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Et si on pouvait tout recommencer…

Lorsque Luke, son mari, meurt subitement, Kate a cinquante ans et s’enfonce dans la dépression. Un matin, elle se réveille : elle a dix-huit ans et se souvient de tout. Sa semaine d’intégration à l’université. Son coup de foudre en 1992.

Elle retrouve Luke, l’étudiant qu’elle a connu. Kate sait comment il est mort et qu’il est déjà malade. S’ils tombent à nouveau amoureux, réussira-t-elle à le sauver ? À une condition : pouvoir tout rejouer à l’identique !

Une comédie tendre et bouleversante.

« Un mélange de roman d’aventures, d’amour, de comédie et de réflexion sur le deuil… » Sunday Times

« Une incroyable et déchirante histoire… Réfléchie et terriblement drôle ! » Metro

Interview de l’auteur

Vous êtes acteur, humoriste et désormais écrivain. Que représente pour vous ce nouveau terrain d’expression ?

Cette nouvelle forme d’expression est formidable ! À la différence de l’écriture pour la télévision, le roman me permet en effet de mieux maîtriser mon univers créatif. Quand j’écris une scène de roman je peux placer la caméra là où je veux, je peux décider du décor de la pièce, du physique des personnages, de leurs attitudes et comportements, de leur façon de s’exprimer… C’est comme si tous les choix à faire pour un plateau télé m’appartenaient. C’est un rêve d’égocentrique ! Mais écrire un roman est d’abord une nouvelle façon de divertir un public : je prépare tout en amont avec minutie et ainsi, lorsque le rideau se lève, je suis certain que mon public va passer un agréable moment.

Et si on pouvait tout recommencer… est une histoire bouleversante racontée sans pathos, avec humour parfois. Comment en avez-vous eu l’idée ?

J’ai toujours été convaincu qu’on pouvait aborder des sujets sérieux à grâce à l’humour. Souvent, un trait d’humour nous donne accès à des émotions qui, avec une approche plus sérieuse, resteraient inaccessibles. Notre héroïne, Kate, est en plein deuil quand on la rencontre, mais cette souffrance ne change en rien sa façon de communiquer avec les autres, elle garde la même autodérision et le même humour caustique. L’idée du roman m’est venue d’un coup, lorsque j’attendais de tourner une scène pour une série. « Une veuve, la quarantaine, voyage dans le temps, en 1992, et se retrouve lors de sa première semaine à l’université, quand elle rencontre son futur mari décédé, qui n’était alors encore qu’un étudiant au caractère pénible. » Mais l’histoire est vraiment celle du deuil auquel Kate est confrontée. Elle se retrouve coincée dans le passé et pense de façon obsessionnelle à la perte de Luke. Pour pouvoir accepter que le présent a encore des choses à lui offrir, la seule solution pour elle est de retourner, littéralement, dans le passé. Le véritable ressort de l’histoire est le cheminement de Kate vers l’acceptation du passé et sa connexion au présent. C’est ce que nous appelons le processus de deuil. Mais dans son cas précis, l’humour devient un allié.

Dans la vraie vie, pensez-vous qu’on peut tout recommencer ? Rejouer le match de sa vie à l’identique ?

Je pense que nous avons tous rêvé un jour de rejouer le la match de notre vie. « Que changerais-je dans mes choix passés si je savais tout ce que je sais maintenant ? » Mais comme le raconte l’histoire, ce fantasme comporte son lot de problèmes. Car on ne peut pas feindre l’innocence. Savoir des choses que nous ne savions pas à l’époque, nous rend différent de celui qu’on a été, nos besoins et nos priorités ne sont plus les mêmes. Physiquement, Kate a de nouveau 18 ans, mais elle a gardé l’esprit d’une femme de 46 ans. Elle se retrouve entourée par les versions jeunes de ses amis. Et, bien évidemment, il y a Luke, qui n’est pas l’homme qu’elle a perdu mais le garçon qu’elle a rencontré pour la première fois.

Vous sentez-vous le plus proche de Luke ou de Kate ?

Je dois avouer que je le me sens plus proche de Kate. J’éprouve à son égard des sentiments paternels. Certaines des petites manies de Luke m’ont été inspirées par d’anciens camarades, je peux moi aussi être bête mais je n’étais pas un menteur. Kate se rappelle que Luke avait pour habitude de faire croire que l’orthographe de son prénom était « Luc », car il prétendait être sympa et français.

Vous avez publié un texte autobiographique, How not to be a boy, dans lequel vous critiquez les stéréotypes de genre imposés aux enfants. Ce thème est également présent dans Et si on pouvait tout recommencer… Est-ce à dire qu’il vous tient particulièrement à cœur ? 

Mon précédent livre avait pour sujet les exigences traditionnelles de masculinité, que je trouvais très lourdes à assumer pour un garçon. Les garçons étaient censés aimer le football, préférer les maths à la littérature, ou la compagnie de leur père à celle de leur mère. On attendait d’eux qu’ils soient insolents, turbulents et extravertis. Et moi je n’arrivais à répondre à aucune de ces attentes. J’étais maigrichon, timide, et j’avais peur de me faire piquer par les orties ou les guêpes. À chaque fois que je devais attraper un ballon je tombais par terre. En termes de stéréotypes de genre imposés aux garçons, j’étais un désastre. Je pense qu’une partie de ce conditionnement du genre, surtout le tabou autour de l’expression des émotions et un comportement déformé dans les rapports avec les filles, a eu des conséquences importantes sur les hommes que nous sommes devenus. Je ne m’attarde pas sur ces sujets dans Et si on pouvait tout recommencer…, mais il est vrai que Kate – par sa passion pour les compétitions de karaté et son intérêt dès le plus jeune âge pour les voitures – est dans le rejet d’une certaine vision de la « féminité ».

Quelles sont vos sources d’inspirations ? Les livres ou les films qui vont ont marqués ?

Et si on pouvait tout recommencer…  est à la croisée des chemins entre Un jour sans fin et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, deux films que j’aime beaucoup. Ce n’est pas vraiment à moi de dire qui a influencé mon écriture, mais lorsque j’étais adolescent j’étais un grand admirateur de Douglas Adams et Jane Austen. Peut-être que chacun des deux ont laissé leur empreinte sur mon travail d’écrivain. Je l’espère en tout cas.

Une adaptation à l’écran de votre livre est-elle déjà prévue ?

Il y a une adaptation en cours pour la télévision. Je pense que ce format nous donnera plus d’espace pour développer la partie centrale du roman, celle située en 1992, et s’amuser encore plus. J’ai voulu que quelqu’un d’autre réalise cette adaptation − c’est une excellente occasion pour un autre talent d’apporter un regard neuf sur l’histoire que j’ai racontée dans Et si on pouvait tout recommencer….

Avez-vous d’autres projets d’écriture romanesque ?

Oui, j’ai d’autres idées de romans, mais qui sont encore trop vagues pour que je puisse en parler.

Les lecteurs français s’apprêtent à faire votre connaissance. Et si vous nous disiez un mot de la France et des Français…

J’ai des liens très forts avec la France, et surtout de merveilleux souvenirs de vacances. Un peu avant la trentaine, avec des amis nous avions loué une villa, quelque part en Dordogne je pense, et nous avons passé une semaine à boire de l’excellent vin autour d’une piscine et à manger des plats délicieux au restaurant du coin. J’adore aussi Paris et je suis impatient d’y retourner.

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