec Tara Duncan – L’Ultime Combat, vous publiez le douzième et dernier volume de la série Tara Duncan, dont le premier tome est sorti en 2003. Pouvez-vous nous raconter la genèse de cette aventure littéraire ?

J’avais vingt-cinq ans, et je venais d’accoucher de ma première fille, Diane. Je pensais que cela allait être l’apocalypse, mais Diane était adorable et dormait très bien. Du coup, j’avais plus de temps que d’habitude et je relisais l’intégrale de Shakespeare, notamment Songe d’une nuit d’été, une fable cruelle et drôle, lorsque je me suis dit : Mais d’où vient la magie de Puck, Titania, Obéron ?

Et là, j’ai imaginé une planète magique, AutreMonde, qui posséderait une sorte de fluide, utilisé par des sortceliers (et non pas sorciers) : « ceux qui savent lier les sorts », en lieu et place du pétrole. De l’écologie avant l’heure !

Puis, une fois les interactions économiques et politiques mises en places entre les différents peuples et planètes que j’avais inventés (Géants, Nains, Elfes, Harpies, Licornes, Vampyrs, Tatris à deux têtes, Dragons, Diseurs de Vérités Cyclopes, Sirènes, Tritons, Cahmhboums, Tazhboums, sortceliers humains, etc.), j’ai imaginé Tara, qui était moi, avec quelques années de moins, nez à nombril avec un dragon… Bref, les aventures que j’aurais aimé vivre hors de ce monde terrestre que je trouvais légèrement gris, et que j’avais envie de colorer.

À l’époque, je lisais beaucoup d’auteurs américains, qui, un peu comme Alexandre Dumas le faisait avec ses feuilletons, avaient déjà l’habitude de créer de longues séries ; il m’a donc semblé normal d’imaginer les aventures tumultueuses du magicgang sur une douzaine de volumes.

Les mondes dans lesquels évoluent Tara Duncan sont pour le moins extraordinaires. On loue votre imagination sans limites. D’où viennent toutes ces idées ? Quelles sont vos influences ?

Sans doute de mes lectures. Ou alors, c’est une sorte de don, une question de gènes, vu que j’ai quinze écrivains dans ma famille, de José Maria de Heredia à Francis Veber, en passant par mon grand-père qui a écrit Fanfan la Tulipe ! Quant à mes influences, elles sont très diverses : Victor Hugo, Alexandre Dumas, Agatha Christie, Zelazny, Asimov, les comics de Marvel ou DC Comics, Georges Lucas bien sûr, Spielberg, Besson, presque autant de la littérature que du cinéma, en fait.

Comme j’ai énormément d’imagination ‑ à un point que les gens ne mesurent pas, tant c’est parfois extravagant ‑, mais qu’en même temps je suis extrêmement pragmatique, chaque fois que j’invente quelque chose, je travaille beaucoup sur le « possible ». Prenons l’exemple du pégase, c’est un mélange d’oiseau et de cheval, qui, logiquement, fait des nids dans les arbres pour protéger ses petits. Vu la taille, les arbres doivent être gigantesques et presque indestructibles : j’ai donc créé les Géants d’Acier. Ensuite, vient la morphologie. Va donc te poser sur une branche avec des sabots, surtout s’il pleut. Tu aurais un pégase écrabouillé au sol vite fait. La solution : que mes pégases aient des serres, comme les oiseaux. CQFD. Avoir de l’imagination n’est pas suffisant. Il faut que les choses soient plausibles, même si on utilise de la magie. C’est d’ailleurs, d’après mes lecteurs, ce qui différencie ma série des autres. Tout leur semble si réel que les plus jeunes me demandent souvent si j’habite sur AutreMonde !

La fantasy est le moyen que j’ai trouvé pour exprimer à la fois mon appétit d’ailleurs, mais aussi pour me permettre d’utiliser ce don bizarre dont j’ai hérité.

En plus de dix ans, Tara a évolué, vos lecteurs aussi. Comment avez-vous procédé pour vous adapter ?

Lorsque j’ai écrit les synopsis de Tara, pendant les dix-sept ans où je n’ai pas été publiée, j’ai évolué moi-même. Je n’ai fait qu’appliquer ce que la vie m’a appris à l’évolution de Tara. Cela s’est fait spontanément. Pour une saga aussi longue, il me semblait normal que les choses changent, comme dans la vraie vie ! Au départ, Tara a treize ans ; elle en a presque vingt aujourd’hui. Bien qu’ayant créé le synopsis de toute la série dès les quatre premières années, j’ai pu m’inspirer de ma vie de tous les jours et de l’évolution de mes propres filles pour rendre les situations humaines plus réelles. Pauvres petits copains de Diane et Marine, soumis eux aussi à un feu roulant de questions dès qu’ils mettaient le pied à la maison ! Mais cela a permis de rendre très vivants les personnages tant féminins que masculins. Pour les  personnages adultes, rois, reines, présidents, etc., j’ai utilisé ma propre expérience et mes propres rencontres. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a pas mal de politique dans mes livres, même si tout le monde ne s’en rend pas compte. J’aime ces relations entre les pays, et on oublie toujours à quel point Nietzche avait raison : l’État est le plus froid des monstres froids ! Tara en est souvent victime, comme moi-même je l’ai été. Non, pas vraiment victime, mais parfois participante très involontaire !

On vous a souvent qualifiée de « JK Rowling à la française ». La série Tara Duncan est un énorme succès. Elle est traduite dans de nombreuses langues, elle a été adaptée en dessin animé, et le cinéma n’est jamais loin. Vous avez également été une des premières à générer une véritable communauté de fans autour de vos livres, autoproclamés les Taraddicts, très active sur les réseaux sociaux, tout comme vous l’êtes vous-même par ailleurs. Comment expliquez-vous ce phénoménal succès aujourd’hui, douze ans après le premier volume ?

Alors ça, c’est une sorte de miracle. Je ne sais absolument pas pourquoi mes livres plaisent autant. Peut-être parce que l’humour, qui est l’ingrédient le plus important de ma vie, y est très présent, que j’aime l’aventure et que si je n’en prends pas plein les yeux, comme au cinéma par exemple, je m’ennuie très vite. Donc je fais la même chose dans mes romans. C’est peut-être ça, la raison : un mélange d’humour, d’action, d’aventure, d’amour et de tendresse qui touche tout le monde.

Cela dit, tout cela ne serait sans doute pas aussi incroyable sans la magie d’Internet. Comme je suis très bavarde, très vite, les blogs, Facebook, ont été pour moi un moyen de communiquer mes joies, mes défaites, mes succès, mes espoirs, comme cette génération le fait quotidiennement. Un lien incroyable s’est créé entre les Taraddicts et moi. Comme je suis un pitre, je les fais beaucoup rire de mes aventures quotidiennes avec le plombier, l’électricien… Du coup, les adultes comme les ados lisent mes posts et sont morts de rire. Beaucoup me disent d’ailleurs que je suis le rayon de soleil de leur journée. C’est le plus beau des compliments. Ils sont tous géniaux, je les adore. Nous formons une communauté extrêmement soudée. Vous vous rendez compte ? Ils m’ont même acheté une étoile qui porte à présent le nom d’AutreMonde ! Sans eux, je ne serais pas connue dans le monde entier. Quel plaisir de répondre à tous mes fans coréens, japonais ou russes, qui demandent régulièrement que je leur traduise ce que je dis !

Quelle est la part de Sophie Audouin-Mamikonian dans Tara Duncan, hormis le fait que, toutes deux, vous êtes des princesses ?

Elle est moi, et je suis elle. Elle est têtue, impulsive, a un vrai problème avec les gens qui lui donnent des ordres sans explications ou qui s’imaginent pouvoir tirer parti de ses dons pour leur bénéfice. C’est pourquoi je suis très heureuse de travailler toute seule. Avoir un patron, lorsque je travaillais dans la pub, c’était vraiment difficile. Pas du tout par manque de respect, mais parce que justement, comme je suis têtue et que j’aime tout contrôler, j’ai du mal à supporter que quelqu’un d’autre que moi soit aux commandes. Et puis mon infernal sens de l’humour a une forte tendance à se manifester à des moments improbables, alors que souvent les gens importants se prennent très au sérieux. Lorsque vous écrivez, vous êtes une sorte de déesse. Vous donnez un ordre et c’est fait. Un héros vous ennuie, boum, il meurt. Dans la vraie vie, c’est beaucoup plus compliqué. J’ai souvent envie de transformer les gens en crapauds, hélas, ou heureusement, je n’en ai pas le pouvoir. Alors je me contente de prendre le contrôle en étant, autant que je peux, mon propre maître. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’aimerais être ma propre productrice pour les futures adaptations ciné de mes livres… Fingers crossed, comme disent les Américains.

 

Ce n’est pas un secret : le douzième volet de Tara Duncan clôt une première série, mais la deuxième est déjà en écriture. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Ce nouveau cycle sera centré sur les personnages secondaires de Tara. Le premier volume sur Caliban, le second sur Robin, etc. Tara, quoique présente, sera en retrait, car dans L’Ultime Combat, il se passe quelque chose qui va changer sa vie. C’est très excitant de travailler à ce nouveau cycle. J’avais déjà prévenu les lecteurs qu’ils retrouveraient Caliban, la Guerre des Failles ou encore la création du Lancovit. Le moment est venu de concrétiser ces projets. J’ai déjà écrit le début du premier volume, et Marine, ma plus jeune fille, a poussé quelques hurlements en le découvrant. C’était génial de la surprendre ! Bref, nous voilà repartis pour de nouvelles aventures ! Yeaaah !

lire toute l’interview

 

 

la presse en parle

“Sophie Audouin-Mamikonian  offre à ses lecteurs un final de haut vol !”  Le Monde des ados

“Une fois encore, l’auteur fait rimer amour, humour et magie! Le journal de Mickey

versions étrangères

Traduit dans 2 pays :

  • Corée: Sodam & Taeil Publishing
  • Japon: Kadokawa Corporation
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