Lire pour le plaisir
Recherche avancée

La Prisonnière du diable

Quand vengeance et sorcellerie s’entremêlent, seules demeurent la force et la passion

Mai 1494, en Égypte.
Une roue de pierre tourne, gardée par un ordre secret.
Lorsqu’elle s’arrête, le nom de celui qui doit mourir apparaît sur la tranche.
Celui dont le diable s’est emparé et qui sera exécuté par l’Ordre.
La volonté de Dieu…

Juin 1494, à Utelle, sur les hauteurs de Nice.
Hersande règne sur le sanctuaire de Notre-Dame.
Elle reçoit enfin le billet délivré par la roue.
Mais lorsqu’elle lit le message, elle vacille.
Jamais ce nom n’aurait dû apparaître…

Un thriller médiéval vertigineux…
… dans les flammes de l’enfer

Interview de l’auteur

La Prisonnière du diable, votre nouveau roman, prend racine en Égypte en mai 1494 et nous transporte sur les hauteurs de Nice. Parlez-nous de ce mystérieux itinéraire…
Le livre commence par une roue de pierre. Une roue cachée depuis la nuit des temps. Une roue qui tourne continuellement. Toutes les cultures l’évoquent avec parfois quelques variantes. Comme celle d’un métier à tisser en place de la roue. Où est-elle ? Personne ne le sait. Existe-t-elle vraiment ? Sa plus ancienne mention remonte à l’époque sumérienne, mais ma fille adoptive, docteur en ethno-scénologie, en a aussi retrouvé des traces en Inde. Je veux continuer de croire que toute légende a un fond de vérité. Laquelle ? Ce que je peux dire d’après mes recherches, c’est que cette roue divine n’appartiendrait à aucune religion, qu’elle serait gardée par des femmes et que parfois sur sa tranche s’inscrirait un nom, une date, un lieu. Le nom de la personne qui doit mourir ! Pas pour ce qu’elle a fait, mais parce que le mal absolu s’est emparé de son âme pour préparer son avènement sur Terre. Et que le 23 juin 1494, le diable a décidé d’apparaître à Utelle, sur les hauteurs de Nice.

Vos héroïnes sont des femmes puissantes, spirituelles, courageuses. Hersande en particulier, qui doit choisir entre son devoir, sa foi et l’amour de ses proches. Son dilemme est terrible. Qu’incarne-t-elle dans votre esprit ?
Hersande est à la fois l’herboriste et la révérende mère du sanctuaire de Notre-Dame, situé juste au-dessus du village d’Utelle. Elle reçoit le message délivré par la roue. Mais en découvrant le nom de la personne désignée, sa vie bascule… C’est une héroïne cornélienne. Elle est à la fois celle qui protège et celle qui détruit. Elle ressemble à chacune d’entre nous, tiraillée, bousculée, cherchant à garder le contrôle de ses choix, de ses émotions, de sa vie. Elle fait face, s’adapte, doute, se rebelle… avant d’accepter ce qu’elle ne peut empêcher. C’est aussi le cas de Myriam, l’autre héroïne du livre, l’incarnation de la mère courage. Elle croule sous les dettes, affronte un travail éreintant et le deuil de son époux. Comme elles, presque tous les personnages de ce roman sont réels : le baron Raphaël qui cache un lourd secret ; le prieur Grimaldi à la face de gargouille ; Benoît le tailleur de pierre qui, au milieu d’autres maîtres d’oeuvre, rénove l’église du village ; Camilla, la soeur portière rongée par une maladie mystérieuse. Comme dans la vraie vie, celle que nous connaissons, celle que nous affrontons, il y a du rire et de la joie dans ce village, de belles personnes prêtes à tout pour que jamais l’espoir, le courage et la force de vie ne s’éteignent. On tremble pour elles mais on ressort plus vivant de leur combat.

Vous faites du lecteur un véritable enquêteur. À lui de démêler le vrai du faux, d’écarter les fausses pistes, de déterminer qui sera la prochaine cible, le nouvel exécuteur. Peut-on parler d’un thriller médiéval ?
Oui. Et tout à la fois, il renoue avec mes premiers romans comme Le Bal des louves. Des personnages aux multiples facettes, attachants, obsédants ; le huis clos d’un village cerné par les montagnes, soumis aux éléments mais aussi aux tempêtes du coeur et de l’esprit. Et une intrigue que j’ai voulue forte, serrée. J’aimerais que le lecteur se demande si la véritable cible du diable, ce n’est pas lui…

En vous lisant, on apprend beaucoup sur la sororité, les communautés religieuses féminines, les règles qui régissent le sanctuaire de Notre-Dame. En quoi cet univers vous a-t-il intéressée ? Et comment avez-vous travaillé pour le restituer ?
Je n’oublie pas que l’écriture m’a sauvé la vie. Faisant de moi une passeuse de mémoire. J’écris pour que ces oubliés de l’Histoire ne meurent pas. Je suis toujours cette cartésienne confrontée à des phénomènes qu’elle n’explique pas, comme la médiumnité ou les rêves récurrents. Mes recherches, poussées, ne servent qu’à authentifi er le témoignage de ces entités de lumière. Je me suis rendue à Utelle, j’ai écouté, j’ai fouillé, j’ai lu. J’ai aussi fait appel à mon réseau d’archivistes et d’historiens pour combler mes blancs. Quant à la sororité de Notre-Dame d’Utelle, elle a pris naissance dans la relation ambiguë entretenue par Hersande et le baron Raphaël. Une relation aux portes de l’enfer…

Vous terminiez tout juste La Prisonnière du diable quand Notre-Dame de Paris a pris feu. « Une part de moi a brûlé avec elle », avez-vous écrit. Avant d’ajouter, comme une résonance à votre propre roman : « Je ne vois que cette croix restée debout au-dessus de la Vierge. » Qu’avez-vous voulu dire ?
Ce que j’ai voulu dire tient en quelques mots : qu’il soit homme ou démon, le diable ne vaincra pas.

lire toute l’interview

la presse en parle

“Reine incontestée du roman historique, Mireille Calmel nous livre cette fois un thriller volontiers mystique en plus d’être historique.[…] Ordre secret, sorcellerie et vengeance rythment cette épopée vertigineuse…”
Nous Deux

“[…] Une incroyable aventure mêlant religion, sorcellerie, mystères et passions. Assurez-vous d’avoir du temps devant vous avant de vous plonger dans ce roman éblouissant car il vous sera impossible de le reposer avant d’en avoir percé tous les noirs secrets…”
Florence Dalmas, Le Dauphiné Libéré

“Dans ce roman passionnant, vous devrez sans cesse écarter les fausses pistes pour comprendre qui sera la prochaine victime.”
Fémitude

“Foi contre sorcellerie, Mireille Calmel confirme son talent de conteuse avec ce roman qui gravite autour de deux personnages féminins.”
Catherine Pauchet, ACIP 

Suivez toute notre actualité

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques de trafic. En savoir plus