Aliénor, un dernier baiser avant le silence

1204.
À l’heure où la majestueuse Aliénor tente une ultime fois de sauver son royaume, son fils Jean sans Terre règne sans partage sur l’Angleterre, déterminé à éteindre jusqu’au souvenir de son défunt frère, l’illustre Richard Cœur de Lion.

Traquée jusqu’au cœur de la forêt de Brocéliande, sa filleule, la belle et puissante Eloïn Rudel, descendante de Merlin et compagne illégitime de Richard Cœur de Lion, rédige pour leurs enfants les mémoires de sa vie d’aventures. Car elle est la seule à posséder l’arme capable de contrer Jean et de protéger les siens :
La vérité.
Comme un dernier baiser avant le silence.

Entre la riante Aquitaine et le souffle brûlant de l’Orient, l’histoire follement moderne d’une femme dans l’ombre d’Aliénor, partagée entre son destin exceptionnel et son amour pour un roi de légende.

Après l’immense succès du lit d’aliénor, vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit en quinze langues, le roman qui clôt magistralement la grande saga de Mireille Calmel sur Aliénor d’Aquitaine et Richard Cœur de Lion.

Interview de l’auteur

Vous signez avec Aliénor, un dernier baiser avant le silence, la fin d’une saga qui a envoûté des millions de lecteurs. Pouvez-vous nous révéler quelques éléments de ce dénouement très attendu ?

Nous sommes en 1204. Aliénor use ses derniers pas entre l’abbaye de Fontevraud et la cour ducale de Poitiers, tentant de pérenniser son royaume malgré la folie du nouveau roi, Jean sans Terre. C’est son fils, le dernier, celui qui aurait dû la tuer en venant au monde pour permettre à Henri Plantagenêt d’imposer sa maîtresse sur le trône d’Angleterre. Mais Aliénor est une survivante. À 82 ans, elle en impose encore. Elle sait. Elle sait que tout sera consumé après elle. Elle n’est pas la seule. Eloïn Rudel, la fille de Loanna de Grimwald, sa filleule, est traquée par Jean au titre de sorcière. Ses enfants, ceux de Richard Cœur de Lion, sont en danger. Pour ces deux femmes, l’heure est à la vérité. Car seule la vérité peut avoir raison de l’oubli.

Sur la forme, ce roman est très différent. C’est davantage une confession, celle d’Eloïn, maîtresse de Richard Cœur de Lion…

La différence entre ce livre et les précédents vient essentiellement du ton. Il s’agit d’une transmission de savoir. À travers ces lignes d’une mère à sa fille, c’est la déchirure d’une femme entre son devoir et son amour qu’on entend, l’éclosion d’une réalité qui allie le renoncement au combat pour aboutir au pardon et à la résilience.

Le titre du roman, Aliénor, un dernier baiser avant le silence, est à la fois poétique et mystérieux. Pourquoi ce choix ?

Parce qu’il s’est imposé au fil des pages. Une phrase à la fin du prologue. Le sentiment d’une fin et tout à la fois d’un recommencement. Le baiser d’amour d’une mère est au-delà du temps qui passe. Celui de deux âmes sœurs aussi. Il a préservé Aliénor et Richard Cœur de Lion dans la mémoire collective et fait d’eux une légende.

Vous vous présentez souvent comme une « raconteuse d’histoires » qui se documente énormément avant d’écrire. En quoi Aliénor et Richard Cœur de Lion, ces grands personnages de légende, ont marqué leur époque et continuent à nous fasciner ?

Tous les personnages que je mets en scène ont existé. En ce qui concerne Aliénor d’Aquitaine, je ne lui connais pas d’équivalent. Elle n’a pas seulement été deux fois reine, elle a donné onze enfants à l’Histoire qui ont tous marqué leur temps aux quatre coins de l’Europe. Elle a permis à la femme de rayonner au travers de l’amour courtois, d’être désirée, sublimée. Elle a révolutionné le commerce, le négoce, les corporations d’artisans, les codes maritimes. Elle a modernisé son royaume, donné l’impulsion à tous ses voisins pour qu’ils en fassent autant. On lui doit la légende arthurienne, la traduction en langue romane des textes anciens, l’enjolivement des histoires. Tout ce qu’elle a transmis à son fils, Richard Cœur de Lion. Il était comme elle, juste et valeureux, conquérant et tout à la fois respectueux. Ils porteraient de nouveau bannière qu’ils rallieraient les foules, qu’ils donneraient l’impulsion d’un renouveau. En cela ils demeurent des héros et défient le temps.

Avec ce roman, vous quittez une galerie de personnages magistraux qui vous accompagnent depuis plus de quinze ans. L’écriture de ce livre a-t-elle été émotionnellement difficile ?

Très. Je porte le deuil de ceux qui m’ont fait naître. Le plus bel hommage que je pouvais leur rendre était d’aller jusqu’au bout de leur histoire, pour mieux les en remercier.

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets ?

Ils sont nombreux, car ma soif de nouvelles aventures est inextinguible. J’envisage de vous conter, à ma manière, la belle histoire de Tristan et Iseult… Mais peut-être y aura-t-il une petite surprise avant l’été …

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la presse en parle

“Vous adorerez retrouver la plume poétique et sensuelle de Mireille Calmel et lui réclamerez encore un dernier livre avant le silence!” Amélie Cordonnier, Femme actuelle

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