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Babylone
Tome 1 : Le réveil des passions

Dans les secrets de la cité disparue…

VIe siècle avant Jésus-Christ.
La rumeur gronde dans Babylone…
Devant chacun des temples de la cité millénaire, des cadavres mutilés sont découverts.
Punition divine pour châtier les babyloniens ou crimes abjects ?
Ces meurtres incompréhensibles réveillent les passions enfouies, alors que la peur, la suspicion et l’angoisse traversent les ruelles de cette capitale en proie à de terribles luttes de pouvoir.

Un vieux roi malade, une reine conspiratrice, un prince fou, un général fougueux, un armateur blessé dans son honneur, mais aussi une jeune fille rêvant d’émancipation… Tous veulent connaître la vérité sur ces forfaits et protéger la grandeur de la ville mythique.

Trahisons, ambitions, intrigues amoureuses…
Entre thriller et saga historique, ce roman flamboyant nous entraîne au cœur de la vibrante et sulfureuse Babylone.

Ce roman est accompagné, en fin d’ouvrage, d’une visite guidée de Babylone, ville splendide située au bord de l’Euphrate, dont il ne reste aujourd’hui qu’un site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l’unesco. les jardins suspendus de Babylone étaient l’une des sept merveilles du monde antique.

 

Interview de l’auteur

Pourquoi un grand roman sur Babylone ? Comment est née votre rencontre autour de cette Cité mythique et oubliée ?
Catherine David : J’avais envie d’écrire un roman qui se passerait dans l’Antiquité. Des noms de villes me venaient à l’esprit : Alexandrie, Ninive… Je voyais des fleuves et des déserts. Des courses-poursuites. Mais je ne savais pas à quelle période m’intéresser. Mon amie historienne Françoise Bouron a fait des recherches. Elle m’a dit avoir repéré une période historique particulièrement intrigante…
Francoise Bouron : L’Orient m’a toujours fascinée… J’ai d’abord pensé à Nabuchodonosor II qui a gouverné Babylone pendant quarante-deux ans. Son règne s’est déroulé sous son autorité toute-puissante et incontestée. Mais cette époque n’était pas suffisamment romanesque. Je suis donc allée voir du côté de ses successeurs. Et là, je suis tombée sur une période historique, d’une vingtaine d’années, dense, méconnue et pleine de péripéties. C’est ainsi que nous sommes parties à Babylone à la fin du règne de Nériglissar, en 556 avant J.-C.

Crimes, complots, passions qui se réveillent  et se déchaînent, votre roman navigue entre thriller et saga historique…
C.D. : En faisant vivre les personnages du roman, je me suis aperçue que, entre la jeune fille qui trouve l’amour et le guerrier qui part au combat, entre la reine intrigante et l’héritier indigne, ou encore l’armateur ambitieux et les dignitaires méprisants, il y avait un point commun : la passion. Dans Babylone soumise au réveil des passions, la mort rôde. Des cadavres aux orbites sanguinolentes jonchent les abords de temples : punition ou acte de folie humaine ? Les délires de l’héritier du trône et la perspective d’un changement de pouvoir poussent les Babyloniens aux meurtres. Quelle place reste-t-il à l’amour dans cette Cité bousculée par des rivalités mortelles ?

En lisant Babylone, on se distrait autant qu’on apprend. Était-ce votre volonté de conjuguer fiction et vérité historique ?
C.D. : Au départ, le fil historique permettait seulement de donner une chronologie au récit. Puis il est vite apparu que cela allait beaucoup plus loin. Il devenait possible de faire un authentique voyage dans le temps. J’ai imaginé que les personnages du roman se mettaient à penser, à vivre, à agir comme le feraient (probablement) des Babyloniens. Françoise Bouron ne reculait devant rien pour m’apporter les détails historiques les plus précis : elle me téléphonait parfois pour me dire : « Désolée, l’armateur ne peut absolument pas tourner à gauche dans la Voie processionnelle pour rejoindre la porte d’Ishtar, mais à droite… Tu as bien noté ? »
F.B. : Oui, c ’est un choix de mêler Histoire et roman, mais en même temps un défi intellectuel que de faire se croiser personnages historiques et personnages fictifs. Il fallait jongler entre la vérité et le vraisemblable.

Parlez-nous du général Nungal, l’un des principaux personnages du roman…
C.D. : Le jeune général Nungal est un personnage clé du roman. Intègre et conscient de l’importance de son rang, de ses qualités de stratège, il va se battre à la fois contre les ennemis extérieurs de la Babylonie et contre les comploteurs intérieurs. Sa fougue extrême lui tend parfois des pièges…

Il y a aussi Laliya, une jeune fille qui se prépare à être scribe. Est-elle représentative de la condition des femmes de cette époque, dont les mœurs semblent, à vous lire, assez libres ?
F.B. : La société babylonienne est patriarcale. Quand une jeune fille se marie, elle passe de l’autorité juridique de son père à celle de son époux. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des biens propres et de les gérer. Elle peut par exemple tenir une taverne ou diriger un atelier de tissage. Certaines des tablettes retrouvées en Mésopotamie attestent même de l’existence de femmes scribes. Quant au plaisir sexuel des femmes, il est valorisé, à condition que l’unité de la famille soit préservée. Les cris de plaisir au sein d’un couple laissent présager une grossesse future.

Quelles traces physiques et mémorielles reste-t-il de  Babylone ? Comment expliquer que cette Cité paraît dotée encore de nos jours d’une aura sulfureuse ?
F.B. : Avant les fouilles allemandes de la fin du XIXe siècle, Babylone était surtout connue par les écrits bibliques et les auteurs grecs qui ont fait de ses mythiques jardins suspendus une des sept merveilles du monde antique. C’est grâce à des centaines de milliers de tablettes cunéiformes retrouvées sur les sites mésopotamiens, puis déchiffrées par les chercheurs, que l’on connaît aussi bien l’une des civilisations les plus brillantes de l’Antiquité. Il n’en demeure pas moins que la réputation de Babylone souffre d’un déficit d’estime qui trouve son origine dans la Bible. Elle est décrite comme une Cité maudite et débauchée. Pour les auteurs grecs, comme une Cité fascinante mais aux mœurs dissolues. Cette image continue à perdurer malgré les recherches des assyriologues. Babylone risque d’être associée encore longtemps à luxe et luxure. Pour tenter de préserver ce site archéologique unique, Babylone a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2019.

Après ce premier roman écrit en duo, quels sont vos projets ?
C.D. : Nous préparons une suite. Avec la même volonté de faire découvrir la vie de ce peuple entreprenant, conquérant, bâtisseur, qui croyait à l’existence d’un lien fondamental entre le ciel et la terre. En osant reléguer Marduk, le dieu de Babylone, au profit de Sîn, le dieu de la Lune, les Babyloniens prendront le risque de changer l’ordre du monde et de laisser la Cité livrée à ses démons. On ne défie pas les dieux sans en subir les conséquences !

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