Petite fleur de Mandchourie

Née dans un camp forestier du nord de la Chine, cette jeune Chinoise s’est juré de sortir de la misère. Arrivée en France à force de courage et de volonté, elle s’est fixé un nouvel objectif : faire aimer la Chine aux Français.

« Dans mon bureau à Shanghai, une étrange apparition me tétanise : un petit cochon noir l’œil droit cerné d’une tache rose me regarde. Personne ne le voit sauf moi. Que m’arrive-t-il ? Serais-je gravement malade, comme grand-mère qui voyait des renards avant sa mort ? Pourtant je n’ai que 27 ans et encore tant de choses à accomplir…

A ma naissance, mes parents avaient tout juste de quoi nous nourrir, mon frère et moi. Notre seule richesse, c’était le savoir de grand-père. Mais moi, comme j’étais une fille, je n’avais pas le droit d’écouter les leçons qu’il donnait à mon frère. Grand-père m’a tant répété que je ne comptais pas que je me suis fait une promesse : j’apprendrai et en plus, je donnerai à toutes les filles les livres qu’on leur refuse. Et moi seule déciderai de la vie que je veux mener. »

Des forêts de Mandchourie jusqu’à Paris, Fei raconte son incroyable destinée. Sans argent ni diplômes, dans une Chine en pleine mutation, cette autodidacte emprunte des chemins escarpés qui la mènent en France, son pays de cœur. Son ambition désormais est de faire connaître la Chine qu’elle aime tant, sa culture millénaire, ses richesses modernes et ses paradoxes pour que cette grande puissance cesse de faire peur et fasse rêver.

Fei est arrivée à Paris à l’âge de 24 ans. Il y a deux ans, elle a décidé de lancer sa maison d’édition pour se consacrer à sa passion : les échanges culturels entre la Chine et l’Occident, à travers l’adaptation de bandes dessinées chinoises. Cette année, elle a décliné les aventures du Juge Bao, aussi célèbre en Chine que Maigret en France.

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