XO EDITIONS

Editions XO

Seras-tu là ?

  • • Roman français
  • • Parution : 4 mai 2006
  • • 304 pages
  • • Format : 153 x 240 mm
  • • Prix : 19,90 euros
  • • ISBN : 9782845632806
  • En savoir plus sur l'auteur

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Déjà vendu dans 29 langues
  • Présentation

    Après le succès de ses deux pré­cé­dents romans, Guillaume Musso a désor­mais sa place parmi les jeunes auteurs fran­çais qui comp­tent.

    On s’est tous posé au moins une fois la ques­tion : si on nous don­nait la chance de reve­nir en arrière, que chan­ge­rions-nous à notre vie ? Si c’était à refaire, quelle dou­leur, quel remords, quel regret choi­si­rions-nous d’effa­cer ?

    Elliott a réussi sa vie pro­fes­sion­nelle. Il a soixante ans, il vit à San Francisco où il est un chi­rur­gien réputé et sa vie privée est illu­mi­née par sa fille Angie. Une seule ombre au tableau : Ilena, le grand amour de sa vie, est morte trente ans aupa­ra­vant.

    Un jour, par une étrange cir­cons­tance, l’occa­sion lui est donnée de reve­nir en arrière et de ren­contrer le jeune homme qu’il était, trente ans aupa­ra­vant.

    À cette époque, Elliott est alors un jeune méde­cin fou­gueux, engagé et plein d’ambi­tions. A San Francisco, les années 70 bat­tent leur plein et c’est là qu’il ren­contre Ilena.

    Dès lors, un étrange face à face s’ins­taure entre les deux Elliott, un huis clos à la fois tendre et intense qui cons­ti­tue le tour de force de ce roman et où l’on retrouve le « style Musso », ce mélange de sus­pense et de jus­tesse des sen­ti­ments.

    www.guillau­me­musso.com

  • Extrait

    Aéroport de Miami
    Septembre 1976
    Elliott a 30 ans.

    C’est un dimanche après-midi de septembre, sous le ciel de Floride…

    Au volant d’une Thunderbird décapotable, une jeune femme remonte la voie menant au terminal. Cheveux au vent, elle roule à bonne allure, dépassant plusieurs voitures avant de faire une courte halte devant le hall des départs. Le temps pour elle d’y déposer l’homme installé sur le siège passager. Celui-ci récupère son sac dans le coffre puis se penche à la fenêtre pour envoyer un baiser à sa conductrice. Un claquement de portière et le voilà qui pénètre dans le bâtiment de verre et d’acier.
    Lui, c’est Elliott Cooper. Il a un physique avenant et une allure élancée. Il est médecin à San Francisco, mais son blouson en cuir et ses cheveux indisciplinés lui donnent un air d’adolescent.
    Machinalement, il se dirige vers le comptoir d’enregistrement pour y récupérer sa carte d’embarquement : Miami/San Francisco.
    – Je parie que je te manque déjà…
    Surpris par cette voix familière, Elliott se retourne dans un sursaut.
    Celle qui lui fait face lui lance un regard d’émeraude, mélange de défi et de fragilité. Elle porte un jean taille basse, une veste cintrée en daim ornée de l’insigne peace and love et un tee-shirt aux couleurs du Brésil, son pays d’origine.
    – C’était quand, déjà, la dernière fois que je t’ai embrassée ? demande-t-il en posant sa main à la naissance de son cou.
    – Au moins une bonne minute.
    – Une éternité…
    Il la serre contre lui et l’enlace.
    Elle, c’est Ilena, la femme de sa vie. Il la connaît depuis dix ans et lui doit tout ce qu’il y a de meilleur en lui : son métier de médecin, son ouverture aux autres et une certaine exigence dans la façon de mener son existence…
    Il s’étonne qu’elle soit revenue, car ils ont toujours été d’accord pour s’éviter les longues scènes d’adieux, bien conscients que ces quelques minutes supplémentaires se paieront au final par plus de souffrance que de réconfort.
    C’est que leur histoire est compliquée. Elle habite en Floride, lui à San Francisco.
    Leur amour longue distance se vit sur le mode du décalage horaire, rythmé par les quatre fuseaux horaires et les quatre mille kilomètres qui séparent la côte Est de la côte Ouest.
    Bien sûr, après toutes ces années, ils auraient pu choisir de s’installer ensemble. Mais ils ne l’ont pas fait. Parce qu’ils se méfient de l’usure du temps. Parce que le quotidien, en échange d’une vie plus paisible, les priverait de ces emballements du cœur qu’ils éprouvent à chacune de leurs retrouvailles et qui constituent leur oxygène.
    Et puis, chacun s’est construit sa vie dans son environnement professionnel. L’un tourné vers le Pacifique, l’autre vers l’Atlantique. Après d’interminables études de médecine, Elliott vient d’obtenir un poste de chirurgien dans un hôpital de San Francisco. Quant à Ilena, elle s’occupe de ses dauphins et de ses orques à l’Ocean World d’Orlando, le plus grand parc marin du monde où elle officie en tant que vétérinaire. Depuis quelques mois, elle consacre aussi beaucoup de temps à une organisation qui commence à faire parler d’elle : Greenpeace. Fondée quatre ans plus tôt par un groupe de militants pacifistes et écologistes, la ligue des « combattants de l’arc-en-ciel » s’est fait connaître grâce à sa lutte contre les essais nucléaires. Mais c’est surtout pour participer à leur campagne contre le massacre des baleines et des phoques qu’Ilena vient de les rejoindre.
    Chacun a donc une vie bien remplie. Pas vraiment le temps de s’ennuyer. N’empêche… chaque nouvelle séparation est plus intolérable que la précédente.
    « Embarquement immédiat pour tous les passagers du vol 711 à destination de San Francisco, porte numéro 18… ».
    – C’est ton avion ? demande-t-elle en desserrant son étreinte.
    Il approuve de la tête puis, comme il la connaît bien :
    – Tu voulais me dire quelque chose avant que je parte ?
    – Oui. Je t’accompagne jusqu’à la zone d’embarquement, dit-elle en lui prenant la main.
    Et, tout en marchant à ses côtés, elle se lance dans une tirade avec cette pointe d’accent sud-américain qui le fait craquer.
    — Je sais bien que le monde court à la catastrophe, Elliott : la guerre froide, la menace communiste, la course aux armements nucléaires …
    Chaque fois qu’ils se séparent, il la regarde comme s’il la voyait pour la dernière fois. Elle est belle comme une flamme.
    — …l’épuisement des ressources naturelles, sans parler de la pollution, de la destruction des forêts tropicales ou de …
    — Ilena ?
    — Oui ?
    — Où veux-tu en venir, au juste ?
    — J’aimerais que l’on fasse un enfant, Elliott...
    — Là, tout de suite, à l’aéroport ? Devant tout le monde ?
    C’est tout ce qu’il a trouvé à répondre. Une pointe d’humour pour masquer sa surprise. Mais Ilena n’a pas envie de rire.
    — Je ne plaisante pas Elliott, répond-elle, déçue par sa réaction. Je te conseille même d’y réfléchir sérieusement, suggère-t-elle avant de lâcher sa main et de se diriger vers la sortie.
    — Attends ! crie-t-il pour la retenir.
    « Ceci est le tout dernier appel pour M. Elliott Cooper, passager du vol 711 à destination de… »
    — Et merde ! lâche-t-il en empruntant, résigné, l’escalier roulant qui mène à la zone d’embarquement.
    Il est presque arrivé en haut qu’il se retourne pour lui faire un dernier signe.
    Un soleil de septembre inonde le hall des départs.
    Elliott agite sa main.
    Mais Ilena ne lui répond pas.


    La nuit était tombée lorsque l’avion se posa à San Francisco. Le vol avait duré six heures et il était plus de 21 heures en Californie.
    Elliott s’apprêtait à sortir du terminal et à prendre un taxi lorsqu’il se ravisa. Il mourrait de faim. Déstabilisé par les propos d’Ilena, il n’avait pas touché au plateau-repas servi dans l’avion et il savait que son frigo était vide. Au deuxième étage, il repéra une brasserie, le Golden Gate Café, où il était déjà venu avec Matt, son meilleur ami qui l’accompagnait quelquefois sur la côte Est. Il s’installa au comptoir et commanda une salade, deux bagels et un verre de Chardonnay. Fatigué par le jet lag, il se frotta longuement les yeux avant de demander des jetons pour utiliser la cabine téléphonique installée au fond de la salle. Il composa le numéro d’Ilena mais personne ne répondit. A cause du décalage horaire, il était déjà plus de minuit en Floride. Ilena était sûrement chez elle mais elle ne tenait visiblement pas à lui parler.
    C’était à prévoir…
    Pourtant, Elliott ne regrettait pas sa réaction face à la demande d’Ilena. La vérité, c’est qu’il ne voulait pas d’enfant.
    Voilà.
    Ce n’était pas un problème de sentiments : il adorait Ilena et il avait de l’amour à revendre. Mais l’amour ne suffisait pas. Car en ce milieu des années 70, l’humanité ne lui paraissait pas vraiment aller dans la bonne direction et, pour tout dire, il ne tenait pas à endosser la responsabilité de mettre un enfant au monde.
    Un discours qu’Ilena ne voulait pas entendre.
    De retour au comptoir, il termina son repas puis commanda un café. Il était nerveux et fit craquer ses doigts presque sans le vouloir. Dans la poche de sa veste, il sentit son paquet de cigarettes qui lui faisait du pied et il ne résista pas à l’envie d’en griller une.
    Il savait qu’il devait arrêter de fumer. Autour de lui, on parlait de plus en plus de la nocivité du tabac. Depuis une quinzaine d’années des études épidémiologiques avaient montré la dépendance engendrée par la nicotine et, en tant que chirurgien, Elliott savait parfaitement que les risques de cancer du poumon étaient plus élevés chez les fumeurs, tout comme les risques d’accidents cardio-vasculaires. Mais comme beaucoup de médecins, il s’occupait davantage de la santé des autres que de la sienne. Il faut dire qu’il vivait à une époque où il était encore normal de fumer dans un restaurant ou dans un avion. A une époque où la cigarette était encore synonyme de glamour et de liberté culturelle et sociale.
    J’arrêterai bientôt, pensa-t-il en recrachant une volute de fumée, mais pas ce soir… Il se sentait trop déprimé pour un tel effort.
    L’air désoeuvré, il laissa errer son regard à travers la paroi de verre et c’est là qu’il le vit pour la première fois : un homme vêtu bizarrement d’un pyjama bleu ciel qui semblait l’observer de l’autre côté de la vitre. Il plissa les yeux pour mieux le détailler. L’homme avait la soixantaine, une allure encore sportive et une courte barbe à peine grisonnante qui le faisait ressembler à un Sean Connery vieillissant. Elliott fronça les sourcils. Que faisait ce type, pieds nus et en pyjama, à une heure aussi tardive, au milieu de l’aéroport ?
    Le jeune médecin n’aurait pas dû s’en soucier, mais une force inconnue le fit quitter son siège et sortir de la brasserie. L’homme semblait déboussolé, comme débarqué de nulle part. Plus Elliott avançait vers lui plus il se sentait gagné par une impression de malaise qu’il n’osait pas s’avouer. Qui était cet homme ? Peut-être un patient enfui d’un hôpital ou d’une institution… Dans ce cas, en temps que médecin, n’avait-il pas le devoir de l’aider ?
    Lorsqu’il fut à moins de trois mètres, il comprit enfin ce qui l’avait tant troublé : cet homme lui rappelait étrangement son père, mort cinq ans plus tôt d’un cancer du pancréas.
    Déconcerté, il se rapprocha encore. De près, la ressemblance était vraiment frappante : même forme de visage, même fossette sur la joue dont il avait hérité lui aussi...
    Et si c’était lui…
    Non, il fallait qu’il se ressaisisse ! Son père était mort et bien mort. Il avait assisté à la mise en bière et à la crémation.
    — Je peux vous aider, Monsieur ?
    L’homme recula de quelques pas. Il semblait aussi troublé que lui et dégageait une impression contrastée de force et de dénuement.
    — Je peux vous aider ? répéta-t-il.
    L’autre se contenta de murmurer :
    — Elliott…
    Comment connaissait-il son nom ? Et cette voix…
    Dire que son père et lui n’avaient jamais été proches relevait de l’euphémisme. Mais à présent qu’il était mort, Elliott regrettait parfois de ne pas avoir fait davantage d’efforts dans le passé pour essayer de mieux le comprendre.
    Hébété et bien conscient de l’absurdité de sa question, Elliott ne put s’empêcher de demander, la voix étranglée par l’émotion :
    — Papa ?
    — Non, Elliott, je ne suis pas ton père.
    Bizarrement, cette réponse rationnelle ne le rassura pas le moins du monde, comme si un pressentiment lui avait soufflé que le plus étonnant restait encore à venir.
    — Alors, qui êtes-vous ?
    L’homme posa la main sur son épaule. Une lueur familière brilla dans ses yeux, et il sembla hésiter quelques secondes avant de répondre :
    — Je suis toi, Elliott...
    Le médecin recula d’un pas puis se figea comme foudroyé ; l’homme termina sa phrase :
    — …je suis toi, dans trente ans.

  • Interview de l’auteur

    Guillaume Musso
    À PROPOS DE
    SERAS-TU LÀ ?

    Après le formidable succès de vos romans, en grand format et en édition de poche, on dit que vous êtes un auteur « populaire ». Vous reconnaissez-vous dans cette qualification ?
    Guillaume Musso : Pour moi, rien n’est plus gratifiant que de voir des gens lire mes romans dans le métro ou dans le bus. La littérature populaire - celle de Marcel Pagnol, d’Agatha Christie, de Barjavel et de Stephen King… – est celle qui, enfant, m’a donné le goût de la lecture. C’est celle des raconteurs d’histoires et du plaisir de lire. Je n’ai donc aucun complexe à être un auteur « populaire », et j’en tire plutôt une grande fierté… A chaque fois que je rencontre le public lors des séances de dédicaces, je suis surpris par sa diversité : des lecteurs de tous les âges et de tous les sexes, mais plus particulièrement un lectorat de jeunes adultes et d’adolescents. C’est peut-être ce qui m’a le plus étonné : parvenir à toucher une génération réputée préférer les jeux vidéos et les BD à la lecture.

    A travers vos trois romans on reconnaît maintenant le « style Musso », fait de suspense et d’émotion. Comment bâtissez-vous vos histoires ?
    G. M. : Je cherche toujours à écrire des livres que j’apprécierais en tant que lecteur. J’aime être happé par une histoire au point de ne plus pouvoir poser le livre que je suis en train de lire. Aussi, lorsque je construis mes histoires, je suis très attentif aux rebondissements et à la montée du suspense. J’aime que chaque page en appelle une autre et que chaque fin de chapitre donne envie de lire le suivant. Je cherche à être inventif, à mettre en place un découpage quasi cinématographique de mon histoire, sans pour autant sacrifier la profondeur de mes personnages. Je travaille beaucoup sur leur « biographie ». J’ai besoin de les connaître parfaitement pour rentrer en empathie avec eux et pour qu’au cours du processus d’écriture se produise cette alchimie mystérieuse qui va faire naître l’émotion. Au bout du compte, c’est cela qui m’intéresse vraiment : le petit frisson que ressentira le lecteur lorsqu’il aura tourné la dernière page. C’est ma définition de la littérature « chair de poule »…

    Pouvez-vous nous présenter ce nouveau roman, Seras-tu là ?
    G. M. : Je suis parti d’une interrogation très simple : Si on nous donnait la chance de revenir en arrière, que changerions-nous dans notre vie ? C’est en tout cas la question à laquelle est confronté Elliott, un jeune médecin idéaliste, lorsqu’un vieil homme débarque dans sa vie en prétendant être lui, dans trente ans ! Ce double plus âgé affirme connaître son avenir. A la lumière de ce que sera son futur, Elliott se met alors en tête de changer son destin... Ce qui m’a intéressé, c’est de mettre en scène un face-à-face entre un homme et lui-même, à deux âges de sa vie. L’un a l’expérience, l’autre a la jeunesse, l’un a le savoir, l’autre le savoir-faire, l’un veut sauver sa fille, l’autre veut sauver la femme qu’il aime... C’est de cette confrontation que vont naître l’unité et la vérité de cet homme.

    Pour organiser ce « face-à-face » à trente ans de distance, vous abordez le thème du voyage dans le temps. D’où vous est venue cette idée ?
    G. M. : Depuis tout petit, je suis fasciné par les histoires de voyage dans le temps. De H.G. Wells à Retour vers le Futur, c’est un argument classique de la littérature et du cinéma qui permet d’aborder de façon ludique l’idée plus grave de l’irréversibilité du passage du temps. Le surnaturel me permet ici de traiter le thème de la deuxième chance et d’ouvrir une réflexion sur la responsabilité de nos choix, les aléas du destin et l’opportunité d’en modifier la trajectoire. Pour beaucoup de philosophes, le passé et le futur sont en effet les deux plaies qui minent notre vie quotidienne. Nous sommes constamment tiraillés par, d’un côté, la nostalgie et les regrets liés au passé et, de l’autre, l’espérance et les projets liés au futur. Le risque étant bien entendu de passer à côté de la seule « vraie » vie : celle du moment présent.

    Comment avez-vous travaillé pour écrire Seras-tu là ?
    G. M. : Le livre se passe en partie à San Francisco, il était donc important que j’aille sur place m’imprégner de l’atmosphère californienne. Tout comme New York, San Francisco est une ville bien particulière, plus proche des cités européennes que des villes américaines. L’endroit fut un haut lieu de la contre-culture dans les années 60 et garde encore aujourd’hui une certaine tolérance et une vraie douceur de vivre qu’on ne retrouve pas ailleurs. Pas étonnant que les Américains l’aient surnommée « everybody’s favourite city »…
    D’autre part, une grande partie du roman se passe dans les années 70, ce qui a nécessité un vrai travail de documentation. Je suis né en 1974. Les années 70 sont celles où mes parents avaient trente ans. J’ai donc commencé par ressortir tous leurs vieux albums photos ! Puis je me suis pris au jeu et je me suis immergé dans cette époque, compulsant des dizaines d’ouvrages, visionnant tous les films importants de la période et dévalisant les rayons des disquaires pour me procurer les CD des musiciens qui tenaient le haut du pavé dans ces années-là : Hendrix, Clapton, Springsteen… J’ai beaucoup appris sur cette époque passionnante, trait d’union entre l’idéalisme des années hippies et le cynisme des années 80.

    Quelles sont vos admirations littéraires et artistiques ?
    G. M. : Du côté des classiques, j’aime des livres plus que des auteurs : Belle du Seigneur d’Albert Cohen, Le Hussard sur le toit, de Jean Giono, La Tache, de Philip Roth… Quant aux auteurs qui m’ont influencé : ceux de thrillers américains (Ludlum, Follet, Grisham…) pour leur efficacité, Stephen King pour son habileté à faire surgir le surnaturel dans le quotidien, et chez les auteurs français Pagnol et Barjavel, des auteurs populaires que la critique n’a pas toujours reconnus à leur juste valeur.
    Mon autre source principale d’inspiration est le cinéma. Je fais partie de la génération magnétoscope : celle qui a découvert les films non pas dans les ciné-clubs mais directement sur le petit écran avec, pour conséquence, la possibilité de passer et repasser la même scène, autrement dit, la possibilité de « déconstruire » le film et d’en assimiler plus facilement les fondations et les techniques. Je suis certain que cela a eu une influence sur ma façon d’écrire.
    Autre source d’inspiration majeure : les séries télévisées anglo-saxonnes de qualité : Six Feet Under, LOST, Les Sopranos, MI5, 24 heures chrono… C’est là que se trouvent aujourd’hui les narrations les plus innovantes, les sujets les moins formatés et les auteurs les plus inspirés.
    En fait, la fiction, sous toutes ses formes, joue un rôle important dans ma vie. Elle nourrit mon imaginaire de romancier, bien sûr, mais est aussi une source de plaisir et de protection contre la « vraie vie » qui peut parfois paraître désespérante, mais qu’il faut bien se « coltiner » néanmoins… Anaïs Nin a bien résumé ce sentiment en expliquant : « Je crois que l’on écrit pour créer un monde dans lequel on puisse vivre. »

    Si, comme le héros de votre roman, il vous était possible de vous rencontrer vous-même avec trente ans de plus, quel homme voudriez-vous découvrir ?
    G. M. : Le simple fait de savoir que je serais encore vivant dans trente ans serait déjà une satisfaction ! Si en plus cet homme pouvait avoir été utile à ceux qui l’entourent, ce n’en serait que mieux.

  • Critiques Presse

    « Guillaume Musso a surgi, il y a trois ans, tel un boulet de canon dans le paysage littéraire. (...) Seras-tu là ? marie les contraires : offrir une littérature de divertissement et faire réfléchir sur la notion de temps et les choix de vie. » Le Parisien, Pierre Vavasseur

    « Un cocktail explosif de suspense et d’imagination. (...) Guillaume Musso nous balade avec une belle dextérité dans ce "retour vers le futur" du coeur. Il faut se l’avouer, on se relève la nuit pour dévorer la fin, non sans s’interroger à son tour : "Et si c’était à refaire..." » ELLE, Edouard Dutour

    « Ce face-à-face plein de tendresse ne manque pas de charme. Non seulement Musso a le bon goût de rester sobre dans le style, mais il a l’art de construire son récit sentimental à la manière efficace des auteurs de polars. » L’EXPRESS, Anne Berthod

    « Amours, amitié, suspense... Ficelé comme un bon scénario (...), ce roman sympa et dépaysant caracole déjà en tête des meilleures ventes. » GALA

    « De l’amour, du suspense et ce petit plus qui fait la différence, la pincée d’épices qui donne sa saveur particulière au roman de Guillaume Musso : l’irruption du surnaturel. Guillaume Musso mène son intrigue dans les arcanes du temps avec culot et sensibilité. Vous serez très nombreux à le lire, j’en prends tous les paris. » RTL, Laissez-vous tenter, Bernard Lehut

    « Seras-tu là ? est un retour vers le futur, version sentimentale. Le récit est mené par une écriture simple et un sens de l’imagination fantastique. » Le Figaro Littéraire, Mohammed Aïssaoui

    « Avec des mots simples, mais tellement justes, l’auteur bâtit un rêve dans lequel le lecteur se sent bien. L’histoire s’installe. Inutile d’essayer de la quitter. On a beau faire, elle nous tient. » Carrefour Savoirs

    « Comme avec un Grisham, un Coben ou un Cook, impossible de lâcher Seras-tu là ? avant la dernière ligne ; c’est du grand art. » Enjoy, Yves Denis

    « C’est un livre prenant, à l’écriture fluide (...). Avec beaucoup d’humour Guillaume Musso nous emmène dans ses possibilités et ses peurs, qui ne sont, pour finir, pas loin des nôtres ! » Nord Eclair, Fadette Drouard

    « Guillaume Musso, (…) est présenté comme le plus jeune auteur français vendu dans le monde entier.(…) Eh bien vous savez quoi ? On marche à fond dans son histoire. La crédibilité soignée, le style impeccable et les dialogues rehaussés d’une touche d’humour subliment l’efficacité de son récit. C’est suffisamment rare pour être souligné : enfin un roman français qui scotche le lecteur. Et ça fait du bien ! Encore un beau succès en perspective. » Parutions.com, Agnès Abécassis

    « Guillaume Musso est un maître du genre des Dan Brown, Harlan Coben et consorts : un vrai "page turner king". » Lire est un plaisir, Brice Depasse Lire la chronique

  • Avis des lecteurs ( 70 avis )

    Donnez votre avis sur cet ouvrage

    • MlleAlex38
      15 juin 2013 13:33

      Un livre magnifique , le 1er que je lis de Musso ... J ’adore ce mélange , d’amour d’intrigue , de choses iréels, je le conseille pour tout lecteur et à tout âge , j’en ai bien que 17 et j’ai adoré, je suis contente qu’un autre auteur que Marc LEVY , fasse des livres un peu dans le même esprit... Car j’en trouvrais peu à mon goût.
      J’en attend 2 autres de musso : " Et apres " et " Sauve moi" , j’espère qu’ils seront aussi bien que le 1er qui à été pour moi un véritable coup de coeur !
      Félicitation à Musso

    • Stéphanie
      7 mars 2013 09:12

      mon préféré, je crois bien..un auteur qui sait nous tenir en haleine, original et à la portée de tous. je lis ses livres en quelques jours, dès que mon emploi du temps me le permet. Merci à mon amie d’enfance de me l’avoir recommandé.

    • Rébecca
      27 mai 2011 12:08

      J’ai 18 ans et depuis que j’ai découvert Et après... en 2004, j’attends vos livres avec toujours plus d’impatience. Mon préféré reste néammoins Seras-tu là ? qui m’a le plus touché. Vos livres et vos personnages m’ont transporté à chaque histoire si bien que malgré plusieurs lectures, à chaque fois que je les relis je ressens toujours la même émotion. J’attends avec impatience de pouvoir m’acheter L’appel de l’ange que je meurs d’envie de découvrir. Un grand merci !

    • Isabelle
      10 mai 2009 17:58

      Ce roman est celui que je préfère. Car le personnage d’Elliot est extrèmement touchant, mais comment choisir, le choix est Cornélien, entre l’amour de sa vie et son enfant ? Qui peut le faire ?
      Rien ni personne ne remplaçe un enfant.
      Merci du fond du coeur pour cette histoire merveilleuse.

    • Elodie C
      9 mai 2009 15:29

      Je l’ai lu et relu.
      Musso est devenu un des grands auteurs de notre siècle avec son premier livre "Et après", mais je dois dire, que Musso nous fait remonter merveilleusement bien dans le temps.
      Il est vraiment doué pour cela.

      Je ne me lasse pas de lire et de le relire encore et encore.

    • Laurane52
      18 janvier 2009 21:14

      L’un des rares moments de pure réfléxion sur l’excistance et sa signification !!!J’ai 15 ans et la merveilleuse aventure MUSSO a débutée pour ma part l’année passée avec "Parceque je t’aime"( superbe cadeau d’anniversaire ;P). J’ai adorée ces 5 oeuvres mais avoue avoir un petit faible pour "Seras-tu là ?" qui ma accompagné durant un voyage en Espagne. Dans un moment où nombres de mes camarades adolescents se cherchent en vain , MUSSO m’a trouvé et à su éclairer ma vie !Desormais ma destinée est tracée telle ses romans dans mon coeur<3 et le moindre de mes gestes est rythmés aux phrases de ce merveilleu auteur.Je pense les relire tous en commencant par "seras-tu là ?".

      Merci de nous faire rêver Guillaume =D

    • Angèle
      12 janvier 2009 18:50

      Je trouve ce roman vraiment facile à lire. Le genre de livre qui attire vraiment. On passe sa journée à penser au moment où on pourra continuer sa lecture.Une fois commencé on ne s’arrête plus !! Ce livre au départ je n’étais pas sûre de le lire et une fois dedans impossible de ne pas continuer ! Du coup j’en ai acheté un deuxième : "parce que je t’aime" j’espère qu’il sera aussi bien.

    • Emmanuel
      16 août 2008 21:17

      je suis en train de lire ce roman.
      Il me parait pas trop mal du tout.
      Une bonne ecriture.
      Je m apprete a acheter les autres auvres de Guillaume Musso.
      mes auteurs preferez actuellement sont Maxime chattam
      Harlen Coben
      et bien d autre.
      Guillaume Musso fait partis des auteurs qui pour moi on une ecriture tres prenante.
      Merci a cet auteur de nous entrainer ds ses histoires

    • ewinath
      30 juin 2008 16:35

      je viens de terminer"parce que je t’aime",je ne me destinais pas a lire ce genre de roman.J’aime m’évader dans le monde des elfes,des sorciers et des magiciens,une amie m’a confié ce roman en me disant "essaye"...voila c’est fait !!!bravo,vous avez su me convertir.A la fin du roman,vous remerciez vos lecteurs et lectrices....pourquoi !!!C’est plutôt a nous de vous remerciez..non !!!Amicalement

    • Emma78160
      30 avril 2008 19:24

      C’est mon roman préféré des 5 ! On me l’a offert à mon anniversaire, je ne connaissais pas du tout, et je me suis retrouvée à m’enfiler "Et après" et "Sauve moi" dans la foulée !
      C’est vrai, que ferions nous si on donnait cette possibilité...?
      Magnifique, tout simplement.

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Si je reste
de Gayle Forman
bientôt au cinéma !

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